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 les saignements pendant la grossesse

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VeroV
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MessageSujet: les saignements pendant la grossesse   Jeu 07 Aoû 2008, 15:43

Saignements pendant la grossesse : il faut consulter !

Etre enceinte, c'est toujours un grand bonheur ! Et aussi beaucoup d'angoisses ! Les saignements en cours de grossesse font très peur aux femmes, 25 % d'entre elles devront les affronter au cours des premières semaines de la grossesse. Est-ce toujours grave ? Comment agir ? Pour répondre à ces questions, Doctissimo a rencontré le Docteur Noëlle Thaler, gynécologue obstétrique à l'hôpital de Longjumeau. Elle nous dévoile les causes possibles de ces troubles.


Doctissimo : Les saignements en cours de grossesse effraient les femmes enceintes. Quelles peuvent en être les causes ?

Dr Thaler : Les saignements provoquent une véritable angoisse, surtout quand il s'agit d'une première grossesse… et c'est tant mieux ! Ils peuvent être le signe de problèmes très graves. Cette peur qu'ils provoquent est souvent salvatrice puisqu'elle pousse les femmes à en parler à leur spécialiste.

Heureusement, il existe une foule de causes bénignes à l'origine des pertes de sang. Par exemple, pendant toute la grossesse, le col est fragilisé. Il peut saigner, après des rapports sexuels par exemple.

Au cours des deux premiers mois, il arrive également que des saignements surviennent aux dates anniversaire des règles. Ce phénomène est assez rare, et n'est pas dangereux : il ne s'agit pas véritablement de règles.

Outre ces exemples, certains problèmes sont caractéristiques du début de la grossesse et d'autres plutôt des derniers mois, c'est pour cela que l'on parle de saignements du premier et du dernier trimestre.

Doctissimo : On ne saigne donc pas pour les mêmes raisons en début et en fin de grossesse ?

Dr Thaler : Exactement ! Durant les premiers mois, le médecin devra d'abord s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une fausse couche ni d'une grossesse extra-utérine.

Le placenta peut aussi se décoller légèrement et provoquer une perte de sang, mais cela ne remet généralement pas en cause le déroulement de la grossesse.

Exceptionnellement, les saignements peuvent être causés par une "grossesse molaire". Il s'agit d'une multiplication anarchique des cellules du placenta qui doit être traitée rapidement par le médecin sous peine de graves complications. Elle est relativement rare dans les pays développés (1/2 000 grossesses).

A un stade avancé de sa grossesse (autour du troisième trimestre), on distingue deux suspects principaux :

Le placenta bas inséré et l'Hématome Rétro-Placentaire (HRP). Si le placenta est inséré trop bas (près du col), des contractions, même faibles peuvent entraîner une perte de sang. Cette situation ne devient préoccupante que si à la fin du septième mois le placenta reste à cette place, on parle de placenta praevia. L'accouchement par les voies naturelles est alors compromis car le placenta risque de gêner le passage du bébé et pourrait provoquer une hémorragie très dangereuse pour la mère. La césarienne s'avère le plus souvent être la seule solution.
L'HRP correspond à un hématome entre la paroi utérine et le placenta. Il est aussi grave qu'il est difficile à diagnostiquer et relève de l'urgence médicale. Le bébé et la mère sont en danger, il faut pratiquer une césarienne très rapidement si l'avancement de la grossesse le permet.
Doctissimo : Comment réagir en cas de saignements ?

Dr Thaler : Tout d'abord, il faut consulter ! Il faut aussi prendre soin de relever l'aspect, la couleur des pertes de sang et le contexte au cours duquel elles ont commencé. Si la cause du saignement n'est pas grave, il faut le considérer comme un avertissement, et privilégier un repos salutaire. Pour les pathologies plus inquiétantes dont nous avons parlé, il y a deux cas de figure. Soit il s'agit d'une fausse couche ou d'une grossesse extra-utérine, alors le médecin est relativement impuissant quant à la survie de l'embryon, soit le foetus est suffisamment âgé pour que l'on envisage une césarienne.

Dans les cas de placenta bas inséré, la grossesse sera surveillée. Mais dans plus de 90 % des cas, le placenta migre en position normale avant le terme. Toutefois, s'il s'agit d'un placenta praevia, il peut justifier une hospitalisation prolongée qui conduira à une naissance par césarienne, le risque d'hémorragie étant trop important.

Doctissimo : Quels examens peuvent confirmer ces diagnostics ?

Dr Thaler : Si la grossesse est peu avancée, on procède systématiquement à un dosage hormonal des béta hCG. Les béta hCG sont des hormones sécrétées par le placenta dès l'implantation de l'embryon dans l'utérus. En cas d'avortement spontané, leur taux s'effondre. A contrario, un taux anormalement élevé fait suspecter une grossesse molaire.

Pour les patientes en début de grossesse, l'échographie permet de s'assurer que la grossesse est bien intra-utérine et que le foetus va bien.

L'hématome rétro-placentaire et le placenta bas inséré sont repérables par le biais de l'échographie. Normalement, toutes ces pathologies devraient être détectées au cours des examens de suivi pratiqués tout au long de la grossesse, mais il ne faut surtout pas hésiter à signaler toute perte de sang à votre médecin et cela quel que soit l'avancement de grossesse.

Propos recueillis par Marie Brossoni, le 16 février 2004.

http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/hygiene-feminine/articles/se_7466_saignements_grossesse_itw.htm


Dernière édition par VeroV le Jeu 07 Aoû 2008, 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: les saignements pendant la grossesse   Jeu 07 Aoû 2008, 15:47

un article très intéressant:

Adaptation d'un article du Dr Jean-Claude EMPERAIRE
paru dans "Gynécologie endocrinienne du Praticien"



Le développement anormal d'une grossesse débutante est évoqué soit devant des signes cliniques (saignement, douleur, ou les deux), soit parce que, en l'absence de symptomatologie anormale, l'évolution biologique ou échographique est anormale.

Eléments cliniques

La douleur
n'est pas forcément le signe d'une anomalie de la grossesse. Certaines grossesses d'évolution tout à fait normale s'accompagnent de douleurs pelviennes à leur début soit dans le cadre de phénomènes difficiles à étiqueter, mais à composante congestive, soit liées à des anomalies annexielles comme le développement kystique d'un corps gestatif. Dans tous les cas, c'est l'échographie qui dépiste les phénomènes pelviens anormaux.
A l'inverse, l'absence de douleur ne permet pas d'écarter l'éventualité d'un arrêt du développement de l'œuf, ni même une grossesse extra-utérine, au moins pendant un certain temps.

Le saignement génital,
au contraire, a toujours une signification péjorative jusqu'à preuve du contraire.

C'est le signe d'alerte le plus habituel de la grossesse qui ne va pas bien.

Il ne s'agit pas de l'hémorragie brutale avec expulsion de débris ovulaires et muqueux, qui ne pose pas de problèmes diagnostiques, mais de ces saignements peu abondants, traînants, variables, qui posent essentiellement le problème de leur signification.



Il importe de toujours faire un examen au spéculum, pour dépister les saignements d'origine cervicale, à partir d'ectropions congestifs qui saignent spontanément, ou au contact, notamment en période postcoitale.

L'examen clinique, en dehors de ces cas, est rarement déterminant. Il permet certes d'apprécier le degré de fermeture du col, l'existence d'une masse annexielle et le développement utérin par rapport à l'âge de la grossesse, mais ce dernier élément est souvent difficile à estimer au début, en l'absence de notions sur le volume initial de l'utérus ou à cause d'éléments anatomiques: patiente obèse, ou utérus rétroversé.

C'est en réalité l'échographie qui reste l'examen indispensable et objective en général la nature du saignement:
· Saignement d'une grossesse toujours évolutive mais avec décollement trophoblastique;
· Saignement préexpulsif d'une grossesse qui a cessé d'évoluer (FC)
· Saignement accompagnant la résorption d'un fœtus lors d'une grossesse gémellaire, alors que l'autre embryon poursuit son développement normal;

· Saignement avec vacuité utérine faisant craindre une grossesse-utérine (GEU).

A ce stade, le dosage d'HCG n'est que de peu de secours. Même un dosage sensible peut être en retard sur l'évolution réelle de la grossesse telle qu'elle peut être objectivée par l'échographie: lorsque l'embryon a cessé de vivre, le trophoblaste continue en effet à sécréter de l'HCG pendant quelque temps; il est donc possible de constater un taux d'HCG encore significatif, alors que la grossesse vient en réalité de cesser d'évoluer, comme le montre l'échographie. En cas de discordance échographique, l'échographie a toujours raison à condition que la date du début de la conception soit connue avec une quasi certitude (courbe thermique).

Eléments biologiques
Si un taux isolé d'HCG a une faible valeur pronostique, par rapport notamment à l'échographie, en revanche l'évolution des taux comparatifs garde une signification précieuse et constitue un signe d'alerte: en l'absence complète de symptomatologie clinique, le taux d'HCG tel qu'il est suivi au cours d'une grossesse "précieuse" au début (antécédents d'infertilité ou d'avortements à répétition) peut évoluer anormalement, c'est à dire sortir des fourchettes très larges indiquées ailleurs.

* Un taux d'HCG qui reste bas, qui ne double pas tous les 3 jours, signe un développement anormal (menace de fausse-couche, grossesse extra-utérine);
* Un taux d'HCG qui s'élève de façon trop rapide ou importante peut correspondre à une grossesse multiple, la mole hydatiforme étant d'apparition plus tardive.

L'échographie reste ici aussi l'examen indispensable qui tranche entre ces différents éventualités, mais reste pratiquement " aveugle " avant trois et parfois quatre semaines de grossesse.

Éléments échographiques
L'évolution échographique de la grossesse au début peut être anormale sans symptomatologie clinique et alors que les taux d'HCG, compte tenu des très larges "fourchettes" physiologiques, sont peu évocateurs.

Il s'agit en général d'un retard de développement de l'œuf par rapport à la date théorique de la conception.

Celle-ci est habituellement calculée d'après les dernières règles car les échographistes parlent en général de semaines d'aménorrhée et non de grossesse. Cette date de conception n'est à peu près certaine qu'en possession de la courbe thermique correspondante; dans les autres cas, elle reste toujours hypothétique, même chez la patiente habituellement la mieux réglée, car la grossesse a pu s'installer sur une ovulation tardive au cours d'un cycle habituellement ou accidentellement allongé.

Dans le doute, c'est la répétition de cet examen anodin 7 à 10 jours plus tard qui tranche.


http://www.gyneweb.fr/Sources/gdpublic/debgr/deb-anl.htm
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MessageSujet: Re: les saignements pendant la grossesse   Jeu 07 Aoû 2008, 21:23

Les hémorragies du premier trimestre :

En début de grossesse les saignements les plus fréquents correspondent à des fausses couches spontanées provoquées par une anomalie de l’embryon, l’œuf se décolle puis est expulsé. Au cours des dix premières semaines de grossesse, la fausse couche n’étant pas la seule cause de saignement, il convient de vérifier la viabilité de l’embryon par une écographie. Neuf fois sur dix, il s’agit d’une fausse alerte et la grossesse se poursuit normalement. Dans le cas contraire, la fausse couche se reconnaît par une hémorragie abondante similaire à celle des règles. Les traitements sont souvent inutiles, hormis dans le cas d’hémorragies intenses. Si la fausse couche est naturelle il faut laisser faire, elle se produira en douceur. Le repos, des antispasmodiques et une échographie permettent de patienter et de soulager la détresse psychologique de la patiente. Dans certains cas, il faudra pratiquer une aspiration.

Lorsque l’échographie écarte la fausse couche, l’embryon étant bel et bien vivant, un décollement du placenta sans gravité ou une petite lésion du col fragilisé par la grossesse peut provoquer des saignements. Ils ne sont pas graves et s’arrêteront d’eux-mêmes avec patience et surveillance.

Parfois, dans 1 à 2% des cas, l’œuf, au lieu de s’installer normalement dans l’utérus, peut se développer au niveau de la trompe (98% des cas) ou plus rarement dans la cavité abdominale (2% des cas) ou encore plus exceptionnellement sur l’ovaire. Ces nidations anormales, qui mettent la jeune femme en danger, peuvent être dues à une infection ou à une cicatrice. Elles sont généralement annoncées par des saignements dès le tout début de la grossesse. L’écographie et le dosage hormonal vérifient le diagnostic. S’il y a bien grossesse et que l’embryon n’est pas encore visible à l’écographie, il faut attendre, se ménager et surtout surveiller. Si la grossesse extra-utérine se confirme, un traitement médical ou chirurgical sera mis en place. Aujourd’hui, elles sont détectées plus précocement, évitant ainsi les complications abdominales.


Saignements pendant la grossesse : il faut consulter !


A un stade avancé de sa grossesse (autour du troisième trimestre), on distingue deux suspects principaux :
Le placenta bas inséré et l'Hématome Rétro-Placentaire (HRP). Si le placenta est inséré trop bas (près du col), des contractions, même faibles peuvent entraîner une perte de sang. Cette situation ne devient préoccupante que si à la fin du septième mois le placenta reste à cette place, on parle de placenta praevia. L'accouchement par les voies naturelles est alors compromis car le placenta risque de gêner le passage du bébé et pourrait provoquer une hémorragie très dangereuse pour la mère. La césarienne s'avère le plus souvent être la seule solution.
L'HRP correspond à un hématome entre la paroi utérine et le placenta. Il est aussi grave qu'il est difficile à diagnostiquer et relève de l'urgence médicale. Le bébé et la mère sont en danger, il faut pratiquer une césarienne très rapidement si l'avancement de la grossesse le permet.


Comment réagir en cas de saignements ?


Tout d'abord, il faut consulter ! Il faut aussi prendre soin de relever l'aspect, la couleur des pertes de sang et le contexte au cours duquel elles ont commencé. Si la cause du saignement n'est pas grave, il faut le considérer comme un avertissement, et privilégier un repos salutaire. Dans les cas de placenta bas inséré, la grossesse sera surveillée. Mais dans plus de 90 % des cas, le placenta migre en position normale avant le terme. Toutefois, s'il s'agit d'un placenta praevia, il peut justifier une hospitalisation prolongée qui conduira à une naissance par césarienne, le risque d'hémorragie étant trop important


Quels examens peuvent confirmer ces diagnostics ?


Si la grossesse est peu avancée, on procède systématiquement à un dosage hormonal des béta hCG. Les béta hCG sont des hormones sécrétées par le placenta dès l'implantation de l'embryon dans l'utérus. En cas d'avortement spontané, leur taux s'effondre. A contrario, un taux anormalement élevé fait suspecter une grossesse molaire.
Pour les patientes en début de grossesse, l'échographie permet de s'assurer que la grossesse est bien intra-utérine et que le foetus va bien.
L'hématome rétro-placentaire et le placenta bas inséré sont repérables par le biais de l'échographie. Normalement, toutes ces pathologies devraient être détectées au cours des examens de suivi pratiqués tout au long de la grossesse, mais il ne faut surtout pas hésiter à signaler toute perte de sang à votre médecin et cela quel que soit l'avancement de grossesse.


source:http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/hygiene-feminine/articles/se_7466_saignements_grossesse_itw_02.htm
pour en savoir plus
http://www.e-sante.fr/fr/sante_magazine/sante_maternite_grossesse/placenta_praevia-6956-404-art.htm

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MessageSujet: Re: les saignements pendant la grossesse   Sam 06 Aoû 2016, 11:25

étant moi même atteinte par une grossesse molaire, j'ai subi récemment un curetage je m’intéresse donc à ce sujet, j'aimerai préciser que toutes les grossesses molaires ne causes pas des saignements (comme dans mon cas). mais comme dit par le Dr s'il y a des saignements il vaut mieux voir le médecin ou la sage femme pour éviter tous risque.
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