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 DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI

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VeroV
Tata Hard Rock!


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MessageSujet: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Mer 31 Juil 2013, 15:25

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article de Nounounature

Bien souvent, quand on parle de maternage, c'est la surenchère. Maternez-vous vos enfants ? Sous-entendu : allaitez-vous, portez-vous, cododotez-vous ? Liste non exhaustive bien entendu. Rappelons que par définition, le maternage est "[l']ensemble de soins courants qu'une mère, ou la personne qui la remplace, prodigue à un nourrisson." Et ce n'est pas moi qui le dit, mais mon Petit Larousse Illustré. Nul part ne sont mentionnés l'allaitement maternel, le portage, le cododo, les couches lavables...

Entendons-nous bien tout de suite avant que le débat ne parte en cacahuète : il n'est pas question de dénigrer ces pratiques, loin de là. Mais de commencer par nommer correctement ce qui doit l'être : on parlera plutôt de "maternage proximal", puisque l'allaitement, le portage et le cododo ont pour but de favoriser la proximité mère-enfant. Et si on parle plutôt couches lavables et petits pots bio, on pourrait dire "maternage écologique" (ou naturel, c'est comme vous voulez).

Et puis on pourrait aussi dire que la coupe est pleine qu'on s'en fiche ! Et que toutes les mères qui s'occupent de leurs enfants maternent, point barre, cf le dictionnaire ^^ On se bat contre les étiquettes données aux enfants (lire Faber & Mazlisch pour approfondir la question) qui enferment, limitent et culpabilisent. Et les étiquettes collées aux mamans, on y pense deux minutes ? "Ah tiens, celle ci porte son bébé et cododote, mais elle ne l'allaite pas... Bouh, mauvaise mère, ce n'est donc pas une vraie maman maternante ! Et elle non mais regardez la : elle allaite, elle prépare des petits pots bio, et elle ose porter en "Babybeurk"... Pfff mais où va-t-on !"

Sans cesse on s'observe, on se jauge, on se juge... On critique, on condamne. Et on ne s'épargne pas forcément soi-même non plus. "Et si je le sèvre maintenant, l'allaiter n'aura servi à rien : je dois continuer. J'ai foiré mon allaitement, je ne suis pas une vraie mère. Mon dieu, j'ai donné une fessée, il va être traumatisé à vie. Et si je le laisse à ma mère une semaine, quelle mère indigne je ferais..." En général, on ne se fait pas la réflexion comme ça, genre pensées à voix haute du personnage principal de la série télé. C'est plus flou, plus insidieux. Ça prend la forme sournoise de la culpabilité qui grignote, de la fatigue qui s'installe, des cris de plus en plus fréquents. De l'épuisement qui gagne, parfois jusqu'au burn-out.

Porter son enfant, c'est génial. Le lait maternel est le meilleur aliment pour un bébé. Cododoter, c'est pratique et rassurant. La fessée est mauvaise pour les enfants. Les couches lavables sont meilleures pour la peau de bébé et pour l'environnement. Les petits plats bio maison sont plus sains que les petits pots industriels. Bien sûr. Tout ceci est vrai. Et peut être vécu avec bonheur pour la mère comme pour l'enfant. À un petit, tout petit détail près : les besoins de la mère ne peuvent être niés, oubliés, mis totalement de côté.

On parle énormément des besoins des bébés et des enfants. C'est un immense progrès par rapport à des siècles où ils n'étaient pas considérés comme des êtres à part entière. Il est sain et essentiel de les respecter, de faire au mieux pour y répondre. Et justement : une mère épuisée, qui se sacrifie toute la journée par peur de ne pas faire assez ou de faire faux, de causer un traumatisme irréparable à son enfant, peut-elle vraiment répondre à ses besoins ? Si à l'intérieur d'elle-même tout est prêt à exploser d'une minute à l'autre ?

Bon alors ma brave dame, on fait quoi ? On s'écoute, peut-être. Un peu déjà pour commencer. On écoute son cœur et pas seulement les bouquins pour être un bon parent qui peuplent notre bibliothèque. Et que l'on n'a d'ailleurs jamais le temps de lire, puisque quand bébé dort enfin, on a juste envie de s'affaler sur le canapé pour dormir ou se vider la tête devant une émission débile à la télé... Vouloir être un parent parfait à tout prix, c'est épuisant. Vouloir préserver son enfant de tout traumatisme, c'est impossible. Car quand ce n'est pas vous, c'est la famille, l'école ou la télé. On ne peut pas les enfermer dans une bulle ouatée. Alors bien sûr, on peut faire au mieux. Chercher à s'améliorer, reconnaître ses erreurs et avancer. Mais pas dans la culpabilité constante qui est un poison qui ronge.

Il n'y a pas de recettes miracles, nous sommes tous différents. Il y a des mères pour qui l'allaitement sera bien vécu jusqu'aux 4 ans de l'enfant. D'autres pour qui 3 jours sont déjà trop. Des mamans qui concilient avec bonheur cododo, repos et vie de couple. D'autres qui ne peuvent pas fermer l’œil de la nuit si bébé est dans leur lit. Respectons les, respectons nous. Les outils du maternage proximal ne sont "que" des outils. On peut élever des enfants épanouis sans forcément avoir le "pack complet". Moi par exemple c'est le massage : j'ai eu beau lire Frédéric Leboyer et trouver ça magnifique, je n'étais pas du tout à l'aise. Et mon bébé n'aimait pas du tout ça. C'est comme pour l'histoire du portage d'ailleurs : en Afrique ou ailleurs dans les tribus traditionnelles, vous croyez que la mère porte 8h par jour ? Elle est aidée par les autres femmes de sa tribu. Et elle n'est pas seule à se coltiner toutes les tâches ménagères, en plus de sa reprise de boulot qui approche. Et mine de rien, les bébés sont pas mal posés aussi.

Finalement comme en tout, l'excès nuit : non pas qu'on puisse "trop" allaiter, porter ou cododoter. Dans l'absolu, non. Du moment que l'on se sent bien. Et se sentir bien, cela passe par prendre du temps pour soi, accepter de déléguer, de se faire aider. Oser tirer son lait pour laisser bébé deux heures au papa, le temps de juste sortir prendre l'air ou aller se faire masser pour décompresser. Accepter que parfois, on ne pourra pas répondre aux besoins de bébé dans la minute et que non, le prendre avec soi dans la salle de bain pour se laver en lui parlant pour le rassurer ne va pas le traumatiser, même s'il pleure quelques minutes. On lui fera un gros câlin après et si on n'a pas le choix (comprendre : personne pour prendre le relai) c'est toujours mieux que de craquer après deux mois à se négliger, en lui hurlant dessus qu'on n'en peut vraiment plus et qu'on le déteste. En sachant qu'on ne pourra en parler à personne, ne serait-ce que parce que la honte et la culpabilité sont trop fortes.

S'il y a bien une chose que mon travail et ma vie de maman m'ont appris, en plus du respect et de la tolérance des autres mères, c'est l'importance de prendre conscience de ses limites. Et de ses besoins. Trouver une juste mesure, un équilibre entre les besoins de chacun est non seulement vital pour soi, mais aussi pour ses enfants. Même si un adulte peut d'avantage différer ses besoins qu'un bébé immature cérébralement et émotionnellement, l'adulte ne peut pas non plus les différer éternellement. Sous peine d'être rappelé à l'ordre par son corps, sa tête et son cœur... Parfois violemment. En cherchant la perfection et en s'infligeant la souffrance de se nier constamment, non seulement on se fait du mal mais en plus on en fait involontairement à ses enfants, en étant "toxique" malgré soi. C'est quand même dommage d'en arriver là. Mais il n'est jamais trop tard pour redresser la barre et reprendre le cap.


Texte © Nounou Nature
Photo © projet famille en harmonie

(Si vous les utilisez, merci d'en citer la source : lien vers l'article facebook de Nounou Nature mais aussi lien source vers la photo.
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Annem
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Jeu 01 Aoû 2013, 18:47

:amore:  thumleft 

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vivi
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Jeu 01 Aoû 2013, 20:07

Moui. En tant que maman de 3 crapauds en bas age, ce genre de pavé farci de bons sentiments, comment dire???? Pour rester (très) soft, ca m'agace.
Sérieux.
Pourtant, ya des tas de choses dont je suis revenue sans culpabiliser pour ma faciliter la tache: oui, je leur donne du pot industriel parce que ca me gave de cuisiner tous les jours. Oui, je les laisse aussi hurler par terre quand je dois faire d'autres trucs à coté. Et non, je ne les porte pas tout le temps, et pour la dernière qui a même pas 8 mois j'ai réduit drastiquement les tetées à une le matin et une le soir (+ qq unes la nuit mais celles ci c'est juste pour rendormir tt le monde rapidement), parce que l'allaitement c'est bon et toussa mais là sérieux je sature. No culpabilité là non plus. Le ménage c'est approximatif, la serpillière c'est tous les 10 jours, et j'en passe.
MAIS
Malgré tout ca, mes journées se résument à surveiller à chaque minute, cuisiner avec un oeil vers le jardin un vers le salon. Faire la lessive, changer les couches, aller aux courses, ranger à peu pres la maison (surtt maintenant avec la crevette qui va à 4 pattes, faut qmm que ca soit à peu pres propre par terre). Et non, mes monstres ne veulent plus faire de sieste, en plus. J'ai des cris dans les oreilles en permanence. Et quand l'homme rentre, j'ai du boulot au labo.
Les trucs dont je reve, ca n'est plus des festivals, des voyages ou des randos. Ca serait juste pouvoir m'étendre sur une chaise longue, et bouquiner. Mais vraiment, sans être que le qui vive à me demander ce qu'ils font comme conneries. Mais à 3, 2 et 0,5 ans, on ne peut pas les laisser sans surveillance....
Résultat: ben je ne fais rien pour moi. Rien de rien. Oui, ca me travaille. Oui, j'en deviens hargneuse et je crie sur les mômes, et je vois bien que l'homme, c'est pareil, il gueule pis il s'en veut, mais c'est usant, de trop rares fois ils sont tous couchés à une heure décente et on s'affale sur le canap en nous disant "génial, un pti film idiot pour nous deux" et là, l'inévitable cri dans la nuit. Mais a t'on le choix?? Personne pour garder nos momes. Pour avoir des familles super impliquées ca se pose là hein. Moi j'ai coupé les ponts avec les miens, lui ses parents viennent 3 jour par an Rolling Eyes 
Du coup oui, c'est dur. J'ai l'impression que ma vie se résume à trimer sans le moindre loisir. Si peu de moments de vraie détente. Je cavale. J'encaisse les décibels, la fatique, la frustration de me perdre totalement dans un banal quotidien invariable d'un joru à l'autre. Ca me rend parfois dingue.
Et ce genre d'article à la c*n ca me fout en rogne dix fois plus. Genre "ménagez vous, reposez vous, pensez à vous". C'est soit des abrutis sans enfants qui pondent ca, soit des gens qui n'en ont qu'un. Sérieux, le prochain qui me sort "t'as une sale tete dis donc, tu devrais penser un peu à toi", je prends ce genre de papiers à la con et je lui fourre dans le é&-(ç_(-. Je vomis les bons sentiments à deux balles. Je suis crevée, ya rien à faire sauf attendre que les nains soient un peu moins des nains, n'en déplaise à tous ces pseudi-psys à deux balles. Et non, même si je dans en rond sous la pleine lune avec une plume dans le c*l en invoquant le dieux des parents qui ont besoin de se donner bonne conscience avec ce genre de lecture, je n'aurai pas de temps à moi, et je ne ferai rien de plus pour moi. Et l'homme non plus, car je vois bien les bonnes consciences me dire "mais partagez vous les taches, l'un garde les mômes, l'autre va au sport" --> ici on bosse 40h/sem les braves gens, et plus dans notre domaine, et ya pas de garderies, alors quand l'homme n'est pas au taf, oui il s'occupe des mômes, mais c'est mon tour d'aller au taf.
Et je ne reconnaitrai mes torts/la virulence de ma réaction QUE quand tous ces tacherons bouffis de bons sentiments me trouveront une vraie solution pour pouvoir NE PAS DENIER MES BESOINS.
Amen.
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VeroV
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Ven 02 Aoû 2013, 10:13

Vivi, ce genre d articles te renvoie juste la realite a laquelle tu es confrontée et te rappelle juste que l on ne doit pas subir sa vie mais a faconner a l image que nous la voulons. Cet article te derange parce que tu es dans la phase du être dedans, alors qu il faudrait prendre du recul. C est nous qui choisissons notre manière d apprehender notre vie, a defaut de changer de vie. Je sais pas.si je suis claire ?

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vivi
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Ven 02 Aoû 2013, 11:06

VeroV a écrit:
on ne doit pas subir sa vie mais a faconner a l image que nous la voulons

Oui ben justement. C'est le genre de phrase qui me fait bondir aussi. Avec les "quand on veut on peut" et autres du même accabit.
Pour l'instant je suis dans une phase difficile, et n'en déplaise à tous ces trucs psycho-bien etre gnangnan, hé bien je vois pas comment faconner ca autrement et je sais que ya que le temps qui y fera qqch.
Parce que le temps pour moi, ou mon couple, hé bien non, ya aucun moyen que je l'aie. Vraiment. Me reposer? C'est pareil. Là c'est la phase des défis: les enfants sont encore TOUS des bébés à surveiller constamment. Au travail, même si ca se passe bien, je ne perds jamais de vue que nous ne sommes, tous les deux, qu'en CDD. Et que c'est maintenant qu'on doit etre bons pour montrer qu'il faut nous garder par la suite. Donc je ne peux me permettre de glandouiller ni à la maison, avec les mômes, ni quand c'est l'homme qui a les mômes. Une journée ne fait que 24h et ces 24h là sont déjà sacrément trop remplies. Alors faconner ma vie.....rouleau rouleau rouleau rouleau rouleau rouleau rouleau rouleau  non quoi. Si j'avais la moindre solution, je l'aurais déjà prise. Je peux juste pas penser à moi là, même si c'est dur, mais c'est comme ca. De toute facon, je m'estime encore bien lottie, imagine débiter ce genre de foutaises à la fille qui s'est fait marier de force à 12 ans et qui a déjà une portée de 10 à 25 ans et trime du matin au soir, j'imagine sa tete devant les "mais siiiii, profite, ne t'oublie pas, faconne ta vie". Alors je peux essayer d'apprehender ma vie en me disant que crouler sous les taches, les mômes, dormir 3h par nuit et ne jamais penser à moi, c'est EXACTEMENT ce que je revais en étant môme, mais je ne pense pas avoir un tel pouvoir d'autosuggestion. En attendant je serre les dents et je subis et oui, ce genre d'article me fout en pétard.
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Sam 03 Aoû 2013, 01:45

Mais vivi c'était bien ton choix, votre choix d'avoir des bébés rapprochés ? Je me souviens t'avoir lu le dire. Avoir des enfants rapprochés ça a des côtés positifs et négatifs comme toute situation, non? Je comprend ta fatigue ton énervement et ton amertume car tu n'es pas une femme au foyer dans l'âme non plus, tu as besoin d'alberta l'extérieur d'avoir une vie professionnelle et sociale pour t'épanouir, mais en arrêtant ta thèse pour faire des bébés, tu savais un peu comment ta vie serait en stand by pendant quelques années , je ne dis pas ça pour te faire culpabiliser. Ni pour ajouter à ton énervement, mais juste pour que tj comprenne que c'est toi qui as façonné ta vie, certes c'est dur pour toi. je sais que tu es une femme énergique créatrice endurance pleine d'humour et c'est pour ça qu'il faut que tu pense à prendre soin de toi, je sais que c'est difficile moi aussi je suis très très souvent dépassée entre boulot maison et gosses, jamais temps pour moi, je me relaxe en faisant ménage ! Plus sérieux , juste prendre 5 minutes pour boire un café regardant les arbres c'est bon. Bisous vivi, prend soin de toi

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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Sam 03 Aoû 2013, 04:37

I love you  merci Véro...et pis....ben oui, je voulais des enfants rapprochés...mais pas tant d'un coup, quand même, c'est qu'il y a eu de la cannette pas plannifiée....bah, oui, on a choisi d'assumer et je ne doute pas que ca sera tres chouette dans qq années - si on a un CDI au moins et des enfants à peine plus grands qui réclament moins d'attention individuelle (c'est surtt ca le souci en fait, là, c'est que là, quand je commence à faire qqch avec l'un, l'autre va vouloir autre chose, genre je vais commencer à lire une histoire avec Alex, Luke va me grimper dessus pour autre chose, ou alors si les deux veulent miraculeusement le même jeu, bah y'aura Jane qui va faire une colère parce qu'on la pose, et ca ya pas grand chose à faire, ils sont encore trop petits et bien sur chacun veut de l'attention exclusive, ce qui devient vite un cauchemar car du coup sur les 3 yen a tjs un qui crie). Mais pour l'instant, purée, on galère.
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Sam 03 Aoû 2013, 09:13

On commence a souffler quand ils ont 3-4 ans je trouve . Lulu vient pas en vacances cet été ? Elle t aide pas un peu ?Faustine aadore jouer a l as maman de substitution

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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Sam 03 Aoû 2013, 10:22

Lucie, aider rambo ??? Si elle est là, mais quand elle est là, c'est juste de la démultiplication de bordel, et des cris indignés "mais pourquoi c'est moi qui dois ranger alors que Luke a joué aussi????" et bouderies à chauqe fois qu'on lui demande qqch, à hululer "mais pourquoiiiiiiiiii?"  Rolling Eyes parlons pas de sa chambre, qui est toute petite mais à chaque fois qu'elle part ca me met une journée à la nettoyer...bref...pour le coté maman de substitution, on repassera....bon ce qui est chouette c'est qu'elle aime bien lire des histoires à Alex le soir. Mais sinon, a plus de nains, a plus de bordel et de lessive gourdin et alors la Lulu, vaut pas mieux qu'Alex, faut se battre pour qu'elle se douche tous les jours, qu'elle change de culotte (véridique, hier je l'ai savonné et coupé les ongles car elle ressemblait à une sorcière, on a beau lui demander, on cause dans le vide, et tu sais ce qu'elle m'a dit quand j'ai fichu tous ses vetemenst au sale ???? "ah ben je vais devoir me résigner à prendre une culotte propre" rouleau ), qu'elle débarrasse au moins derrière elle et encore, le gros effort c'est eventuellement de mettre le bol au lave vaisselle, mais la cuillère et le lait renversé sur la table, c'est pour maman. Apparament son père galère tout autant....du coup moi j'ai laché l'affaire, les dernières fois qu'elle est venue, j'ai fait que crier dessus, c'est pas vivable non plus, alors tant pis je vais comme avec les petits: je rale piur l'hygiène et je nettoie derrière, et je vais ramasser son linge sale en boule dans sa chambre (là aussi, la dernière fois j'avais menacé de punition si je retouvais encore des culottes et chaussette sales par terre en rentrant dans sa chambre, résultat, qd elle est partie j'ai retrouvé un amas de sous vetements sales cachés sous son matelas et au fond de son placard rouleau )....pfff t'as bien de la chance que Faustine te file un coup de main, ici, même si ca s'arrange un tout petit peu, elle change pas tant que ca la miss, ca reste la princesse à servir sous peine de colères et claquements de porte gourdin 
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Sam 03 Aoû 2013, 11:57

vivi a écrit:
ca reste la princesse à servir sous peine de colères et claquements de porte gourdin 

je te rassure, la mienne est pareille   ma belle-mère me l'a ramenée hier en me disant qu'elle était insupportable Shit qu'elle avait été odieuse coléreuse hystérique tyrannique....  en même temps c'est ce que ma belle-mère attend d'elle, à toujours valoriser marius et à me débiner et à dénigrer faustine devant ma meilleure amie Neutral qui est gentil et sage lui   par devant mais qui fait ses coups par en-dessous

Faustine aide pas mal dans l'ensemble même si depuis le début des vacances (= depuis que marius est là depuis fin juin) elle n'en fait pas lourd, à part jouer à la DS et regarder la télé.
Mais bon, pourquoi débarasserait-elle, mettrait-elle la table, prendrait-elle sa douche alors que marius ne le fait pas ?

quoi ? ma fille est insolente ? ne dit pas bonjour ? ben en même temps je crois que son père ne daigne même pas se lever le cul de l'ordinateur pour saluer ma propre mère quand elle vient.

quoi ? ma fille est bordélique ? ben en même temps, c'est pas son père qui laisse ses chaussettes et son calbut sales par-terre dans la salle à manger ?


ce qui me travaille le plus, c'est de voir que les deux grands déteignent sur le petit Sad

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vivi
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Sam 03 Aoû 2013, 13:10

Sad  c'est sur que l'exemple de Marius et de son père, ca aide pas...Ici c'est même pas mon ex qui est à blamer, je sais qu'il est bordélique mais je sais aussi qu'il essaye de cadrer sa fille, j'ai entendu qu'il en était à afficher les regles de la maison en gros dans le salon, avec en tête de liste "je change de culotte tous les jours" et autres "je debarasse la table derrière moi", mais d'apres ses dires, de temps en temps il pousse vraiment une grosse gueulante et apres ca va....pendant 10 jours, avant que le naturel reprenne le dessus. C'est vraiment Lulu qui est comme ca, même pas l'exemple de frere ou soeurs enfants-rois....du coup moi c'est un peu l'inverse, les petits sont encore assez conciliants quand je demande des trucs simples, par contre apres chaque séjour de Lucie Alex devient insolente au possible, commence à hurler et me renvoyer ch*** quand je lui demande de ranger ses peluches dans le coffre, ou faire des colères quand je lui refuse du jus de fruit (chose qu'elle fait certes un peu en temps normal, mais amplifié +++ par la présence de sa soeur). Y'a de la réeduc aux regles severe apres chaque vacances  
Et pour Lucie, lui demander quoi que ce soit, c'est injuste, car ya les autres enfants. Elle ne se rend pas compte que Luke et Alex sont encore petits....desfois elle joue avec Alex dans sa chambre, elles me déballent tout, je demande de ranger, et j'ai droit à "oui mais je veux pas ranger toute seule", bien sur Alex rencherit et alors elle avec ses 3 ans quand elle s'obstine ya rien à faire et là Lucie part dans les "hmmmmm d'abord, je vois pas pourquoi je devrais ranger le plus gros alors qu'elle a joué aussi" et quand j'explique que c'est parce elle peut aussi à son age faire un petit peu à la maison, parce que moi je me farcis la cuisine, le ménage, les lessives, c'est tjs les bouderies Evil or Very Mad Evil or Very Mad 
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Kinou
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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Mer 28 Aoû 2013, 15:09

je trouve que ce texte est juste... le maternage proximal est parfois aliénant et la culpabilité n'est pas loin quand on se met des limites.

Il faut savoir dire non. J'apprends aussi ça depuis pas si longtemps que ça et tout le monde s'en porte très bien?

merci de l'avoir posté en tout cas

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MessageSujet: Re: DU MATERNAGE PROXIMAL ET DE LA CULPABILITÉ DES MÈRES : OSER PENSER AUSSI À SOI   Aujourd'hui à 12:16

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