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 PROBIOTIQUES

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Annem
Fée des granules


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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Lun 12 Jan 2009, 10:15

tu sais vivi, je ne suis pas du tout pro dans le domaine-là et c que je livre là, c'est juste mon ressenti. je n'en tire pas de conclusions autres que ce que je constate pour mon cas. par contre, quelque chose m'interpelle aussi dans ce que tu dis : pourquoi tu dis que les probiotiques sont des ogm ? il me semble avoir lu que ce sont pour beaucoup de ces bacilles et autres joyeusetés, des bactéries (pardonne-moi le mot s'il n'est pas juste mais ça sera toujours mieux que "truc" et mon voc de profane sur ce terrain-là ne me permet pas de mettre des mots plus précis dessus) qui existent à l'état naturel et qu'on s'est contenté d'isoler et de reproduire. tu veux dire qu'on les a reproduit en les modifiant pour améliorer leurs qualités, c'est ça ?
sinon, si tu trouves quoi que ce soit sur leurs effets sur les candida, tiens-moi au courant. il me semble avoir lu un truc à ce sujet en fouinant sur le net mais je n'arrive pas à remettre la main dessus.

tiens, si tu veux savoir quelles sont les souches de celui que j'ai utilisé : (ce sont celles de l'institut pasteur on dirait)
bifdidolacterium longum LA 101
lactobacillus acidophilus LA102
lactococcus lactis LA103
streptococcus thermphilus LA104

je me souviens aussi que quand j'étais au japon, dès qu'on avait un souci de transit ou de digestion, on prenait du "yakult" (qu'on arrive maintenant à trouver en france d'ailleurs). tu as pt pris ça aussi quand tu étais là-bas... ça fait tellement partie des habitudes sur place...! ça se présente un peu comme l'actimel mais pour avoir tenté les 2, le yakult est vraiment plus costaud. c'est le même genre de souche lactobacillus casei mais dans le yakult c'est la shirota.

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vivi
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Lun 12 Jan 2009, 16:18

Rapidement: il s'agit de microorganismes, pour dire qqch de flou et pourtant exact, ce terme pouvant regrouper bactéries, levures, et toutes saloperies unicellulaires/microscopiques confondues. Dans les cas de probiotiques, je pense qu'il s'agit généralement de bactéries. Et ce sont effectivement à la base des souches naturelles isolées....sauf que très souvent, ces memes souches sont ensuite un petit peu.....optimisées, on va dire, pour booster leur qualités recherchés - p.ex j'ai entendu dire qu'on modifie gaiment des souches destinées à produire des fromages/beurre et autres pour qu'elles aient un meilleur rendement, donnent meilleur gout au beurre etc. Moi meme je modifie des bactos tous les jours pour divers usages fort heureusement non alimentaires. Alors généralement, surtout quand fraude il y a, les gens font ca bien pour que ce ne soit pas trop detectable. Si c'est avoué, alors faut savoir que la plupart des OGM vont de pair avec des résistances aux antibio incluses (c'est comme ca que je séléctionne mes bactéries: je les rends résistantes à l'ampicilline/kanamycine ou autres, et donc seules les transformées peuvent pousser sur un milieu avec ces antibios). Y'en a qui sont plus malins et font ca sur des plaques UV: en qq minutes le génome est quasi fractionné et redonne ensuite...hé bien....techniquement, je dirais: autre chose. Suffit ensuite de tester la bete de compet et hop vlà la ptite bactos qui va bien....bien sur ce genre de manipe est bcp plus long et contraignant que d'ajouter/oter qqch de bien connu, en termes de séléction.....mais à mon avis faut pas se leurrer, ce qu'on nous vend, c'est bien bien loin de la souche naturelle isolée....parfois c'est pas plus mal, mais d'autres fois.....qui sait ce qu'on avale et c'est un peu stressant au fond!
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Annem
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Lun 12 Jan 2009, 17:01

mouais, si je te suis bien, de toutes façons, on en a forcément dans nos assiettes... alors ma foi, si on nous en concocte qui nous font plus de bien que de mal, je trouve que ça rétablit un certain équilibre et ma foi, je vais faire avec. merci pour ton explication ! bisous

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Tanaquil
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mer 14 Jan 2009, 14:31

intéressant tout ça ! merci Vivi ! et merci Annem d'avoir évoqué tes ptits tests...
je suis pas sûre d'avoir tout bien saisi au langage scientifique, mais bon ... je dormirai moins bête ce soir !
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http://www.alabridansmachambre.com
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mer 14 Jan 2009, 14:49

merci vivi pour tes explications

perso les ogm ça me dérange dans mon assiette c'est contre nature mais si ils sont utilisés dans des médicaments ou des aides pour l'organisme là ça me dérange moins
les microbes sont de plus en plus résistant donc il faut bien aussi modifier les molécules What the fuck ?!?
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vivi
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mer 14 Jan 2009, 16:45

Oui, certes, faut modifier...mais là où je tique tjs c'est que pour faire de nouveau antibios, les gens jouent parfois aux apprentis sorciers en créant des nouveaux organismes...et allé on fusionne des génomes, on mélange, on resépare gaiment...je sais pas, je ne suis pas à l'aise avec ca. Apres, ptet dans 15 ans quenad j'aurai des traites d'une baraque à payer je vendrai mon ame au diable et je signerai meme pour faire ca, mais aujourd'hui, jeune ( Razz ) et idéaliste comme je le suis, je n'aime pas la notion de jouer avec le vivant pour faire du fric......
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VeroV
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mer 14 Jan 2009, 20:58

je viens d'acheter du lactibiane sur les conseils de ma pharmacienne, car

1. je lui disais que j'étais plutôt fragilisée avec la grossesse (2 tt antibios ne 1 mois en décembre), avec une mycose en surplus.
2. j'étais un peu chamboulée niveau intestinal (même si avec l'homéopathie ça va beaucoup mieux), et ça agravait me shémorroïdes.
3. que j'avais la peau super super sèche et déshydratée


donc elle m'a conseillé les probiotiques.
c'est apriori bon pour stimuler les défenses immunitaires quand on est faible. ça évite els mycoses. et c'est bon aussi pour bb si on prend jusqu'à l'accouchement, ça prépare la flore intestinale de BB.

donc je vais essayer.

elle m'a dit de commencer 1/2 sachet pendant 6 jours, puis 1 sachet pendant 1 semaine, puis 2 sachets par semaine.

pour rebondir sur ce que disat Vivi, la paharmacienne m' a dit qu'il n'y avait que 2 marques de probiotiques de confiance : lactibiane et... euh... j'ai oublié le nom...
car ils sont testés par l'Institut pasteur. au niveau de la quantité de probiotiques et de la qualité des probiotiques qui sont dedans.
les autres marques, ils sont sous ou surdosés, et il n'y a pas toujours d'études sur tous leurs composants.


sinon j'ai trouvé ça sur le sujet

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VeroV
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mer 14 Jan 2009, 20:59

Les probiotiques



Nous avons sélectionné pour vous les meilleures marques de probiotiques. Il est préférable de prendre les probiotiques avec un estomac vide. Les meilleurs moments sont avant le repas, ou avant le coucher avec un petit peu d’eau.
La posologie sera de une à trois prises par jour, quotidienne ou hebdomadaire.
Nous pourrons aussi vous aider avec des conseils nutritionnels adaptés à vos soucis de santé.
Avec un petit peu d’efforts, en associant les probiotiques, la micro nutrition, la nutrition vous obtiendrez de très bons résultats sur de nombreuses pathologies.
demander nous conseil.






La santé par les probiotiques : une avenue prometteuse
28 octobre 2002 - Les probiotiques, des bactéries qui exercent une influence bénéfique sur la flore intestinale, le système immunitaire et le bien-être en général, peuvent être efficaces dans la prévention et le traitement de plusieurs maladies. C’est ce qui ressort du 2e Symposium international tenu à Montréal les 24 et 25 octobre derniers.
Les résultats des études des chercheurs venus présenter leurs travaux sont convaincants, notamment ceux de Marie-Christine Moreau (chercheuse à l’Institut national de recherche agronomique (INRA) en France) sur la thérapie probiotique comme moyen de stimuler le système immunitaire. Dans une étude réalisée à l’aide de souris, Mme Moreau a démontré que les bifidobactéries présentes dans le lait maternel réduisaient de beaucoup le risque de diarrhée chez le nourrisson.
Dans le cadre de cette étude, des bifidobactéries provenant de matières fécales de nourrissons ont été introduites dans le tube digestif de souris. Le premier groupe de souris recevait la flore bactérienne fécale d’un enfant allaité par sa mère et le second, celle d’un bébé nourri avec un lait maternisé. Vingt jours plus tard, la réponse immunitaire du premier groupe d’animaux contre les Rotavirus (virus responsables de la diarrhée) était quatre fois supérieure à celle des autres souris.
D’autres études, citées par Mme Moreau, ont aussi démontré l’efficacité des probiotiques dans la prévention des allergies alimentaires1 et dans le traitement de l’eczéma chez les nourrissons2.
Pour stimuler le système immunitaire, Mme Moreau croit beaucoup à la préservation (et même l’enrichissement) de la flore intestinale chez l’enfant en gestation et lors de l’accouchement. Par contre, « il suffit de donner une seule injection d’antibiotique à une mère enceinte pour déstabiliser et détruire en partie la flore intestinale de l’enfant », dit-elle. Or, un enfant qui naît avec une flore intestinale moins développée risque d’être plus vulnérable aux allergies et aux Rotavirus, entre autres.
Lors du Symposium, d’autres chercheurs ont démontré l’efficacité de l’ingestion d’un cocktail de bactéries dans le traitement du syndrome du colon irritable, de la pouchite 3, de maladies inflammatoires de l’intestin et d’infections urogénitales.
La recherche doit toutefois se poursuivre pour connaître, entre autres, quels sont les dosages les mieux adaptés à chacune des pathologies. Ainsi, dans le traitement de maladies comme la pouchite, « pour parvenir à transformer la flore intestinale d’une personne qui héberge des milliards de bactéries, nous avons dû administrer des milliards et des milliards de probiotiques », a dit Paolo Gionchetti, chercheur à l’Université de Bologne en Italie. En comparaison, les doses ingérées à titre préventif (en mangeant des bactéries que l’on retrouve dans le yogourt notamment) sont beaucoup plus faibles.
Les probiotiques sont présents dans le yogourt, la pectine, les fromages et autres produits fermentés comme la choucroute, le tempeh, le miso, etc. C’est le prix Nobel Élie Metchnikoff, qui, au début du 20e siècle, a été le premier à poser l’hypothèse que les bactéries lactiques avaient un effet bénéfique sur la microflore intestinale.

Stéphane Gagné - Réseau Proteus

1. Isolauri E, Rautava S, Kalliomaki M, Kirjavainen P, Salminen S. Role of probiotics in food hypersensitivity, Allergy and Clinical Immunology, 2002 Jun;2(3):263-71.
2. Isolauri E, Arvola T, Sutas Y, Moilanen E, Salminen S. Probiotics in the management of atopic eczema, Clin Exp Allergy 2000 Nov;30(11):1604-10.
3. P. Gionchetti, C. Amadini, F. Rizzello, A. Venturi & M. Campieri. Treatment of mild to moderate ulcerative colitis and pouchitis, Alimentary Pharmacology & Therapeutics, Vol. 16 Issue s4, p.13, July 2002.


Les probiotiques : bénéfiques aussi pour le système immunitaire?


2 novembre 2004 - En plus d’agir positivement sur le système digestif, les probiotiques stimuleraient aussi le système immunitaire, permettant à l’organisme de mieux combattre des infections provoquées par des bactéries, comme l’E. coli.
Connaissant les importants problèmes causés ces récentes années par cette seule bactérie à l’eau des villes de Walkerton, en Ontario, et de Saint-Gabriel-de-Brandon, au Québec, la conférence de Julia Green-Johnson prenait tout son sens.
La scientifique de l’Institut de technologie de l’Université de l’Ontario a expliqué que des recherches en laboratoire montrent que les probiotiques peuvent agir de différentes façons sur le système immunitaire. D’une part, ils le stimulent en augmentant l’activité des cellules de défense, tels les macrophages et les cellules T. D’autre part, les probiotiques diminuent l’inflammation et produisent des substances appelées bactériocines, qui agissent à la façon des antibiotiques sur les bactéries pathogènes. Mais comme les bactériocines ne sont pas absorbées par l’organisme, elles éliminent les mauvaises bactéries sans détruire les bonnes bactéries.
Par ailleurs, le Dr Guy Delespesse, spécialiste en allergie et immunologie à l’Université de Montréal, a fait valoir que certains probiotiques permettraient de réduire les allergies chez les nourrissons. En effet, une étude effectuée sur 132 patients tend à démontrer que l’usage de probiotiques - d’abord chez la femme enceinte puis chez son nouveau-né jusqu’à l’âge de six mois - diminuerait de moitié l’incidence d’eczéma atopique. Un suivi aurait permis de constater qu’à l’âge de quatre ans, les enfants du groupe traité bénéficiaient toujours de la même protection. L’eczéma atopique chez l’enfant est souvent associé à l’apparition de l’asthme et d’autres types d’allergies.
Il est important de préciser que les effets rapportés lors de ces conférences ont été obtenus à partir de souches particulières de probiotiques, isolées par des chercheurs et commercialisées sous leur nom spécifique.

Jean-Yves Dionne et Martin LaSalle - Réseau Proteus



Les probiotiques : une nouvelle arme contre le cancer colorectal?
2 novembre 2004 - L’action des probiotiques pourrait-elle éventuellement permettre de prévenir le cancer colorectal, le deuxième cancer en importance dans les pays industrialisés? C’est l’espoir que procurent les résultats de recherches menées en laboratoire de même que sur des animaux.
Le sujet de la dernière conférence du symposium était des plus attendus. Le professeur Ian Rowland de l’université Ulster Coleraine, en Irlande du Nord, est venu parler des travaux qu’il mène - à l’instar d’autres chercheurs dans le monde - sur les probiotiques et les prébiotiques comme outils de prévention du cancer colorectal.
Selon le Pr Rowland, des études in vitro de même qu’in vivo sur des rats montrent que des probiotiques, plus particulièrement les bifidobactéries, agissent au cours de chacune des phases du développement du cancer, jouant ainsi un rôle de premier plan dans la prévention de la maladie.
Chez les rats, non seulement les probiotiques ont-ils permis de prévenir les dommages à l’ADN qui sont à l’origine de ce type de cancer, mais ils ont aussi montré un effet de suppression des lésions précancéreuses. De fait, ces lésions auraient été renversées par l’administration de souches particulières de bifidobactéries et l’effet aurait été augmenté par l’ajout de prébiotiques. Les prébiotiques sont des fibres solubles particulières qui favorisent la croissance des bifidobactéries.
Les bifidobactéries pourraient être vouées à un avenir prometteur dans la prévention et la lutte contre le cancer colorectal. Elles semblent empêcher la formation des tumeurs bénignes - les polypes - qui sont à l’origine des tumeurs cancéreuses. En augmentant la réponse immunitaire de la paroi intestinale, les bifidobactéries provoqueraient la mort des cellules cancéreuses.
Bien qu’aucune recherche clinique n’ait encore été menée de façon concluante, le Pr Rowland a bon espoir pour l’avenir. Il importe de préciser que les résultats des recherches qu’il a évoquées ont été obtenus grâce à l’utilisation de souches très spécifiques de probiotiques.

Jean-Yves Dionne et Martin LaSalle - Réseau Proteus


Probiotiques et troubles digestifs : une efficacité éprouvée
1er novembre 2004 - Alors que la bactérie Clostridium difficile se propage non seulement au Québec, mais un peu partout en Amérique du Nord, une nouvelle étude, menée au Québec, viendrait démontrer l’efficacité des probiotiques pour lutter contre cette épidémie.
C’est ce qu’a indiqué le Dr Michel Boivin, gastro-entérologue au pavillon Saint-Luc du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), en révélant les résultats d’une étude menée auprès de 89 patients de l’Hôpital Le Gardeur, en banlieue de Montréal, et qui sera bientôt publiée. Celle-ci a montré l’efficacité de deux souches spécifiques de probiotiques, soit le Lactobacillus acidophilus et le Lactobacillus casei CL 1285, dans la bataille contre le Clostridium difficile. En effet, non seulement le C. difficile était-il nettement moins présent chez les patients traités avec le yogourt commercialisé par Bio-K, mais ceux-ci recevaient leur congé de l’hôpital deux jours plus tôt que les autres participants à l’étude.
Cette recherche confirmerait les résultats d’autres études démontrant la capacité des probiotiques à traiter les diarrhées, notamment celles qui sont causées par la prise d’antibiotiques. D’ailleurs, le Dr Boivin a souligné que de 20 à 50 % des diarrhées sont provoquées par la prise d’antibiotiques. Celles-ci offrent un milieu favorable à la propagation du C. difficile, cette bactérie intruse prenant la place des bonnes bactéries détruites dans le système digestif par l’antibiotique.
Par ailleurs, le Dr Boivin a indiqué que les probiotiques pourraient également s’avérer prometteurs pour apaiser les symptômes du syndrome du côlon ou de l’intestin irritable. Ce malaise, qui frappe 30 % de la population, apparaîtrait souvent à la suite d’un épisode de diarrhée aigu, comme la tourista. Bien que les probiotiques aient donné des résultats mitigés jusqu’ici, on estime que d’autres recherches pourraient démontrer leur effet positif à cet égard.
Soulignons qu’il existe d’autres affections qui répondent aux probiotiques. Ainsi, la constipation - en particulier chez les personnes âgées - pourrait être soulagée grâce aux probiotiques. La colite ulcéreuse de même que la maladie de Crohn sont aussi des sujets de recherches prometteurs pour les probiotiques.

Jean-Yves Dionne et Martin LaSalle - Réseau Proteus
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mer 14 Jan 2009, 21:00


Bactérie C. difficile: un probiotique à la rescousse?
20 août 2004 - Dans le cadre d’une étude menée auprès de patients de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, un probiotique aurait non seulement permis de réduire les diarrhées associées à la prise d’antibiotiques, mais il aurait aussi démontré une « forte tendance » à neutraliser la bactérie Clostridium difficile (C. difficile).
Ces résultats, rendus publics hier, ont été obtenus à l’issue d’une étude qui n’a été publiée dans aucune revue scientifique. Elle a été financée par la compagnie Bio-K+, de Laval, qui commercialise différents produits naturels, dont le CL1285TM qui a fait l’objet de l’étude. Il s’agit d’une formule concentrée de bactéries bénéfiques de type Lactobacillus acidophilus, vendue sous forme de lait ou de soya fermenté.
L’étude à double insu avec placebo a été menée auprès de 84 patients hospitalisés dont 90 % souffraient d’une infection des voies respiratoires supérieures. Tous traités par antibiotiques, les participants ont été sélectionnés entre l’automne 2003 et mai dernier, et séparés aléatoirement en deux groupes : ceux du premier recevaient la formule concentrée du CL1285 TM de façon préventive, tandis qu’on donnait un placebo à ceux du deuxième groupe.
Les résultats indiquent une diminution de 56 % des cas de diarrhée (7 cas de diarrhée sur les 41 patients du groupe traité contre 16 cas sur 43 dans le groupe placebo). Les auteurs de l’étude ont également remarqué une diminution de 20 % du nombre de jours d’hospitalisation (huit jours contre dix).
Plus important encore, le nombre de patients souffrant à la fois de diarrhée et de la bactérie C. difficile aurait été réduit de 86 %, grâce au probiotique. En effet, dans le premier groupe, un seul des sept patients indisposés par la diarrhée était infecté par la bactérie résistante, comparativement à sept participants sur 16 dans le groupe placebo.
Le Dr Serge Carrière, conseiller scientifique pour Bio-K+, a souligné que certains effets secondaires ont été observés, « mais ils ne seraient pas plus importants que ceux observés dans le groupe placebo », a-t-il souligné sans en préciser la nature. Il indique que la bactérie C. difficile touche généralement de 15 % à 25 % des patients atteints d’une diarrhée associée à la prise d’antibiotiques. Les résultats de l’étude seraient d’autant plus probants qu’elle a été menée en partie au printemps, période au cours de laquelle la prévalence du C. difficile atteignait 40 %. À l’automne, celle-ci était d’environ 15 %.
Les auteurs de l’étude estiment qu’au Canada, 750 personnes meurent chaque année des complications associées au Clostridium difficile, soit 1 % des quelque 75 000 cas recensés.
L’efficacité des probiotiques a déjà été démontrée pour prévenir ou réduire la diarrhée associée à la prise d’antibiotiques. Les probiotiques sont des bactéries bénéfiques présentes dans les flores intestinale et vaginale. Leur présence permet notamment de contrer la prolifération des micro-organismes nuisibles qui peuvent, par exemple, provoquer des diarrhées infectieuses ou des vaginites. Les probiotiques contribuent également à la digestion des aliments. On estime qu’un tube digestif en bonne santé contient environ 100 000 milliards de bactéries de 500 espèces différentes.

Martin LaSalle - Réseau Proteus


Les probiotiques protégeraient les bébés contre l’eczéma
24 juillet 2003 - Les probiotiques protégeraient de façon marquée les petits enfants contre l’eczéma atopique, affirme une nouvelle étude.
Des chercheurs finlandais ont étudié1 107 enfants dont les mères avaient pris soit une souche bien spécifique de la bactérie lactobacillus - le Lactobacillus GG - pendant les dernières semaines de leur grossesse et pendant les six mois après l’accouchement, soit un placebo. Tous les enfants étaient allaités, et tous les participants avaient des antécédents familiaux d’eczéma atopique, une forme de la maladie que les chercheurs croient héréditaire.
Les chercheurs ont découvert qu’une exposition à ces probiotiques réduisait de 40 % le risque de souffrir d’eczéma avant l’âge de quatre ans. Des études antérieures avaient pour leur part établi la réduction du risque à 50 % avant l’âge de deux ans (voir l’article de Proteus à ce sujet, en date du 26 avril 2001).
Les probiotiques n’ont toutefois semblé offrir aucune protection contre l’asthme ou contre la rhinite allergique.
Les chercheurs estiment qu’il serait prématuré pour les mères de commencer à prendre des probiotiques ou à en donner à leurs enfants. Ils entendent maintenant poursuivre leurs recherches pour découvrir si l’effet protecteur se maintient au-delà de l’âge de quatre ans.
Ils font aussi remarquer seul le Lactobacillus GG a été utilisé lors de cette étude et que tous les probiotiques sont différents. Certains, s’ils sont mal utilisés, peuvent avoir un effet négatif sur le développement du système immunitaire.

Jean-Benoit Legault - Réseau Proteus

D’après BBC News; 30 mai 2003.
1. Kalliomaki M, Salminen S, Poussa T, Arvilommi H, Isolauri E. Probiotics and prevention of atopic disease: 4-year follow-up of a randomised placebo-controlled trial.Lancet 2003 May 31;361(9372):1869-71. [Consulté le 24 juillet 2003].


Pour prévenir la gastro : les probiotiques
22 janvier 2003 - Une importante épidémie de gastroentérite causée par le virus de Norwalk sévit actuellement en Amérique du Nord. Y a-t-il moyen d’y échapper? En plus d’une hygiène vigilante, il semble que la prise de probiotiques - ces bactéries vivantes qui exercent une influence bénéfique sur la flore intestinale, le système immunitaire et le bien-être en général - peut aider à l’éviter.
Quelques synthèses d’études scientifiques ont démontré l’efficacité des probiotiques dans la prévention et même le traitement de troubles gastro-intestinaux. Ainsi, selon une synthèse d’études1 récente, plusieurs souches de probiotiques obtiennent de bons résultats dans la prévention et le traitement de la gastroentérite. Parmi les plus efficaces, notons les lactobacilles rhamnosus GG et casei. Ces bactéries doivent toutefois être présentes en très grandes quantités (au moins 108 par ml) dans les produits probiotiques pour avoir un effet sur la flore intestinale. Plusieurs chercheurs avaient d’ailleurs insisté sur ce point lors du Symposium international sur les probiotiques2 tenu à Montréal, l’automne dernier.
Il est possible de trouver dans les magasins d’aliments naturels de tels produits concentrés en lactobacilles (comme BioK+ et Fine Forme). Notons, toutefois, que les produits probiotiques ne sont pas recommandés pour les personnes en traitement de chimiothérapie, les sidéens en phase terminale, les personnes ayant subi une chirurgie et étant à risque de péricardite ou d’endocardite et celles souffrant de diarrhée sanguinolente.
Cependant, l’hygiène demeure encore la façon la plus efficace de se protéger contre la gastroentérite. Comment? On doit tout d’abord se laver les mains régulièrement : avant de manger, après être allé à la salle de bain, en rentrant du travail, etc. Dans les ménages, il est important de décontaminer les surfaces des comptoirs et les éviers, nettoyer la cuvette des toilettes avec une eau javellisée et éviter les contacts avec la nourriture, l’eau et les ustensiles des personnes malades.

Stéphane Gagné - Réseau Proteus

D’après La Presse, 19 janvier 2003.
1. Marteau P, Seksik P, Jian R. Probiotics and intestinal health effects: a clinical perspective.Br J Nutr 2002 Sep;88 Suppl 1:S51-7. [Consulté le 21 janvier 2002].


2. Pour plus de détails, voir l’article sur notre site intitulé La santé par les probiotiques : une avenue prometteuse.
http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/medecine/hpg/e-docs/00/04/06/21/article.md?type=text.html

L'avis de l' afssa
http://www.afssa.fr/ftp/afssa/basedoc/Floreintestinale.pdf
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Jeu 15 Jan 2009, 08:41

merci véro pour toutes ces infos très instructives. ça fait réfléchir...
d'ailleurs, c'est la 1e fois que j'entends parler de "pré-biotiques"... pré, anti, pro, finalement, les biotiques, c'est comme pour les shampoing, il y a l'avant, le pendant et l'après... geek... bon, ok, je sors... cafe

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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Jeu 15 Jan 2009, 12:28

j'ai eu les resultat ecrit du test de lana elle aurait pu expliquer au lieu de recevoir un compte rendu avec leur jargon

témoin positif à l'Histamine mesuré à 10 mm et les test douteux aux blattes 5mm
en conclusion elle nous propose d'autre exament + test thérapeutique à L'AERIUS

je vais me rapprocher de mon doc histoire de connaître son point de vue et aussi contacter l'allergo que m'a conseillé magalie
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VeroV
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Jeu 15 Jan 2009, 12:38

syl a écrit:
j'ai eu les resultat ecrit du test de lana elle aurait pu expliquer au lieu de recevoir un compte rendu avec leur jargon

témoin positif à l'Histamine mesuré à 10 mm

l'histamine ce n'est pas un allergie vraie normalement. c'est une réaction irritative à l'histamine des fruits et légumes comme la tomate, la frasie...
il suffit de cuire l'aliment pour que ça passe.

mais va lire ça, ça va t'aider.




Les Fausses Allergies Alimentaires


Docteur Fabienne Rancé
Hôpital des Enfants CHU 31026 Toulouse

Les fausses allergies alimentaires se caractérisent par des manifestations cliniques mimant celles des allergies alimentaires authentiques, et par un mécanisme non immunologique de libération d’histamine. Les fausses allergies alimentaires sont moins fréquentes que les vraies allergies alimentaires. Le rapport est une fausse allergie alimentaire pour 4 vraies allergies alimentaires. Les fausses allergies alimentaires sont plus fréquentes chez le jeune enfant du fait d’un système enzymatique intestinal peu fonctionnel pour métaboliser l’histamine apportée par l’alimentation. Les explorations allergologiques sont négatives : tests cutanés, dosage des IgE spécifiques et tests de provocation alimentaire. Les signes disparaissent sous couvert de conseils diétiétiques, basés sur une diminution des apports en aliments riche en histamine, histaminolibérateurs ou riche en tyramine.


Exemple de fausse allergie alimentaire
source : AFSSA Agence Française de sécurité sanitaire des aliments
http://www.infectiologie.com/.../afssa/Histamine090207.pdf

L’intoxication histaminique, ou syndrome de pseudo-allergie alimentaire, provient de la transformation de l’histidine en histamine par décarboxylation. La consommation d’aliments renfermant de fortes quantités d’histamine peut induire des effets toxiques dans l’organisme.


LES MECANISMES DES REACTIONS ADVERSES
AUX ALIMENTS

Les réactions adverses après ingestion d’aliments reconnaissent divers mécanismes. Parmi les réactions non toxiques, on oppose classiquement les réactions d’origine immuno-allergique (allergie) et les réactions non immunologiques (intolérance).

Les fausses allergies alimentaires relèvent d’un mécanisme de libération d’histamine d’origine non spécifique. Les fausses allergies alimentaires sont le plus souvent en rapport avec un excès d’apport en aliments riche en histamine, histaminolibérateurs ou riche en tyramine en favorisant la dégranulation des mastocytes suivie d’une libération de médiateurs dont l’histamine est le chef de file.

Une enzyme intestinale, la diamine mono-oxydase (DAO), permet la dégradation de l’histamine. Cependant, chez l’enfant jeune, cette enzyme en quantité normale, apparaît moins fonctionnelle. Ce phénomène explique qu’une quantité importante d’histamine apportée par l’alimentation ne soit pas dégradée par l’enzyme intestinale et facilite la dégranulation des mastocytes avec libération d’histamine et apparition de symptômes mimant les allergies.

La perméabilité intestinale et la flore intestinale peuvent être modifiées par un excès d’apport en laitages ou un excès d’apport en féculents entraînant des signes cliniques identiques à ceux de l’allergie.

D’autres mécanismes non immunologiques sont relevés au cours des intolérances aux additifs et sont souvent particulier à chaque additif. Il peut s’agir d’une interférence avec la neuro-transmission GABA-ergique, d’une synthèse excessive d’acétylcholine, d’une anomalie des récepteurs, d’une inhibition enzymatique, d’un déficit enzymatique…

Tout se complique, car une même substance peut provoquer des réactions par différents mécanismes. Citons l’exemple de l’alcool. L’alcool peut être responsable d’une allergie alimentaire vraie, dirigée contre l’éthanol, les antigènes de céréales (whisky, bourbon), la pomme de terre (vodka), l’anis (pastis), la papaïne (bière) ou la quinine (apéritifs). Mais, il peut s’agir d’une réaction liée à la tyramine contenue dans certains vins blancs. On décrit aussi des réactions liées à l’histamine des vins rouges et liqueurs, des intolérance aux additifs (sulfites, benzoates et colorants) ou d’un effet vasodilatateur de l’alcool.
LES SIGNES CLINIQUES
DES FAUSSES ALLERGIES ALIMENTAIRES

Les signes cliniques sont toujours moins sévères que dans une l’allergie alimentaire. Ils correspondent généralement à des signes cutanés (eczéma, urticaire, angio-œdème) plus rarement respiratoires (toux, sifflements, asthme). Le choc anaphylactique n’est pas rapporté au cours des fausses allergies alimentaires. Un excès d’apport en aliments riche en histamine peut aggraver certaines dermatites atopiques.
COMMENT EVOQUER
UNE FAUSSE ALLERGIE ALIMENTAIRE

Les explorations allergologiques habituelles sont négatives : prick tests, dosage des IgE spécifiques et même tests de provocation par voie orale (aux additifs ou aux aliments). L’enquête catégorielle alimentaire est essentielle pour le diagnostic d’une fausse allergie alimentaire. Elle consiste en une étude du relevé des aliments consommés pendant 7 jours. La quantité, le mode de préparation et de présentation (surgelés, conserves, frais) sont notés. Elle précise de manière détaillée les étiquettes et définit l’équilibre nutritionnel.

Les informations sont recueillies sur un document comportant une page par jour. Chaque jour est divisé en 7 colonnes intitulées: petit-déjeuner, déjeuner, goûter, dîner, boissons, médicaments et réactions. Les parents notent dans chaque colonne le nom et la marque de l'aliment, la quantité (une cuillère à soupe, un verre, une assiette), la composition exacte (en relevant les ingrédients sur l'étiquette ou en joignant l’étiquette), le mode de préparation (grillé, cuit, composition des sauces, nom et marque de l'huile utilisée).

L’analyse de l’enquête alimentaire, avec l’aide d’une diététicienne, dépiste un régime alimentaire trop riche en histamine, tyramine, laitages ou féculents.
Conclusion

Les fausses allergies alimentaires sont moins fréquentes que les vraies allergies alimentaires. Le mécanisme n’est pas immuno-allergique. Cependant, les signes cliniques miment ceux de l’allergie alimentaire, sans être aussi sévère. Elles sont plus fréquentes chez le jeune enfant du fait d’un système enzymatique intestinal peu fonctionnel pour métaboliser l’histamine. La diminution de la consommation des aliments riche en histamine, histaminalibérateurs ou riche en tyramine permet la disparition des manifestations.
Tableau 1. Les principaux aliments
riche en histamine ou histaminolibérateurs.

Fromages fermentés :


emmental, parmesan, roquefort, gouda, camembert, cheddar

Charcuterie :


saucisson sec, jambon, foie de porc et toute la charcuterie emballée

Blanc d'oeuf




Poissons (quantité variable selon la fraîcheur), coquillages, crustacés :


thon, sardine, saumon, anchois, hareng, conserves de poisson (thon, anchois, maquereau, oeufs de poisson), poissons séchés, poissons fumés

Légumes :


tomate, épinards, petit pois, choucroute, lentilles, haricots, fèves

Fruits :


frais, jus, confitures, glaces et sorbets
Banane, fraises, agrumes (orange, pamplemousse, citron, mandarine, clémentine)
Ananas, papaye, mangue




Noix, noisette, cacahuète

Chocolat et cacao :


barre, poudre, bonbons, pâtisserie, glace, crème, boisson, poudres pour petit-déjeuner cacaotées, céréales pour petit-déjeuner au chocolat

Alcool :


bière, vins, cidre, liqueurs
Tableau 2. Exemples de quantité d’histamine contenue dans les aliments.
Pour les poissons,
la quantité d’histamine est
inversement proportionnelle à la fraîcheur.

Poissons

thon


< 0,1 à 13 000 mg/kg

sardine


110 à 1500 mg/kg

anchois


176 mg/kg

Fromages

emmental


390 mg/kg

gouda


29,5 à 180 mg/kg

camembert


35 à 55 mg/kg

Charcuterie

salami


38 à 159 mg/kg

Légumes

épinards


38 mg/kg

tomates


22 mg/kg

Vins et bières

vin rouge


600 à 3800 µg/l

vin blanc


3 à 120 µg/l

champagne


15 à 670 µg/l

bière


21 à 305 µg/l

Tableau 3. Les principaux aliments
riches en tyramine.

Chocolat :




Fromages :


gruyère, brie, roquefort

Poissons


harengs marinés, conserves de poisson, poissons fumés, Gibier faisandé

Divers :


levure de bière, vins blancs, vins rouges

Légumes :


tomate, Choux, épinards

Fruits :


avocat, figue, raisin
Tableau 4. Exemple d’alimentation chez l’enfant permettant de réduire les apports en aliments riches en histamine ou histaminolibérateurs

L’alimentation doit être adaptée à l’âge de l’enfant et équilibrée.

Petit - déjeuner:


lait ou laitage nature +sucre
pain ou biscottes + beurre et
confiture ou céréales

Déjeuner et Dîner :


viande ou équivalent (uniquement déjeuner)
légumes verts crus ou cuits
pommes de terre, pâtes, riz, semoule, légumes secs
fromage ou laitage nature+sucre
fruit ou compote
pain

Goûter :


produit laitier (lait, laitage, fromage)
pain, biscotte, céréales
fruit


http://www.allergienet.com/fausses-allergies-alimentaires.html

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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Jeu 15 Jan 2009, 20:21

merci pour cette réponse hyper detaillée

bon il ne me reste plus qu'à la modérer un peu sur certaine chose
ça va être difficile car elle est gourmande et pas seulement en sucrerie (le poisson fromage ...)
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Nanoue
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mar 03 Fév 2009, 12:14

je viens de tout lire et j'ai plein de questions :

- si je veux prendre des probiotiques pour ça bénéfice aussi à Etienne je prends lactibiane ? il y a des dosages / posologies différentes ? moi ce serait pour refaire la flore d'Etienne qui m'a l'air bien mal en point

- les fausses allergies alimentaires : j'ai découvert ça il y a quelques jours et j'ai lu un texte similaire à celui ci qui disait que dans de rares cas ça peut provoquer des troubles du sommeil sans qu'il y ait eczema ou autres manifestations cutanées ? vous êtes au courant ?
-en cas des fausse allergie alimentaire ça passe avec le temps ? il faut faire une régime strict ?

non parce qu'avec la nuit qu'on vient de passer, on est près à aller au bout du monde si ça peut soulager Etienne
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Gadisse
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mar 03 Fév 2009, 16:09

Nanoue a écrit:
je viens de tout lire et j'ai plein de questions :

- si je veux prendre des probiotiques pour ça bénéfice aussi à Etienne je prends lactibiane ? il y a des dosages / posologies différentes ? moi ce serait pour refaire la flore d'Etienne qui m'a l'air bien mal en point

- les fausses allergies alimentaires : j'ai découvert ça il y a quelques jours et j'ai lu un texte similaire à celui ci qui disait que dans de rares cas ça peut provoquer des troubles du sommeil sans qu'il y ait eczema ou autres manifestations cutanées ? vous êtes au courant ?
-en cas des fausse allergie alimentaire ça passe avec le temps ? il faut faire une régime strict ?

non parce qu'avec la nuit qu'on vient de passer, on est près à aller au bout du monde si ça peut soulager Etienne

Lactibiane est très bien. Il existe en forme "Enfant". Mon père la conseillé pour Maelle 1 sachet par semaine. Mais je sais qu'on peut le donner à des petits bébés dans un biberon. Peut-être devrais tu demander conseil à ton pharmacien.

POur le reste, je ne sais pas trop quoi te dire.
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Annem
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mar 03 Fév 2009, 17:14

je t'ai déjà répondu en mp sur les probiotiques donc je ne vais pas revenir dessus. 1milliard est le dosage enfant. vu l'age d'étienne, je pense que par demi sachet ça pourrait être suffisant, mais demande quand même à ton pharmacien (à condition qu'il s'y connaisse un peu quand même, parce que manifestement ce n'est pas encore le cas de tous les pharmaciens sur ce sujet-là.)

pour l'histoire des fausses allergies, je ne sais pas quoi te dire non plus parce que c'est un phénomène que je ne connais pas du tout. mais si tu sens qu'il faut creuser de ce côté-là, rôde sur le net et trouve des infos. tu vas bien finir par voir si ça colle vraiment ou pas et ce qu'il faut faire. fais-toi confiance...

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Nanoue
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mar 03 Fév 2009, 18:16

merci Gladys je vais aller voir à la pharmacie demain matin avec ce que j'ai lu je vais voir si elles connaissent ou pas sinon j'aviserais.

pour les fausses allergies, tout ce que j'ai lu pour le moment me font penser à Etienne presque plus les bébés aux besoins intenses donc je vais creuser quitte à le faire pour rien.
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MessageSujet: PRE et PROBIOTIQUES   Sam 14 Fév 2009, 10:10

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants ( lactobacilles, bifido-bactéries...), les prébiotiques (ex. fructo-oligosaccharides , ce sont des fibres) vont leur servir de "nourriture", pour assurer leur croissance.


********************************************





Le rôle des pré et pro-biotiques
Véritable usine à transformer les aliments en éléments vitaux, notre système digestif abrite 50% de notre potentiel de défense vis à vis des agressions extérieures : 100 000 milliards de bactéries y sont présentes et participent à la protection de notre organisme et à son maintient en bonne santé.
Un mauvaise alimentation, le stress ou la fatigue peuvent perturber la flore intestinale et la déséquilibrer : douleurs, ballonnements, coliques apparaissent alors et sont souvent le signe d’une altération de notre équilibre intestinal.
Les pré- et pro-biotiques ou ferments lactiques apportent à l’organisme des bonnes bactéries pour stimuler les capacités digestives et immunitaires de la flore intestinale, mais aussi faciliter l’assimilation des protéines, ce qui est un atout majeur pour tous les sportifs qui souhaitent développer leur potentiel musculaire.
Comment marchent les pré- et les pro-biotiques ? Comment agissent-ils sur le développement musculaire et l'anabolisme? C'est à ces interrogations que nous allons répondre.


1) Qu'est ce que les pro-biotiques ?
Probiotiques = "En faveur de la vie" ; en opposition aux effets des antibiotiques.
Il s'agit de bonnes bactéries que l'on trouve dans l'intestin.
Ces bactéries aident à la digestion des protéines et contribuent à la bonne santé des intestins.

Les pré-biotiques sont les précurseurs des bonnes bactéries digestives qui vont les nourrir et contribuer à leur bon développement.

2) Où les trouver ?
Les probiotiques ou ferments lactiques sont présent dans certains aliments.
On les retrouve entre autre dans les yaourts, les laits fermentés, les végétaux (légumes et céréales) mais aussi le germe de blé et la levure de bière vendus en hypermarché sous forme de paillettes ou comprimés.
Des poudres de ferments lactiques présentent un réel intêret. Rigoureusement sélectionnées elles contiennent sous un faible volume un très grand nombre de ferments lactiques qui agissent dans l’urgence sur le bien être de la flore intestinale (minimum 5 milliard de ferments pour 2 cuillères à café).
Quelques noms : Lactobacillus acidophilus / bifidobacterium species / streptococcus thermophillus / lactobacillus casei / lactobacillus bulgaricus / bifidobacterium longum


3) En quoi les pré- et les pro-biotiques peuvent ils aider à prendre de la masse musculaire ?
Les pré- et pro-biotiques ou ferments lactiques apportent à l’organisme des bonnes bactéries pour stimuler les capacités digestives et immunitaires de la flore intestinale, mais aussi faciliter l’assimilation des protéines, ce qui est un atout majeur pour tous les sportifs qui souhaitent développer leur potentiel musculaire.
Un des gros facteurs limitant le développement des culturistes, est leur capacité à assimiler les grandes quantité de protéines qu'ils ingurgitent (parfois plus de 4g/kg/j !!). Notre système digestif n'a pas les moyens d'absorber énormément de protéines à la fois. Beaucoup de ces protéines sont perdues. Or plus nos muscles sont abreuvés en protéines plus ils grossissent facilement, car les protéines retiennent l’eau dans les tissus c’est le phénomène de rétention d’eau. Par comparaison une des toutes premières actions des anabolisants et de la GH (hormone de croissance) est d'accroître les capacités digestives des protéines par l'intestin. Les pro- et les pré-biotiques possèdent des propriétés similaires.

4) Comment agissent les pré- et les pro-biotiques ?
En développant la flore intestinale, les pré- et les pro-biotiques augmentent considérablement l'activité des enzymes qui découpent les protéines alimentaires en peptides et en acides aminés assimilables. Résultat : les protéines sont mieux digérées, plus complètement et plus rapidement, la construction et la régénération musculaire post éffort en est sensiblement améliorée.

5) Pourquoi agir sur l'intestin ?

Les scientifiques ont longtemps pensé que seul l'estomac et le pancréas avaient un rôle dans la digestion des protéines. L'intestin n'était pas censé digérer les protides. Il était admis qu’il ne participait qu’au transport des acides aminés de l'appareil digestif vers le sang. Or les chercheurs ont découvert que la phase la plus critique en ce qui concerne l'assimilation des protéines se déroule dans l'intestin. C'est là que les enzymes digestifs découpant les protéines sont les plus actives et les plus importantes.

6) Sommes nous tous égaux en matière de digestion ?

Il y a de nombreux facteurs qui influent sur la capacité digestive de l'intestin.
a) un facteur génétique : certaines personnes ont naturellement des difficultés à digérer les protéines. Les principaux symptômes sont des ballonnements et surtout des gaz.
b) la quantité de protéines ingérée : une personne mangeant peu de protéines aura toujours assez d’enzymes intestinales pour parfaitement assimiler une petite quantité de protides. Plus l'apport en protéine augmente (comme chez le culturiste), plus l'activité enzymatique de l'intestin devient problématique: tout d'abord parce qu'il faut beaucoup d'enzymes pour faire face à une arrivée massive de protéine, et ensuite la prise de quantités importantes de protéines (plus de 3g/kg/j) détruit les enzymes et les bactéries intestinales. En d'autres termes, plus on prend de protéines plus notre capacité à les digérer diminue. C'est là que l'on retrouve le concept de facteur limitant au niveau de l'intestin.
c) l'excès d'hydrates de carbone: les glucides et particulièrement les sucres raffinés (confiseries, sucre blanc, viennoiserie…) détruisent les bonnes bactéries intestinales en aidant les mauvaises à se développer.
d) la présence de bactéries alimentaires : les aliments que nous absorbons contiennent déjà des bactéries, en général de mauvaises bactéries. En arrivant dans l'intestin, ces mauvaises bactéries vont proliférer et remplacer les bonnes bactéries. Cela peu même conduire à des troubles intestinaux voire à une infection. Nous avons tous entendu parler de la Listeria présente dans presque tous les aliments. Notre capacité à digérer les protéines s'en trouve réduite. C'est un phénomène étrange chez les bactéries. Une bonne bactérie va aider les autres bonnes bactéries à se développer tout en luttant contre les bactéries pathogènes. Il en est de même pour les mauvaises bactéries qui vont s'entraider tout en luttant contre les bonnes bactéries. Les pré- et les pro-biotiques luttent contre les agressions intestinales en aidant les bonnes bactéries à triompher des mauvaises bactéries.
e) l'activité physique intense : lors d'une séance de musculation, nos muscles gonflent car ils se trouvent gorgés de sang. Or ce sang, il vient bien de quelques part. C'est tout le système digestif qui se trouve sous-irrigué (manque de sang) lors d'un effort physique. Plus on entraîne un gros muscle (cuisses, dos, ...), plus le système digestif va être carencé en sang. C'est pour cela que l'on dit que la digestion est ralentie lors d'un effort. Ce manque de sang va causer la destruction massive des bonnes bactéries intestinales ce qui va réduire notre capacité d'assimilation des protéines pendant plusieurs heures.

7) Comment les pré- et les pro-biotiques font-elles sécher?
Les recherches médicales ont montré que les pré-biotiques avaient la capacité d'empêcher le foie de transformer les acides aminés en graisse. Ceci a deux conséquences. Tout d'abord, les gains potentiels de gras sont éliminés, ensuite, plus d'acides aminés se retrouvent disponibles pour faire grossir nos muscles. Les pré- et les pro-biotiques sont donc des agents dits de répartitions. C'est eux qui déterminent si un culturiste va prendre de la graisse ou du muscle.

Cool Quand prendre les pré- et les pro-biotiques ? Où les trouver ?
Il faut les prendre avec tous les repas. Plus votre alimentation est riche en protéines et plus votre entraînement est intense, plus il faut faire usage de pré-et de pro-biotiques. Ou 1h30 après le repas pour éviter la digestion par les sucs digestifs.
=> Nutrisite vous conseille le produit suivant

9) Faut-il mélanger les pré- et les pro-biotiques ?
Oui, toujours. Il y a une synergie entre les pro-biotiques qui sont les bactéries et les pré-biotiques qui vont nourrir ces mêmes bactéries. La technique qui consiste à mélanger des pré-biotiques avec des pro-biotiques se nomme la symbiotique. C'est elle qui, de loin, procure les meilleurs résultats en terme de masse musculaire sèche.

10) Faut-il faire des cycles ?
Cela dépend de votre capacité à digérer les protéines et de votre entraînement. Si par exemple, vous arrêtez l'entraînement pendant un mois l'été, il ne sert à rien de prendre des pré- ou des pro-biotiques. Au contraire, si vous prévoyez de vous entraîner plus et/ou de prendre plus de protéines, il faut préalablement y préparer votre système digestif grâce aux pré et aux pro-biotiques.

Le petit truc en plus : sachez que les sucres raffinés (sucres blancs, confiseries, viennoiseries) et le lait non fermenté induisent une prolifération de mauvaises bactéries dans les intestins et le sang, affaiblissant le système immunitaire. Un excès de ces aliments vous rendra plus sensible aux rhumes, les mauvaises bactéries multipliant les mauvaises bactéries. En cas d’infection ORL supprimez les sucres et laitages pendant 3 jours pour guérir vite.

Conclusion

Les pré et pro biotiques méconnus sont pourtant indispensables pour revigorer la flore intestinal, véritable baromètre du système immunitaire du corps.
Gardez à l’esprit ces quelques règles utiles à la santé :
- consommer suffisamment des yaourts (3/j) qui possèdent un taux correct de ferments lactiques sélectionnés
- pris en tout début de repas les aliments crus (végétaux) renforcent l’action de nos ferments endogènes, en inhibant les inutiles sollicitations de nos globules blancs, ces derniers se réservant pour combattre les véritables infections.

http://www.nutri-site.com/dossiers/probiotiques.htm
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Sam 14 Fév 2009, 10:33

Prébiotiques, probiotiques, synbiotiques et
alimentation infantile


J-P. Chouraqui


L’objectif primaire de toute alimentation et en particulier de l’alimentation infantile reposant sur une alimentation lactée est de pouvoir, en l’absence d’allaitement maternel, fournir les nutriments nécessaires, dans un équilibre donné, à combler les besoins de maintenance, de croissance mais également de maintien en bonne santé. Les acquisitions les plus récentes dans le domaine des biosciences ont conforté l’hypothèse, pourtant ancienne, du rôle que pouvaient jouer certains aliments dans le contrôle ou la modulation de différentes fonctions de l’organisme et ainsi de leur contribution au maintien en bonne santé ou à la diminution de certains risques, c’est-à-dire un rôle préventif.

Ce concept a abouti à la définition «d’aliments fonctionnels » qui, à côté de leur valeur nutritionnelle propre, ont pu démontrer une action bénéfique sur la santé ou une action préventive (1,2). D’emblée il faut insister sur le fait que ces aliments ne doivent pas être considérés comme la solution magique dans le domaine de la prévention, et que d’autre part l’allégation d’une activité fonctionnelle de ce type doit reposer sur des faits scientifiques établis par des essais cliniques contrôlés reposant sur une méthodologie rigoureuse, calquée sur celle employée dans le domaine du médicament (1).

Dans ce contexte interviennent les différents ingrédients susceptibles d’interférer avec, de modifier, ou de moduler la flore intestinale (2-4).
Trois différents types d’ingrédients peuvent être ainsi distingués : les
prébiotiques, les probiotiques, et les synbiotiques
(2-4). Si ces appellations peuvent paraître nouvelles, les concepts qui les ont fait émerger datent de longue date. En effet, l’influence du lait maternel sur
l’établissement de la flore intestinale et son rôle bénéfique en matière de prévention des infections digestives sont bien connus, de même que l’effet bénéfique des laits fermentés et des yoghourts
(5-10).

Etablissement de la flore intestinale
Le tube digestif de l’adulte
est colonisé par une microflore très importante puisque l’on évalue le nombre de bactéries le colonisant à 1014 , implantées essentiellement au niveau colique, avec une diversité extrêmement importante puisque estimées à plus de 400 espèces différentes (2,11). La composition taxonomique de cette microflore colique semble être extrêmement stable chez un individu sain, mais très variable d’un individu à l’autre en fonction
notamment des habitudes alimentaires. Le rôle d’une flore intestinale équilibrée chez l’adulte est très certainement important mais reste très mal connu, intervenant dans la dégradation des polyosides, la fermentation des oses, la transformation de xénobiotiques, la protéolyse et la fermentation des acides aminés, la production d’hydrogène fermentaire et sa réutilisation, le métabolisme des acides biliaires, la production de mutagènes, mais aussi et surtout au niveau du développement du système immunitaire intestinal (Gut Associated Lymphoïd Tissue). Ainsi l’équilibre de la flore intestinale participe à empêcher la pénétration d’antigènes hostiles et à éviter la pullulation de germes pathogènes (11).

Chez le nouveau-né,
la colonisation du tube digestif durant les premiers jours est relativement stéréotypée. Elle dépend en partie de la composition de la flore vaginale et fécale maternelle où prédominent des germes anaérobies facultatifs,
Escherichia coli et Enterococci. Cette colonisation pendant les premières 48 H est indépendante du type d’alimentation et est retardée chez les enfants nés par césarienne. Dès le 3ème jour de vie apparaissent des
Bifidobactéries et des Lactobacillis, parallèlement à l’apparition dans une moindre mesure de Bactéroïdes et de Clostridiae. L’implantation de cette flore est directement dépendante des conditions environnementales et
de la prescription éventuelle d’antibiotiques (11).


A la fin du premier mois

des différences très nettes existent dans la composition de la flore intestinale selon le type d’alimentation reçue par le nouveau-né (6,11,12). Ainsi la flore intestinale des enfants allaités est presque exclusivement
composée de Bifidobactéries. Cette flore reste relativement constante tant que l’enfant est allaité. Par contre dès que l’alimentation commence à être diversifiée, la différence entre la flore des enfants nourris au sein et
celle des enfants nourris artificiellement s’estompe. Cette modification de flore est caractérisée par une augmentation de la concentration en Escherichia coli, Entérococci et Clostridiae. Entre l’âge de 1 an et 2 ans,
l’enfant acquiert une flore intestinale du même type que celle de l’adulte.

Concepts et definitions
* Le développement chez le nouveau-né d’une flore où prédominent les Bifidobactéries est considéré comme étant, au moins partiellement, responsable de la résistance des enfants allaités vis-à-vis des infections
gastro-intestinales (6,11-13). Bifidobactérie est une bactérie anaérobique, qui est susceptible de fermenter le glucose, le lactose, le galactose et le fructose, et donc capable de générer par ce biais un certain degré d’acidification inhibant le développement d’une flore putréfactive et est d’autre part capable d’avoir un certain rôle immuno-régulateur (2,11,13). De ce fait de nombreuses tentatives ont été effectuées pour reproduire
chez les nourrissons nourris artificiellement la bactériologie intestinale des enfants nourris au sein. C’est ainsi que sont nés les concepts de prébiotiques, probiotiques et synbiotiques (2-4).

* L’appellation prébiotique, introduite assez récemment, concerne des ingrédients alimentaires, généralement non digestibles, dont la présence dans la lumière intestinale stimule la croissance sélective
d’une flore considérée comme bénéfique en terme de santé.

* Les probiotiques sont des micro-organismes qui, une fois ingérés, sont susceptibles de demeurer vivants lors du transit intestinal et de s’implanter suffisamment pour modifier la flore intestinale en ayant un effet
bénéfique démontré sur la santé.

* Le terme de synbiotique désigne toute solution ayant à la fois un effet pré- et probiotique.


Les prebiotiques
* La clé de l’efficacité d’un prébiotique est qu’il puisse être fermenté par une microflore intestinale spécifique dont le développement ainsi engendré sera bénéfique. Ce mode d’action implique donc l' ingestion régulière de l' ingrédient concerné. De ce fait un certain nombre d’études ont tenté d’identifier les facteurs potentiellement bifidogènes et au premier rang des candidats se sont inscrits certains oligo-saccharides (2,4,14). Les oligo-saccharides non digestibles résistent à l’hydrolyse des enzymes de la bordure en brosse et vont se comporter comme des substrats énergétiques pour certains éléments de la flore colique tels que les Lactobacilli et les Bifidobactéries.

* Les galacto-oligosaccharides sont considérés comme de bons candidats prébiotiques dans la mesure où ils sont naturellement présents dans le lait féminin et dans le lait de vache. Les études montrant leur impact sur la flore intestinale ont été menées surtout chez le rat, et pour quelques unes chez l’homme, mais ont nécessité l’existence préalable intra-luminale de Bifidobactéries (2,14).

Le lactulose et le lactitol sont des exemples de prébiotiques utilisés de longue date au niveau pharmaceutique, leur administration entraîne des modification de flore en terme de diminution de la population de Bactéroïdes, de Clostridiae, de Coliformes, parallèlement à une augmentation des Bifidobactéries, Lactobacilles et Streptocoques.

Cependant cette utilisation s’accompagne d’une fermentation
importante entraînant une production d’hydrogène relativement importante.

* Les fructo-oligosaccharides : il s’agit de ß-D-fructanes ayant des degrés de polymérisation divers, essentiellement représentés par l’inuline et ses dérivés, qui sont naturellement présents dans de nombreux fruits et légumes. Chez l’adulte l’administration de 15 g de fructo-oligosaccharides pendant 15 jours entraîne de profondes modifications de la flore intestinale au niveau de laquelle les Bifidobactéries deviennent
majoritaires (82 %), ces études ont été menées chez l’adulte où les oligo-fructose ont remplacé une partie du saccharose de l’alimentation. Dès que l’administration d’oligo-fructose est interrompue, la flore retourne à son
état préalable (2,14).

* L’effet bifidogène des prébiotiques ainsi que leur action immunitaire et métabolique potentielle font penser qu’ils peuvent avoir un effet bénéfique notamment dans le cadre de la prévention des infections
intestinales. Cependant ces effets semblent être dépendants de l’état de la flore bifidobactérienne avant la prise d’oligosaccharides, d’autre part les données expérimentales actuelles ne permettent pas d’affirmer ce
rôle préventif. Il ne faut pas oublier enfin que, si un certain nombre d’éléments, présents dans le lait maternel, ont un effet bifidogène certain, l’effet préventif du lait maternel fait aussi intervenir d’autres facteurs et
notamment la présence d’immunoglobulines de type A (2-4,13).
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Sam 14 Fév 2009, 10:34

Les probiotiques
L’idée d’incorporer des micro-organismes dans l’alimentation humaine ou du moins d’utiliser des effets bénéfiques potentiels de la présence de ces micro-organismes remonte à la plus haute antiquité. Différents laits fermentés, parfois découverts de manière totalement accidentelle, sont ainsi utilisés dans le monde, et il semble que le yoghourt ait été introduit en France à la Renaissance. A l’heure actuelle différentes études mettent en exergue l’effet bénéfique de certains probiotiques et leur innocuité liée au caractère non pathogène des souches utilisées (2,4,15). Les probiotiques utilisés sont des souches micro-organiques vivantes, productrices d’acide lactique tels que les Lactobacilles, certains Streptocoques, et les Bifidobactéries, notamment Bifidobacterium bifidum (4,15).

* Les mécanismes d’action potentiellement impliqués dans l’effet bénéfique de ces probiotiques sont nombreux faisant intervenir l’amélioration de la digestibilité du lactose, l’inhibition compétitive de l’adhésion bactérienne, la synthèse de composés qui inhibent voire détruisent certains pathogènes telle que la baisse du pH intestinal, la stimulation de la réponse immune, et la consommation compétitive de certains nutriments empêchant par ce biais la prolifération de certains pathogènes (15). Certains organismes tels que Saccharomyces boulardii sont susceptibles d’avoir un effet trophique sur la muqueuse intestinale par le biais de la production de polyamines. Il faut insister sur le fait que le facteur majeur qui détermine l’efficacité d’un probiotique et sa capacité à survivre lors du transit gastro-intestinal et de ce fait à coloniser l’intestin. Ainsi il a pu être montré que Bifidobacterium bifidus (13,16,17) et Lactobacillus GG (15) survivaient, s’implantaient et persistaient plusieurs jours après leur administration dans l'alimentation.

* Effets bénéfiques des probiotiques : le principal effet de l’administration de probiotiques s’exerce au niveau du traitement ou de la prévention de la diarrhée. Nombreuses parmi ces études concernent la prévention ou le traitement de la diarrhée associée aux antibiotiques et liée au développement de Clostridium difficile. Plusieurs espèces se sont avérées efficaces dans ce cadre: Saccharomyces boulardii, Bifidobacterium longum, Enterococcus faecium SF 68, Lactobacillus GG (revue in 15).
Lactobacillus GG et Saccharomyces boulardii se sont révélés efficaces, administrés à de forte dose, dans le traitement de la diarrhée aiguë en association avec l'administration d'une solution de réhydratation orale
(revue in 2 et 15). Dans les deux cas les enfants traités se sont avérés présenter plus rapidement moins de selles et ont eu une évolution plus brève, surtout lorsqu’il s’agissait de diarrhées virales. De même Lactobacillus GG et Saccharomyces boulardii se sont avérés efficaces pour diminuer l’incidence de la diarrhée des voyageurs dans des groupes contrôlés.

Deux études récentes ont démontré dans une étude randomisée en double aveugle l’efficacité de l’administration d’un lait fermenté secondairement enrichi en Bifidobacterium bifidum en terme de prévention de la diarrhée aiguë chez des nourrissons (18,19). Par contre deux études menées avec Lactobacillus GG n’ont pas obtenu de résultat positif (revue dans 15).
D’autres effets bénéfiques ont pu être attribués aux probiotiques. Ainsi certaines études laissent à penser que les probiotiques peuvent avoir un effet positif vis-à-vis de l’allergie alimentaire ou encore de l’hypercholestérolémie ou dans la prévention du cancer (revue dans 15). Mais ces études sont beaucoup trop limitées et parcellaires pour pouvoir actuellement fournir des arguments suffisants à l’utilisation des
probiotiques dans ce cadre.


Les synbyotiques
Il s’agit finalement de la combinaison d’effets prébiotiques et probiotiques au sein de la même solution.
L’addition en effet de prébiotiques dans une solution comportant un probiotique permettrait d’en favoriser l’action en en favorisant le développement. Il s’agirait en particulier de la combinaison de l’ajout de
Bifidobactéries à celle de fructo-oligosaccharides ou celle de galacto-oligosaccharides. Il s’agit là d’une approche intéressante, mais les études manquent à l’heure actuelle pour en affirmer l’intérêt. L’addition de prébiotiques dans le lait infantile nécessite vraisemblablement une modification de la réglementation actuelle après que l’on ait pu en démontrer l’absence d’effet délétère notamment en terme de fermentation abusive.

Conclusion
Les récentes études menées dans l’utilisation de probiotiques dans l’alimentation infantile ont mis en exergue l’intérêt de la modulation de la composition de la flore microbienne intestinale à travers l’utilisation d’une
supplémentation diététique et ont confirmé les données pragmatiques acquises de longue date concernant les laits fermentés. Ces différentes études mettent également en exergue le fait que l’on ne peut considérer
comme équivalente l’addition de flore, quelque soit la quantité apportée, et montrent combien il est important qu’une allégation concernant un bienfait sur la santé doit s’appuyer sur des faits scientifiques faisant appel à une méthodologie indiscutable. Il importe enfin pour toutes ces études de tenir compte de la population étudiée mais aussi des différents facteurs confondants pouvant interférer avec les résultats.



Bibliographie
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Collins MD, Gibson GR : Probiotics, prebiotics, and symbiotics : approaches for modulating the microbial
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Bullen CL, Willis AT : Resistance of the breast-fed infant to gasroenteritis. Br Med J 1971; 3 : 338-43
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centre a probiotic effect in the prevention of diarrhoea ? Clin Nutr 1999; 18 : S54-5
Gastro-entérologie et Nutrition Pédiatriques, Département de Pédiatrie, CHU Grenoble



www.lesjta.com/html2fpdf/article_pdf.php?ar_id=453
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Sam 14 Fév 2009, 11:01

merci véro ! il va falloir que je trouve un moment pour lire ça dans le détail !

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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Mar 23 Juin 2009, 21:05

encore un article en faveur des probiotiques:

Je vous propose un résumé du dossier La recherche n°430 de Mai 2009 :
« Ces bactéries qui font l’Homme »

Cent mille milliard, au minimum…10 à 100 fois plus nombreuses que nos cellules, nos bactéries nous aident à réaliser nombre de fonctions essentielles.

Cet "organe caché", appelé microbiote,
intéresse les chercheurs qui ont lancé fin 2008 le consortium
international du microbiome humain, qui vise à connaître son génome.

Le microbiote forme des écosystèmes complexes
sur notre peau et dans notre tube digestif notamment. Il est composé de
plusieurs centaines d’espèces de bactéries différentes appartenant à
quatre embrancements : les Firmicutes, les Bacteroïdetes, les
Actinobacteria et les Proteobacteria.
Chaque personne possède sa
propre carte d’identité bactérienne : on estime que 80% des espèces
présentes chez un individu lui sont propres.

Pour connaître les fonctions du microbiote,
les chercheurs réalisent des expérimentations sur des souris «
axéniques » (dépourvues de microbiote), mettent en culture les
bactéries cultivables et séquences leurs génomes…et les résultats sont
prometteurs : rôles métaboliques, activation du système immunitaire, développement et renouvellement du tube digestif, fonction de protection…

L’importance
du rôle des bactéries à été démontré dans les mécanismes de l’obésité :
ainsi, une modification du microbiote pourrait soigner cette maladie.
Des essais cliniques sont en cours pour tenter de soigner la maladie de Crohn, l’obésité, le diabète de type 1 et certaines allergies.

A la naissance, le microbiote se met en place progressivement avec l’aide de l’allaitement maternel, source de bactéries bénéfiques.
Ce
n’est pas le cas pour les prématurés qui ne sont pas en contact avec
les mêmes bactéries et qui risquent de développer des pathologies
particulières. L’administration de probiotiques (micro-organismes
vivants bénéfiques pour la santé de l’hôte, comme Bifidobacterium
infantis et Lactobacillus acidophilus) pourrait réduire leur taux de
mortalité.
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MessageSujet: Re: PROBIOTIQUES   Jeu 31 Mai 2012, 08:51

je remonte ce post, parce qu'il est déjà pas mal complet et que je voulais ajouter un lien dessus (qui explique quels sont les critères de sélection pour les différentes marques par ex, ou encore pourquoi c'est le matin au réveil qu'il est préfèrable de les prendre). bref, un bon complément au post. ;)


http://www.santenatureinnovation.fr/quelles-solutions/nutrition/vos-intestins



[copie de l'article]

Une bombe dans vos intestins

Les bouleversements de notre mode de vie en quelques générations ont abouti à une effrayante intoxication de nos organismes.

Les trois facteurs principaux sont :

le stress et le manque d’activité physique réparatrice ;
l’augmentation des polluants, à commencer par les métaux lourds, dans l’air, l’eau et les aliments que nous consommons ;
une nourriture mal supportée par nos intestins, entraînant l’inflammation du tube digestif, de la porosité intestinale, source d’innombrables maux.
Mais votre corps ne reste pas passif. Au contraire, il ne cesse de vous envoyer des signaux de détresse ! Diarrhées, constipation, douleurs abdominales, ballonnements, flatulences et mauvaise haleine, maux de tête, insomnie, fluctuation d’humeur sont, entre autres, ses façons de vous crier : AU SECOURS !

Déjà le médecin Grec Hippocrate l’avait compris il y a 2500 ans, et les dernières recherches en nutrition ne font que le confirmer encore et encore : vous ne pouvez être en bonne santé que si votre système intestinal fonctionne bien.

« Selon toute vraisemblance », disait Hippocrate, « la source des maladies ne doit pas être ailleurs que dans les vents ou les pets selon qu’ils sont en excès ou en défaut, ou qui entrent dans le corps trop nombreux ou souillés de miasmes morbifiques. ».

Retenez bien cette dernière phrase ! Elle est C-A-P-I-T-A-L-E. Quand Hippocrate dit « Les pets entrent dans le corps », il veut dire que votre intestin n’est pas une barrière imperméable. Au contraire : lorsque se produit une fermentation malsaine de votre nourriture, des toxines, en quantité importante, pénètrent dans votre sang puis dans le reste de votre organisme, où elles peuvent s’accumuler et provoquer de graves dégâts.

Une preuve extrêmement concrète de ce dérèglement est qu’une mauvaise digestion, entraînant de mauvaises odeurs dans l’intestin, provoque le plus souvent une mauvaise haleine. Tout simplement parce que les gaz malodorants vont passer dans votre sang puis se retrouver dans vos poumons.

Le problème est que ces mauvais gaz se retrouvent aussi ailleurs dans votre organisme, où ils sont stockés, dans les articulations par exemples. Ils ne sont pas éliminés entièrement par l’haleine, loin de là.

Des selles normales ne sentent pratiquement pas

Il est donc important de préciser que les selles normales ne sentent pratiquement pas. Des gaz et des selles malodorantes sont un signe de dérèglement.

Pour rétablir l’équilibre, éliminez de votre alimentation les aliments que vous ne tolérez pas : bien souvent, l’aide d’un nutritionniste sera nécessaire pour le diagnostic mais sachez que les intolérances alimentaires les plus courantes concernent les céréales raffinées, en particulier le blé riche en gluten, et les produits laitiers. Il faut alors les supprimer pendant trois à quatre semaines pour observer le résultat.

Simultanément, il est indispensable de soigner son hygiène de vie, en faisant plus d’exercice physique doux (au contraire, les efforts physiques violents aggravent l’inflammation), en respirant mieux (cohérence cardiaque), en prenant le temps de se préparer à manger et de mâcher.

Pour restaurer la qualité de la muqueuse intestinale, privilégier des aliments anti-inflammatoires (noix et poissons riches en oméga-3, légumes cuits, salades, épices douces) et des tisanes (acore, ortie, achillée).

Il sera enfin nécessaire, dans la plupart des cas, de réensemencer sa flore intestinale avec de bon probiotiques.

Votre flore intestinale, cadeau de naissance ou cadeau… empoisonné ?

Quand vous étiez dans le ventre de votre mère, votre tube digestif était stérile. Mais 72 heures après votre naissance, il contenait déjà 1000 milliards de bactéries et levures, provenant, pour les enfants nés par voie naturelle, de la flore vaginale de leur mère.

La flore vaginale étant étroitement dépendante de la flore intestinale, les mères ayant une bonne flore intestinale la transmettent donc à leur enfant à la naissance. Si au contraire elles ont elles-mêmes des souches de bactéries et levures pathogènes (causes de maladies), les bébés les auront aussi. Pour les enfants nés par césarienne,la microflore provient de l’environnement, et donc de l’environnement hospitalier.

Cette flore intestinale d’origine hospitalière peut avoir des conséquences douloureuses sur tout le reste de l’existence, si elle n’est pas corrigée à temps. Par la suite, la flore intestinale évoluera selon l’alimentation, les maladies, et bien sûr les médicaments qui seront pris (antibiotiques en particulier).

Les aliments riches en fibre sont bons pour la flore intestinale, ainsi que les aliments lactofermentés (choucroute, cornichons, olives…).

Toutefois, il peut se produire des situations où il sera nécessaire d’apporter à votre flore des ingrédients ciblés pour l’aider à retrouver en peu de temps un équilibre durable.

Que doit contenir un bon produit « probiotique »

Ces ingrédients ciblés pour rétablir un équilibre durable de la flore intestinale sont :

les souches « probiotiques » qui sont peut-être en quantité insuffisante (en particulier chez les bébés nés par césarienne ou d’une mère qui avait elle-même une flore déséquilibrée et dans tous les cas où la microflore a été altérée par des facteurs endogènes ou exogènes) : 5 biotypes bactériens ont été particulièrement éprouvés par des tests cliniques, à savoir 4 bactéries du groupe lactique : Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus paracasei, Lactobacillusplantarum et Bifidobacterium lactis ; ainsi qu’une bactérie du groupe propionique : Propionibacterium freudenreichii.
des cofacteurs métaboliques qui sont indispensables à la croissance de la microflore probiotique : oligosaccharides prébiotiques, vitamines du groupe B, magnésium et manganèse ;
des cofacteurs physiologiques destinés à protéger et à régénérer les entérocytes formant la muqueuse intestinale : phospholipides, lactoferrine, glutamine, immunoglobulines issues du colostrum, caroténoïdes et vitamines du groupe B.
Cette combinaison d’ingrédients actifs agissant en synergie est particulièrement favorable à une régénération rapide de la microflore intestinale, en particulier lorsqu’elle a été profondément altérée.

La qualité se paie

De façon générale, les choses de bonne qualité, ou perçues comme telles, coûtent cher.

Cette règle s’applique à peu près dans tous les domaines, que ce soit l’immobilier, les voitures, les vêtements, la nourriture et la plupart des choses que vous pouvez acheter.

Mais à l’occasion, une exception peut arriver. Parfois, cette exception est simplement une astuce marketing pour vous faire croire que vous allez recevoir plus que pour la valeur de votre argent.

Par exemple, un vendeur de voiture va essayer de vous présenter son modèle comme équivalent à celui d’une autre marque, beaucoup plus cher, tout en vous disant que vous aurez les mêmes options pour la moitié du prix. Sur le coup, vous pouvez commencer à penser que ce qu’il dit est vrai.

Mais quand vous creusez un peu plus, vous découvrez que les équipements de cette voiture ne sont pas vraiment de la même qualité. Et quand vous conduisez cette voiture, la tenue de route ne vous paraît pas du tout la même que celle d’un véhicule plus cher.

Je ne suis pas en train de faire de la réclame pour une marque de voiture en particulier. Mais je voulais attirer votre attention sur le problème des soldes et promotions en général, qui peuvent être trompeuses. Donc, devant une belle promotion, soyez particulièrement sur vos gardes, et vérifiez la qualité avant de vous jeter dessus.

Dans le monde complexe des compléments alimentaires, il est important pour vous de connaître les tactiques des vendeurs de pilules.

Les tactiques des vendeurs de pilules

Du 29 novembre au 1er décembre 2011 a eu lieu à Villepinte, le grand parc d’exposition au nord de Paris, le salon « Food Ingredient Europe ». Alors qu’il n’y avait que quelques dizaines d’exposants il y a une quinzaine d’années, ce type de salon en compte aujourd’hui plusieurs centaines provenant de tous les continents et qui proposent toutes sortes d’ingrédients naturels extraits d’organismes végétaux et animaux. A chaque édition, ce salon, qui s’adresse aux professionnels des compléments alimentaires, propose de nouveaux ingrédients toujours plus performants et sophistiqués.

La plupart des ingrédients nouveaux s’accompagnent d’études cliniques qui démontrent leur efficacité sur la santé. On constate également un très grande progression dans la qualité des ingrédients.

Mais la chose la plus frappante est que les prix de ces ingrédients vont largement varier pour des produits identiques, suivant leur origine, leur pureté et les études scientifiques dont ils ont fait l’objet.

Imaginez par exemple que votre médecin vous recommande de prendre du calcium. Parmi les produits pharmaceutiques et les compléments alimentaires, vous trouverez différentes formes de calcium, mais à des prix très différents, selon qu’il s’agit de phosphate de calcium, chlorure de calcium, sulfate, carbonate, ou encore de citrate, glycérophosphate, gluconate ou pidolate de calcium ! (Soit dit en passant : ce sont les 3 dernières formes qui sont les meilleures pour la santé).

Cette confusion est un vrai problème car, ni vous ni votre médecin ne pouvez le savoir ; ces différents ingrédients n’ont pas les mêmes propriétés. Ils n’interagissent pas de la même façon avec les autres nutriments que vous allez consommer. Votre corps ne les assimile pas tous aussi bien, c’est ce qu’on appelle la biodisponibilité. Or, sur la boîte, le fabricant n’indique pas nécessairement la forme précise de l’ingrédient que contient son produit. Il peut simplement marquer « calcium », et le nombre de grammes par portion.

Certaines formes sont bon marché, d’autres relativement chères et un fabricant peu scrupuleux n’hésitera pas à vous vendre la forme la moins chère, tout en vous faisant croire qu’elle a les mêmes effets que les autres, ce qui est faux.

Le risque, du côté du patient, est qu’il finisse par en déduire que ces compléments alimentaires « ne marchent pas » et que, dépité, il retourne à la pharmacie chimique.

Le risque des gélules et comprimés de probiotiques

Avec les probiotiques, qui sont formés de microorganismes vivants, c’est encore pire.

Une étude de 2010 a démontré que la plupart des probiotiques vendus dans le commerce ne contiennent pas assez de bactéries vivantes pour avoir un quelconque effet.

Mais faut-il s’en étonner ?

La majorité des probiotiques sont aujourd’hui vendus sous forme de gélules ou de comprimés.

Dans les comprimés, il y extrêmement peu de bactéries vivantes car la pression qui est nécessaire pour former le comprimé fait monter la température au dessus de 50°C et tue une grande partie d’entre elles.

Il est donc quasiment impossible d’avoir des comprimés de probiotiques performants.

Certains fabricants prétendent avoir trouvé la parade en vendant des comprimés de probiotiques qui ont été préalablement protégés par micro-encapsulation. Le problème est que ce traitement augmente de façon démesurée le volume qu’occupent les probiotiques. Pour en avaler la quantité nécessaire (au minimum 1 milliard), il vous faudrait avaler 100 comprimés par jour.

Que penser des probiotiques en milieu liquide ?

Dans un milieu liquide fermenté (par exemple à base de lait animal ou végétal), les bactéries probiotiques ne peuvent pas se conserver longtemps. Les différentes souches en présence vont transformer les sucres et les protéines du milieu, en acides organiques et en eau oxygénée que les bactéries ne supporteront pas longtemps.

D’autre part, il n’est pas possible de maintenir un mélange de souches probiotiques en équilibre dans un milieu liquide car chacune d’entre elles évolue différemment au cours de la fermentation et de la conservation.

Si on prend le cas du yaourt classique, qui ne contient que deux souches bactérienne (Lactobacillus
bulgaricus et Streptococcus thermophilus), non seulement elles ne sont que très faiblement probiotiques, mais après leur conservation qui va du lieu de fabrication à votre assiette (plusieurs semaines), la survie des bactéries et l’équilibre entre souches sont fortement altérées ; ce qui ne permet pas de régénérer la flore intestinale, mais seulement d’entretenir des conditions de pH bénéfiques à l’intestin.

Pour agir efficacement sur la microflore intestinale, plusieurs conditions doivent être réunies :

Il faut un ensemble de souches bactériennes éprouvées cliniquement et à caractères probiotiques complémentaires (capables de se développer dans le mucus et d’adhérer à la muqueuse intestinale, inhibiteurs de germes opportunistes et pathogènes, stimulant de l’immunité, etc.).
Il faut une population bactérienne élevée (1 milliard de bactéries est un minimum en dessous duquel l’effet est quasi nul ; 10 milliards est préférable et garantit une efficacité élevée lorsque votre flore intestinale est profondément déséquilibrée. Car il faut se rappeler qu’au cours de leur trajet dans le système digestif, les bactéries vont subir des inhibitions (pH gastrique, sécrétion biliaire) qui vont détruire les plus faibles d’entre elles.
Il est nécessaire d’y adjoindre un ensemble d’ingrédients qui vont permettre aux bactéries probiotiques de se fixer et de se développer rapidement dans l’intestin (calcium, magnésium, manganèse, acides aminés, lactoferrine, phospholipides, qui sont doués chacun de propriétés particulières).
Le tout doit être conservé sous forme de poudre lyophilisée conservée en sachets étanches, sous atmosphère d’azote, à l’abri de la lumière, de l’oxygène de l’air et de l’humidité. Pour cela les sachets comportent trois couches (polyéthylène – aluminium – polyéthylène) qui assurent une excellente imperméabilité tout en évitant le contact entre les bactéries et l’aluminium qui a un caractère toxique.


Comment ne pas gâcher d’argent avec les probiotiques

Des centaines d’euros sont gâchés chaque année par des personnes qui prennent des probiotiques, mais les avalent au mauvais moment, ce qui réduit leur efficacité à presque rien :

Les lecteurs de S&N le savent : les probiotiques sont largement détruits par l’acidité d’un estomac fermé, c’est-à-dire au moment où celui-ci produit beaucoup du suc gastriques (riche en acide chlorhydrique) pour digérer les aliments.

Il est donc très important d’avaler les probiotiques lorsque l’estomac est vide, autrement dit le matin au moment où vous vous levez. Le pH de votre estomac est alors proche de la neutralité. Mais plus important encore, la porte qui ferme votre estomac (le pylore), et qui empêche la nourriture de passer dans l’intestin avant qu’elle ne soit digérée, est ouverte à ce moment-là.

Il convient donc de diluer le probiotique en poudre dans un verre d’eau tiède à environ 35 °C (pour raviver les bactéries, sans les tuer ni par l’eau froide, ni par l’eau chaude), puis d’avaler le contenu du verre qui passera directement dans votre intestin, à travers le pylore ouvert ! Vos probiotiques resteront sains et saufs. Ils pourront ensuite voyager tranquillement le long de votre intestin grêle, pour arriver à destination, dans votre colon, où ils pourront poser leurs valises, s’installer… et avoir beaucoup d’enfants.

Vous constaterez d’ailleurs qu’en Inde, on consomme une forme particulière de lait fermenté appelé lassi, très riche en probiotiques. Ce lait fermenté se boit avant le repas, et vous savez maintenant pourquoi.

La querelle du Bifidus

Certaines personnes se méfient aujourd’hui des probiotiques à cause d’une campagne menée contre les fabricants de yaourts au bifidus. Des chercheurs se sont en effet aperçus que la flore intestinale des personnes obèses contient une quantité anormalement élevée de bifidobactéries (bifidus actif).

Des messages circulent depuis, sur Internet, qui expliquent que les probiotiques sont utilisés dans les élevages industriels pour faire grossir les cochons, et qu’en consommer entraînerait chez l’être humain les mêmes conséquences. Mais, comme dans toute polémique, il y a de vrai et du faux.

En fait, les bactéries de type « bifidus » sont importantes et bénéfiques chez les nourrissons et les très jeunes enfants. Des études ont montré que les populations d’enfants allergiques présentent une flore intestinale moins riche en bifidobactéries que les enfants non allergiques.Mais plus tard, avant l’adolescence, il reste bon de n’en consommer qu’occasionnellement, d’où le soulagement intestinal que beaucoup d’enfants et d’adultes ont éprouvé en consommant leurs premiers yaourts au bifidus actif.

Cependant, consommer quotidiennement des yaourts au bifidus risque de déséquilibrer la flore et de favoriser la prise de poids. Les mêmes réserves s’appliquent aux laits fermentés sucrés, mais cette fois, c’est le sucre ajouté que contiennent ces produits qui pose problème, car les enfants qui en consomment souvent risquent de prendre du poids de façon irréversible.

Quelle marque choisir

Pour nous résumer, ma conviction est qu’il faut rechercher un produit s’approchant le plus possible des critères que j’ai énoncés ci-dessus, à savoir :

comporter au moins 5 souches bactériennes aux performances probiotiques avérées, et dont la concentration voisine 10 milliards de bactéries par prise quotidienne ;
contenir des prébiotiques (oligosaccharides) et les facteurs de croissance (minéraux, oligoéléments, vitamines, acides aminés) qui vont stimuler le développement des bactéries probiotiques une fois qu’elles arrivent dans le côlon ;
fournir aussi des substances participant à la régénération de la muqueuse intestinale (phospholipides, lactoferrine, immunoglobulines issues du colostrum, glutamine, vitamines du groupe B) ;
se présenter sous forme de poudre, conditionnée en sachet étanche sous atmosphère d’azote, afin d’en assurer une longue conservation, même sans précautions particulières au cours d’un voyage.
Et surtout, être fabriqué partir des ingrédients les plus biodisponibles, indépendamment de leur prix de revient.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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