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 les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel

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Poire belle Hélène
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MessageSujet: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 12:16

Que soigne t'on avec le lait maternel ?

Je viens de lire qu'Annem avait fait les soins du cordon ombilical avec son lait. d'ailleurs Annem si tu pouvais nous dire comment tu t'en aies servi ce serait bien.

Et comme ce n'est pas la première fois que je lis que notre lait soigne bcp de chose j'aimerais que vous notiez ici votre expérience en la matière car ce serait bien utile pour bcp de maman moi la première Mr. Green Mr. Green

Merci bcp. Bises. Hélène reine
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Annem
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 12:31

ben pour le cordon, je l'ai utilisé en remplacement de l'alcool ou de l'éosine. j'ai mis de l'alcool dessus 2 fois en une semaine. une fois au 2e jour de vie pour le désinfecter, et une fois le jour où il est tombé pour assécher la plaie du nombril qui pouvait rester et désisnfecer dans la profondeur. le reste du temps, à chaque change, je tirais un tout petit peu de lait dans un bol (genre trois ou quatre giclées), je le prenais dans une mini-seringue (achetée en pharmacie) et je l'envoyais sur l'endroit ou le cordon était attaché. une ou deux fois par jours, je trempais le bout d'un coton tige dans le lait et je passais le coton tige dans le nombril autour du cordon. il y a plein d'agent anti-infectieux dans le lait. ça a permis au cordon de se détacher sans que ça pique bibou et sans courir le risque que ça s'infecte. en 3 jours il était tombé.

j'ai aussi utilisé mon lait en complément de l'huile de germe de blé pour la cicatrisation de ma déchirure (3points) et en 48 heures c'était cicatrisé à plus de 80%.

sinon, reste la classique utilisation dans le nez de bibou pour le rhume et dans ses oreilles pour l'otite (testé il y a une dizaine de jorus sur ethan et c'est très efficace)

je m'en suis aussi servi pour une gastro d'ethan après son sevrage et en ce moment, je lui en donne énormément parce qu'il a une angine et ne veut pas manger grand chose mais il accepte de prendre mon lait au verre. au moins, c'est toujours ça de pris.

il m'est arrivé quand on se promenait dans les champs et qu'ethan se faisait mal de lui mettre quelques goutes de lait sur sa plaie. je ne sais pas si ça enlevait sa douleur où si c'était psychologique (comme les bisous sur les bobos ;) mais en tous cas, à chaque fois, il ne se plaignait plus ensuite.

dernière utilisation en date : la brioche... j'en ai vraiment trop...

on peut aussi en donner à un biboub constipé même une fois sevré et il y a des chances pour que ça le régule parce que le lait maternel est plus ou moins laxatif selon les femmes, surtout le lait de transition. (ça aussi je l'ai bien vu sur ethan... Rolling Eyes )

voilà pour ce que j'ai testé. bonne idée ce post hélène !
à vous les filles !

annem ^_^/

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Carelle
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 13:05

Et tu fais les soins avec du lait de début de tétée ou de fin de tétée???
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Kinou
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 13:40

Bonjour et merci pour ce post qui m'interesse beaucoup!

POur le rhume et l'otite, combien peut-on mettre de gouttes dans le nez et les oreilles? (j'ai une pipette compte goutte)

Je voudrais le faire pour Axel qui est malade I love you

Merci

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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 13:46

Pour le rhume, je remplissais une pipette de serum physiologique vidé et je faisais un lavage de nez avec la pipette. Je trouvais que bb était moins agressé qu'avec le serum phy. Pour l'otite, je ne sais pas.....
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Kinou
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 13:49

magali a écrit:
Pour le rhume, je remplissais une pipette de serum physiologique vidé et je faisais un lavage de nez avec la pipette. Je trouvais que bb était moins agressé qu'avec le serum phy. Pour l'otite, je ne sais pas.....
Tput une pipette? affraid

J'y ai jamais mis plus de 2 ou 3 gouttes dans le nez Confused

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VeroV
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 13:57

Kinou a écrit:

Toute une pipette? affraid

J'y ai jamais mis plus de 2 ou 3 gouttes dans le nez Confused

une goutte ou deux en soin quotidien, si tu veux, pour nettoyer et hydrater les muqueuses nasales.
et une pipette quand bébé est enrhumé, de manière à ce que le liquide passe d'une narine pour ressortir par l'autre et entraine les secretions (attention mettre la tête de bébé tournée de côté)

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Kinou
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:00

veroV a écrit:
Kinou a écrit:

Toute une pipette? affraid

J'y ai jamais mis plus de 2 ou 3 gouttes dans le nez Confused

une goutte ou deux en soin quotidien, si tu veux, pour nettoyer et hydrater les muqueuses nasales.
et une pipette quand bébé est enrhumé, de manière à ce que le liquide passe d'une narine pour ressortir par l'autre et entraine les secretions (attention mettre la tête de bébé tournée de côté)
Bon, là il est enrhumé et pris... donc, je mets du lait dans une seule narine, et toute une pipette, c'est çà?

Et est-ce qu'on doit se servir du mouche bébé? j'arrive presque rien à enlever mais j'ai l'impression que çà lui fait du bien, je l'ai essayé cette nuit, car il s'etouffait presque, heureusement que je l'ai entendu Sad

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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:06

comme il est petit tu peux mettre une demi pipette de serum ou de lait dans une narine puis l'autre moitié dans la deuxième narine.
tu le redresses pour que le liquide s'écoule. puis tu aspires au mouche bébé (le liquide permet de fluidifier les sécretions). faut aspirer assez fort sinon on décolle rien.

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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:07

Kinou a écrit:

Bon, là il est enrhumé et pris... donc, je mets du lait dans une seule narine, et toute une pipette, c'est çà?


Bin tu tourne la tête de ton bébé sur un côté tu pshitt la moitié de la pipette dans la narine du haut, tu attend que ça colle en bas, puis tu tourne la tête d'Axel de l'autre côté et tu pschitt la fin de la pipette.
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:10

oui, oui....je voulais dire une pipette pour les 2 narines.
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Annem
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:11

carelle : début ou fin, peu importe. le lait de fin de tt est plus concentré
en graisses mais pour les agents antiinfectieux, ça se vaut.

kinou : oui, toute une pipette ou en tous cas, l'équivalent si tu n'arrives pas à la remplir. c'est pas toujours évident et c'est pour ça que je trouve les mini seringues plus pratiques...
pour l'oreille c'est l'équivalent d'une giclée à la fois, ce qui doit faire à peu près 1/2 pipette...
et oui, tu peux utiliser le mouche bb avant et après.

tant que j'y suis, j'ai oublié l'utilisation sur les crevasses des mamelons à la fin de chaque tt (à compléter par autre chose si crevasses très profondes) et sur les fesses rouges, une fois par heure environ jusqu'à ce que les rougeurs diminuent. ça marche pour les rougeurs dûes à l'acidité des urines ou des selles, mais pas trop pour celles des dents. je ne sais pas pourquoi.
j'ai aussi oublié les yeux : début de conjonctivite ou poussière dans l'oeil ou même yeux rouges de fatigue. et je l'ai testé sur un début d'orgelet un soir, il n'y avait plus rien le lendemain. coïncidence ou non, mystère...

annem ^_^/

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VéroniqueR
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:20

Je me suis servie de mon lait pour une vilaine brulure sur la main. En premier cela m'a fortement attenué la douleur, la cicatrisation s'est faite en trois jours (je mettais trois fois par jour une compresse sterile imbibé de mon lait pendant 10 minutes) et le mieux pas de cicatrice alors que la brulure n'etait vraiment pas belle et que mon homme voulait m'emmener aux urgences.

Véronique
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:26

Ben dis donc...je suis épatée moi Shocked
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Kinou
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:31

merci pour les précisions!

reste plus qu'a remplir une pipette, çà c'est une autre histoire Confused Mr. Green

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Annem
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:38

Kinou a écrit:
merci pour les précisions!

reste plus qu'a remplir une pipette, çà c'est une autre histoire Confused Mr. Green

tire un peu de lait dans un récipient assez profond mais assez large , mets ta pipette vide quasiment à l'horizontale dedans et presse dessus pour faire entrer le lait dedans. même si tu en fais deux moitiés, le compte y sera.

annem ^_^/

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Kinou
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mer 04 Jan 2006, 14:41

merci du truc annem ;) je te dirai!

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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Dim 22 Juil 2007, 09:00

1. Utilisation des IgA extraites du colostrum et du lait humain


Secretory immunoglobulin A obtained from pooled human colostrum and milk
for oral passive immunization. CB Carbonare, SB Carbonare, MM
Carneiro-Sampaio. Pediatr Allergy Immunol 2005 ; 16(7) : 574-81.
Mots-clés : IgA, colostrum, lait humain.


La mise en œuvre d’une immunisation passive peut être utile en cas
d’immunodéficience ou lors de certaines pathologies infectieuses, mais
habituellement les gammaglobulines ou le sérum hyper immun sont
administrés par voie parentérale. Cela permet une bonne immunisation
systémique, mais la protection au niveau des muqueuses est faible.
L’administration par voie orale d’IgA sécrétoires, parfaitement adaptées
à la protection des muqueuses, serait donc préférable.

Le but de cette étude était d’obtenir une préparation d’IgA sécrétoires
à partir de colostrum et de lait humain. Le produit obtenu a été testé
sur le plan de sa pureté, de son activité biologique contre des
antigènes bactériens et des toxines, et de ses capacités d’inhibition de
la fixation bactérienne sur les cellules épithéliales. Le taux le plus
élevé d’IgA et la meilleure purification ont été obtenus à partir de
colostrum. Le concentré d’IgA obtenu conservait des propriétés
biologiques similaires aux propriétés originelles du colostrum sur le
plan de l’efficacité contre divers antigènes, et de l’inhibition de la
fixation d’un Escherichia coli entéropathogène sur les cellules. Cette
étude montre qu’il est possible d’obtenir des IgA sécrétoires à partir
du colostrum et du lait humain, que l’on peut ensuite administrer par
voie orale. Un tel traitement pourrait être très utile pour le
traitement de pathologies infectieuses gastro-intestinales chez des
patients immunodéprimés.




2. Impact du lait humain et de la spermine sur les lésions dues au stress
oxydatif



Effets of human milk and spermine on hydrogen peroxide-induced oxidative
damage in IEC-6 cells. H Shoji et al. J Pediatr Gastroenterol Nutr 2005
; 41(4) : 460-5. Mots-clés : lait humain, spermine, stress oxydatif.


Le stress oxydatif est l’un des mécanismes en jeu dans la pathogenèse de
certaines maladies graves survenant en période néonatale. Le lait humain
contient des substances bioactives agissant en tant qu’anti-oxydants,
comme par exemple des polyamines telles que la spermine. Les auteurs ont
étudié les propriétés anti-oxydantes du lait humain et de la spermine
sur une culture de cellules épithéliales.

Des cellules épithéliales intestinales ont été incubées avec des
dilutions au 100ème de lait humain écrémé, de lait de vache, et de 3
marques de lait industriel pour nourrisson, et ce pendant 24 heures.
Elles ont ensuite été exposées à de l’eau oxygénée (0,5 mM pendant 30
mn) pour induire un stress oxydatif dans les cellules. On a ensuite
évalué les réactions cellulaires.

Le taux de survie était le plus élevé dans la culture cellulaire incubée
avec du lait humain (50%) ; seulement 6% des cellules incubées avec du
lait de vache ont survécu, et 13 à 16% des cellules incubées avec du
lait industriel. Pour ce qui concernait les cultures cellulaires
incubées avec de la spermine (0,5, 1 ou 5 µm de spermine), les cultures
témoin incubées avec du lait humain étaient celles où le taux de survie
cellulaire était le plus important (44%), tandis qu’il était
respectivement de 12,6%, 13,1% et 22,2% avec les divers taux de
spermine, contre 7% dans les cultures témoin.

Les auteurs concluent que la spermine, et plus encore le lait humain,
permettent d’abaisser significativement l’impact d’un stress oxydatif,
tandis que le lait de vache et le lait industriel n’ont pas cette
propriété. Le lait humain peut donc agir comme un anti-oxydant au niveau
du tractus digestif de l’enfant, et protéger la muqueuse digestive
vis-à-vis d’un stress oxydatif.






3. Utilisation du lait humain chez un adulte immunodéprimé

An extraordinary odyssey to health ! K Farmer.


Ce pompier américain était très souvent malade depuis sa petite enfance
(fréquentes otites, allergies…), et avait donc subi de nombreux
traitements antibiotiques. Avec les années, il était devenu asthmatique.
Il a subi un accident qui a provoqué une rupture hépatique, qui s’est
surinfectée. Il a été hospitalisé à de nombreuses reprises pour le
traitement de cette infection qui non seulement récidivait
régulièrement, mais induisait des infections à distance (conjonctivite
persistante, pneumonie, endocardite…) jusqu’au jour, 2 ans après
l’accident, où on lui a dit que les germes responsables de ces
infections étaient malheureusement devenus résistants à tous les
antibiotiques connus.

Il s’est alors tourné vers les médecines alternatives. Il a modifié son
alimentation, et a commencé à prendre divers suppléments nutritionnels.
Son état de santé s’est amélioré, mais son système immunitaire restait
profondément déprimé, en dépit des thérapies de chélation, de la prise
de vitamines en IV, des traitements chiropractiques… Et un jour, un
immunologiste lui a suggéré d’essayer de prendre du lait maternel ; il
avait en effet lu un article sur le don de lait humain pour le
traitement d’une immunodépression chez des adultes.

L’auteur a fait part de cette suggestion à son médecin traitant. Ce
dernier lui a fait une ordonnance pour du lait maternel, qu’il a porté
au lactarium local. Une semaine plus tard, la prescription était
approuvée, et il a reçu son premier échantillon de lait maternel. Comme
il n’existait aucun protocole pour ce type d’utilisation du lait humain,
il a donc commencé à prendre au hasard environ 115 ml par jour 4 jours
par semaine. Il a pris la première dose le matin à jeun, accompagné
d’enzymes digestives prescrites par le médecin.

Au bout de 6 semaines de prise de lait humain, il a constaté une nette
amélioration de son état de santé. Il a pu reprendre son travail à temps
plein. 3 mois après le début du traitement, il s’est blessé à l’épaule
dans le cadre de son travail, et la plaie s’est gravement infectée en
l’espace de quelques heures. Le médecin lui a recommandé d’augmenter la
consommation de lait humain à 115 ml 2 fois par jour, et d’appliquer du
lait humain sur son épaule 3 fois par jour. Au bout de 24 heures,
l’infection locale commençait à régresser, et elle a guéri en une
semaine. L’auteur a de même commencé à mettre du lait humain dans ses
yeux, avec pour résultat la disparition de sa conjonctivite purulente
chronique ; il s’en est pulvérisé dans les narines, ce qui a induit la
disparition des sinusites chroniques et des otites en l’espace de 2
semaines. Son bilan immunologique est progressivement revenu à la normale.

Il a actuellement cessé de prendre quotidiennement du lait humain. Il en
prend uniquement lorsqu’il lui arrive d’être malade, ainsi qu’en cures
occasionnelles pour stimuler son système immunitaire, à faible dose.
Cela lui permet, lorsqu’il présente un quelconque problème infectieux,
de guérir rapidement au lieu de voir les infections traîner pendant des
mois comme auparavant. Il est profondément reconnaissant aux centaines
de mères dont le lait l’a aidé à guérir. Il donne régulièrement des
conférences auprès de professionnels de santé pour exposer son cas. Il
souhaite faire passer le message suivant, sur l’importance vitale du
lait humain : « Si la prise de juste 115 ml de lait humain 4 fois par
semaine a permis à un adulte de 85 kg de reconstruire son système
immunitaire, pensez à ce que cela fera à un bébé de 5 kg – ou à un
prématuré de 1 kg – de recevoir cette quantité et plus tous les jours. »






4. Utilisation d’une protéine provenant du lait humain pour le traitement
des papillomes


Treatment of skin papillomas with topical a-lactalbumin-oleic acid. L
Gustafsson, H Leijonhufvud, A Aronsson, AK Mossberg, C Svanborg. N Engl
J Med 2004 ; 350 : 2663-72. Mots-clés : papillomes, a-lactalbumine,
HAMLET, lait humain.

Les papillomes sont des tumeurs cutanées et muqueuses formées de
kératinocytes sous l’influence du human papilloma virus (HPV). Les
tumeurs cutanées sont presque toujours bénignes, mais les tumeurs
muqueuses peuvent se cancériser. C’est par exemple le cas des papillomes
du col de l’utérus. Les auteurs ont identifié une protéine du lait
humain, l’a-lactalbumine, qui peut être transformée en « a-lactalbumine
humaine rendue létale pour les cellules tumorales » (HAMLET). Sous cette
forme, cette molécule détruit spécifiquement de nombreuses molécules
tumorales in vitro, sans toucher aux cellules saines. Le but de cette
étude clinique randomisée en double aveugle était d’évaluer son impact
sur le HPV.

40 personnes présentant des papillomes à HPV résistants aux traitements
conventionnels ont participé à cette étude en 2 phases. Pour la
première, elles ont été réparties en 2 groupes : les personnes du groupe
cas (6 hommes et 14 femmes) ont appliqué sur leurs papillomes une
préparation de HAMLET quotidiennement pendant 3 semaines ; le groupe
témoin (9 hommes et 11 femmes) a appliqué un placebo suivant le même
protocole. Pour la seconde phase, qui a débuté 2 mois après la fin de la
phase précédente, 34 de ces personnes (17 du groupe étudié et 17 du
groupe témoin, toutes ignorant à quel groupe elles appartenaient dans la
phase précédente) ont appliqué pendant 3 semaines une préparation de
HAMLET. Chez toutes ces personnes, les papillomes ont été photographiés
et mesurés (diamètre, volume) à l’entrée dans l’étude, puis toutes les
semaines pendant le traitement, 1 et 2 mois après la fin du traitement,
et enfin environ 2 ans après la fin de l’étude pour un suivi à long
terme sur les 38 personnes qui ont pu être revues au bout de ce délai.

Au bout des 3 semaines de la première phase, le volume des papillomes
avait diminué de 75% et plus chez les 20 personnes du groupe cas, pour
88 des 92 papillomes totalisés par ces personnes. En revanche, une
diminution de volume des papillomes n’était constatée que chez 3 des 20
personnes du groupe témoin, pour 15 des 74 papillomes totalisées par ces
personnes. Chez les personnes du groupe témoin, on a constaté une
diminution du volume des papillomes de 82% pendant la seconde phase de
l’étude. Chez les personnes du groupe étudié, on a constaté une baisse
supplémentaire du volume des papillomes pendant la seconde phase.

Chez les 38 personnes revues au bout de 2 ans, tous les papillomes
avaient disparu chez 32 personnes ; 3 d’entres elles avaient participé
uniquement au groupe témoin de la première phase ; parmi les autres,
celles qui avaient appliqué la préparation d’HAMLET pendant 6 semaines
avaient constaté une disparition plus rapide des papillomes que celles
qui en avaient appliqué pendant 3 semaines (2,4 mois en moyenne contre
9,9 mois). Chez les 6 personnes qui présentaient encore des papillomes,
47% des papillomes avaient disparu. Aucun effet secondaire n’a été
constaté chez les personnes étudiées.

Cet impact de l’a-lactalbumine a été découvert par hasard, suite à
l’exposition de cellules cancéreuses à du lait humain traité à pH bas
(conditions de digestion dans l’estomac). Après purification, l’activité
de destruction des cellules cancéreuses a pu être attribuée à
l’a-lactalbumine sous une forme spatiale spécifique. La stabilisation de
cette forme spatiale a pu être obtenue par la liaison avec l’acide
oléique. La molécule ainsi obtenue pénètre uniquement dans le noyau des
cellules anormales et en détruit la chromatine. Elle élève aussi la
concentration intracellulaire de calcium, ce qui stimule la
différenciation des kératinocytes. L’HAMLET pourrait induire la mort des
cellules dont la prolifération est anormale, ou remettre en route le
programme de différenciation qui est stoppé dans les cellules du
papillome. Des études in vitro sont nécessaire pour éclaircir le
mécanisme d’action de l’HAMLET. Quoi qu’il en soit, non seulement
l’a-lactalbumine est une molécule bénéfique pour les enfants allaités,
mais elle représente une thérapeutique potentiellement très prometteuse
pour le traitement des tumeurs de par son action sélective sur les
cellules anormales.


Dernière édition par le Dim 22 Juil 2007, 09:06, édité 1 fois
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VeroV
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Dim 22 Juil 2007, 09:00

5. Utilisation du lait humain : trois cas

Stories of success : the use of donor milk is increasing in North
America. MR Tully, L Lockhart-Borman, K Updegrove. J Hum Lact 2004 ;
20(1) : 75-77. Mots-clés : utilisation du lait humain, lactarium,
pathologies.


Le lait humain a été utilisé avec succès pour traiter diverses
pathologies chez des enfants. Les auteurs présentent
3 cas d’utilisation de lait humain provenant d’un lactarium pour traiter
des enfants présentant des problèmes spécifiques. En 2002, plus de 300
enfants et 15 adultes ont reçu du lait humain provenant des 6 lactariums
américains et du lactarium canadien.

Lyla est née à 39 semaines, avec un syndrome vélocardiofacial (ou
syndrome de DiGeorge, ou microdélétion 22q11). Il associe dans sa forme
complète une cardiopathie congénitale de type conotroncal, une fente
palatine ou une insuffisance vélaire, une dysmorphie faciale, une
hypoplasie du thymus et des parathyroïdes, et un retard mental. En
raison des anomalies buccales, le bébé ne pouvait pas être mis au sein,
et la mère a commencé à tirer son lait pour le donner à son bébé à
l’aide d’un biberon spécial. L’état de santé de l’enfant a nécessité de
fréquentes hospitalisations, et la sécrétion lactée de la mère a baissé.
De nombreux laits industriels pour nourrissons ont été utilisés, mais
l’enfant ne les tolérait pas (vomissements, selles sanglantes, perte de
poids). Du lait humain provenant d’un lactarium a été introduit alors
que le bébé avait 5 semaines, et son état clinique s’est alors
rapidement amélioré. A 3 mois, Lyla en recevait environ 1 litre, et 680
ml à 6 mois. Les solides ont été introduits à 8 mois, et l’enfant s’est
avérée être allergique à la cacahuète. A 17 mois, elle tolérait
suffisamment bien l’alimentation solide pour que le don de lait humain
soit stoppé. A L’âge de 2 ans, son état est satisfaisant, bien meilleur
que ce qui était prévisible, en particulier à cause des problèmes
immunitaires liés à l’hypoplasie du thymus. Le lait humain qu’elle a
reçu lui a apporté des anticorps particulièrement utiles dans son cas,
et a éventuellement favorisé son développement neurologique.

Grace est née à 28 semaines, la première de triplés, en dépit de
l’hospitalisation de la mère (les 2 autres enfants sont nés à 35
semaines et 4 jours). Elle pesait 670 g. Elle a été nourrie avec du lait
humain provenant d’un lactarium, jusqu’au moment où la mère a pu
commencer à tirer son lait après la naissance des autres enfants. Elle a
reçu du lait provenant de mères de prématurés jusqu’à 34 semaines d’âge
gestationnel, puis du lait de mères ayant accouché à terme par la suite.
A 8 semaines, elle pesait 1815 g et prenait 55 à 85 g de lait humain par
repas.

Shea est né à terme, mais a passé ses 6 premiers mois de vie à l’hôpital
en raison d’une intolérance au lait industriel, avec reflux, stagnation
staturo-pondérale, et syndrome de malabsorption. Une chirurgie de
correction de sa malrotation intestinale, effectuée à 7 semaines, a
amélioré la symptomatologie sans la supprimer. L’enfant ne tolérant
absolument aucun lait industriel, il a commencé à recevoir du lait
humain à partir de 6 mois. A partir de ce moment, son état s’est
considérablement amélioré. A l’âge de 18 mois, il reçoit toujours du
lait humain, et on ignore pendant combien de temps il en aura encore
besoin. Il tolère très peu d’aliments, et le lait humain constitue la
presque totalité de son alimentation. En 12 mois, il en a consommé près
de 234 litres.

Ces cas sont particulièrement spectaculaires. Mais le lait humain peut
être utilisé dans de nombreuses circonstances. Au fur et à mesure qu’on
s’aperçoit de l’intérêt de cette utilisation, la demande va augmenter.
Il est donc important, pour les lactariums, de trouver suffisamment de
mères donneuses.

Circonstances ayant donné lieu à l’utilisation de lait humain provenant
d’un lactarium en Amérique du nord en 2002 :
§ Bébés adoptés souffrant de mucoviscidose, ayant été exposé à
l’alcool ou à la drogue pendant la grossesse, ou présentant une
intolérance aux laits industriels
§ Bébés ayant des antécédents d’allergie, une intolérance aux laits
industriels, ou nés prématurément
§ Bébés présentant une anomalie chromosomique ou congénitale
§ Stagnation staturo-pondérale chez un enfant né à terme ou un prématuré
§ Problèmes digestifs : diarrhée chronique, maladie de Hirschprung,
entérocolite ulcéronécrosante, syndrome de l’intestin court
§ Problèmes immunitaires
§ Maladie métabolique
§ Enfants multiples
§ Problèmes chez la mère : traitement médical contre-indiquant
l’allaitement, sécrétion lactée insuffisante, maladie grave
§ Traitement post-chirurgical après correction d’une malformation
cardiaque, d’une fente labiale ou palatine, d’une chirurgie digestive
§ Traitement chez des adultes : cancer, insuffisance rénale,
insuffisance immunitaire, syndrome du colon irritable
§ Etudes sur le lait humain.



6. Utilisation du lait humain pour le traitement d’un glaucome

Cas présenté par Nathalie David

Cet homme présentait des troubles de la vision depuis un an lorsqu’il a
décidé de consulter un ophtalmologiste. Ce dernier a diagnostiqué un
glaucome sévère : tension intra-oculaire de 40 à l’œil gauche, et de 29
à l’œil droit (normale < 20). Il a proposé une chirurgie au laser.
Cette chirurgie a été effectuée d’abord au niveau de l’œil gauche, qui
était le plus atteint (2 chirurgies successives). Au premier rendez-vous
suivant la chirurgie, un traitement a été prescrit (Cartéol,
Indocollyre, Lacryvisc).

Presque tous les anti-glaucomateux contiennent du chlorure de
benzalkonium, et le patient est allergique à ce produit, ce qui
complique le traitement. Les collyres unidoses sans ce conservateur sont
très coûteux et non remboursés par la Sécurité Sociale. Une nouvelle
chirurgie a été pratiquée, au niveau de l’œil droit cette fois, 2 mois
après les opérations sur l’œil gauche. La douleur post-opératoire était
très intense, avec photophobie. La femme du patient, qui allaitait un
enfant de 21 mois, a décidé, le lendemain de la chirurgie, de tirer un
peu de son lait pour le mettre dans les yeux de son mari. Le soulagement
a été presque immédiat. Le seul inconvénient était une vision floue
pendant quelques minutes, gêne minime en regard de la douleur éprouvée
auparavant. Devant ce succès, du lait maternel a été à nouveau utilisé
le lendemain soir, et le jour suivant en milieu de journée.

Ne sachant pas si les instillations de lait maternel pouvaient avoir un
impact négatif sur le résultat de l’opération, la femme du patient n’a
pas osé en mettre dans les yeux de son mari les trois jours suivants, et
la douleur intense est réapparue, accompagnée d’une sécheresse oculaire.
Devant l’intensité de la douleur, une instillation de lait maternel a
été effectuée à une occasion, avec là encore un effet positif immédiat.
Une semaine après la chirurgie, le patient était revu par
l’ophtalmologiste, et le patient et sa femme ont décidé de lui parler de
l’impact de l’instillation de lait humain. A leur grande surprise, il a
réagi de façon très positive, et dit qu’il trouvait tout à fait logique
d’utiliser du lait humain pour ses propriétés cicatrisantes,
réparatrices et immunisantes particulièrement intéressantes. Il a
conseillé la reprise régulière de ces instillations, qui, a-t’il dit,
n’interfèreraient pas avec celles des collyres anti-glaucomateux. Il a
prévenu le patient qu’au vu de la sévérité du glaucome, il devait
s’attendre à une dizaine d’interventions chirurgicales dans un avenir
proche.

Concrètement, la femme du patient tirait un peu de lait tous les 3
jours, dans une dosette de 10 ml de Phylarm. Elle instillait 2 gouttes
de lait dans chaque œil, 2 fois par jour, après les autres collyres,
habituellement en milieu d’après-midi (moment où il en ressent le plus
souvent le besoin) et au coucher. Le soulagement était quasi-immédiat,
avec disparition des sensations de brûlure, de sable dans les yeux, et
de la photophobie. Les yeux se fatiguaient aussi beaucoup moins vite, et
le patient a pu reprendre un certain nombre d’activités qui lui étaient
devenues impossibles (travail devant un écran, conduite…).

Au bout de quelques semaines, il n’y avait plus de glaucome et plus de
cataracte au niveau de l’oeil droit. L’ophtalmologiste a été très
étonné de constater une guérison aussi rapide et totale. Le patient
voyait à nouveau de près, ce qui lui était impossible depuis des mois.
Pour l’œil gauche, qui était beaucoup plus gravement atteint (la
chirurgie a évité de justesse la cécité), une amélioration franche a été
constatée à la visite suivante, et il était fonctionnel à 75%. Le
traitement de cet œil par Lumigan + vitamine A + vitamine B12 a été
poursuivi, ainsi que les instillations biquotidiennes de lait maternel
au niveau des deux yeux.

3 mois après les chirurgies, il n’y avait plus non plus de glaucome à
l’œil gauche (tension intraoculaire à 13), plus de cataracte, et la
kératite est résiduelle. Le traitement médical a été stoppé quelques
jours plus tard. Dans la mesure où plusieurs mois de traitement
n’avaient amené aucune amélioration, ce couple estime que l’évolution
favorable remarquable constatée dès le début de l’utilisation locale du
lait maternel est liée à cette utilisation.


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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Dim 22 Juil 2007, 09:02

7. Le lait humain élimine les cellules cancéreuses


Got cancer killer ? Human breast milk kills cancer cells. Discovery
Magazine, 30/06/1999, 68-75.
Mots-clés : lait humain, cellules cancéreuses, apoptose, a-lactalbumine.


Lorsque l’équipe de C Svanborg (Suède) a commencé, il y a 7 ans, à
mettre du lait en présence de cellules cancéreuses, ce n’était pas pour
étudier son impact sur ces cellules, mais son impact sur des germes
présents dans ces cellules. A leur grande surprise, ils ont découvert
que le lait maternel tuait toutes les cellules cancéreuses existantes.
Pendant plusieurs années, cette équipe a étudié ce phénomène, avant
d’annoncer, en août 1995, qu’une protéine du lait humain, proche de
l’a-lactalbumine, semblait induire une apoptose chez toutes les cellules
cancéreuses testées. Cette protéine avait une action non seulement sur
les cellules cancéreuses, mais encore sur toutes les cellules immatures
ou à croissance rapide ; elle laissait intactes les cellules matures.

Après 4 années d’études supplémentaires, l’équipe de Svanborg fait
connaître les nouveaux résultats obtenus. Ils ont étudié la structure de
cette a-lactalbumine « transformée », et lui ont donné un nom : HAMLET
(Human Alpha-lactalbumin Made Lethal to Tumor cells). Ils ont élucidé le
mécanisme par lequel le lait humain induisait l’apoptose des cellules
cancéreuses. En premier lieu, le milieu acide jouait un rôle important.
Au début de ses travaux, la préparation du lait humain avant qu’il soit
déposé sur les cultures cellulaires comprenait l’adjonction d’un acide
afin de séparer certains constituants du lait. C’est ce milieu acide qui
transforme l’a-lactalbumine « normale » en HAMLET. Mais cela ne
suffisait pas ; un autre composant du lait humain était nécessaire (dont
le nom n’a pas encore été rendu public par l’équipe).

Cette HAMLET peut maintenant être produite par génie génétique, et son
efficacité en tant qu’anticancéreux est en cours d’étude. Elle a déjà
été utilisée chez des souris, qui ont supporté des doses élevées ans
effets secondaires. Si les expérimentations animales en cours sont un
succès, cette molécule sera étudiée chez les humains.






8. Utilisation du lait humain pour la prévention
des conjonctivites néonatales



Application of topical breast milk for prevention of neonatal
conjunctivitis. N Pishva, M Mehryar, H Mahmoudi, R Farzan. Irn J Med Sci
1998 ; 23 : 55. Mots-clés : lait humain, conjonctivite néonatale,
prophylaxie.


L’application de nitrate d’argent dans les yeux des nouveau-nés peut
induire divers effets secondaires. Actuellement, certains pays font
systématiquement une application de collyre antibiotique dans les yeux
des nouveau-nés, d’autres ne font aucune prophylaxie, et d’autres la
font au cas par cas. Le lait humain a des propriétés anti-infectieuses.
Le but de cette étude iranienne était de voir quelle était l’efficacité
du lait humain pour la prophylaxie de la conjonctivite néonatale.

565 nouveau-nés à terme et en bonne santé ont été répartis par tirage au
sort en 2 groupes ; le premier (n = 327) a reçu quelques gouttes de lait
dans les yeux avant une tétée et au moins 4 fois par jour pendant les 10
premiers jours ; les mères avaient auparavant lavé leurs mamelons avec
de l’eau pure ; le second groupe (n = 238) n’a reçu aucune prophylaxie
et constituait le groupe témoin. Tous les bébés ont été vus à J3 et J10,
et plus souvent en cas de conjonctivite (cette dernière étant alors
traitée de façon conventionnelle).

91 nourrissons (16,1%) ont présenté une conjonctivite. Le sexe, le mode
d’accouchement (par voie basse ou par césarienne), le poids de
naissance, la survenue d’une fièvre chez la mère en post-partum, une
rupture prolongée des membranes, ou des pertes vaginales pendant le
dernier trimestre de grossesse, n’avaient aucun impact sur le risque de
conjonctivite. 30 enfants (9,2%) ont présenté une conjonctivite dans le
groupe étudié, ainsi que 61 enfants (25,6%) dans le groupe témoin. Le
germe le plus souvent en cause était le Staphylocoque doré (58,3%).

Le lait humain s’est avéré efficace pour prévenir la survenue d’une
conjonctivite chez le nourrisson. Par ailleurs, il est gratuit, facile à
utiliser, il ne fait courir à l’enfant aucun risque iatrogène, et cette
utilisation est très bien accepté par les mères dans des cultures très
variées. Les auteurs concluent qu’il est possible d’abaisser
significativement et très facilement le risque de conjonctivite du
nouveau-né en recommandant à la mère de mettre dans les yeux de son bébé
quelques gouttes de son lait avant chaque tétée, pendant les 10 premiers
jours post-partum, après avoir lavé ses mamelons.



9. Utiliser le lait humain pour traiter
certaines pathologies : un bon moyen
de faire des économies


Cost savings through the use of donor milk : case histories. LDW Arnold.
JHL 1998 ; 14(3) : 255-58.
Mots-clés : lait humain, lactarium, utilisation médicale du lait humain,
coût financier.


Collecter et traiter le lait humain est coûteux. Le coût de revient d’un
litre de lait humain prêt à être donné est variable suivant les
lactariums, en fonction du volume de lait traité et des procédés
utilisés, mais il est toujours élevé. Certains professionnels de santé
refusent de le prescrire en raison de ce coût. C’est ne pas voir que
l’utilisation du lait humain peut permettre de très substantielles
économies. L’auteur (Présidente de la Human Milk Banking Association of
North America) présente ici 3 cas cliniques et leur analyse économique,
à partir des coûts théoriques en vigueur aux USA.


Cas n°1

Cet enfant est né à 28 semaines avec un poids de 900g, d’une mère
séropositive pour le VIH, alcoolique et toxicomane. Le bébé a présenté
une sévère dysplasie broncho-pulmonaire, puis, à 2 mois, une septicémie
à Staphylocoque doré. Il est alors devenu une « urgence nutritionnelle »
en raison d’une insuffisance respiratoire majeure. De J54 à J149, il ne
tolérait aucun apport oral, et a donc été alimenté par voie parentérale.
Il souffrait régulièrement de diarrhées qui rendaient sa muqueuse
intestinale très fragile. A 4 mois, il a été « paralysé »
pharmacologiquement, placé sous assistance respiratoire, et on a décidé
de tenter d’introduire du lait humain provenant de donneuses, à la dose
de 1 ml/h. 40 jours plus tard, il était exclusivement nourri par voie
entérale avec du lait humain. Ce dernier a alors été enrichi afin
d’augmenter encore les apports caloriques de l’enfant. A 30 mois, son
développement était considéré comme correct.

Pendant que cet enfant était sous nutrition parentérale totale, le coût
de cette méthode l’alimentation pouvait être estimé à environ 750F/jour.
Son alimentation exclusive avec du lait humain revenait environ à
550F/jour. L’alimentation orale avec d’autres laits aurait été moins
coûteuse, mais n’était pas envisageable dans la mesure où il ne les
tolérait absolument pas (y compris les hydrolysats). On pouvait donc
estimer ici l’économie réalisée à 200F/jour uniquement sur le plan
alimentaire (sans tenir compte du coût des pathologies que
l’alimentation au lait humain a permis d’éviter).


Cas n°2

Cet enfant est né porteur d’un certain nombre de malformations de
l’arbre urinaire, induisant une insuffisance rénale sévère. De plus, il
s’est avéré totalement intolérant aux laits industriels. Au début, la
mère a tiré son lait, mais à 3 mois l’enfant était exclusivement
alimenté avec du lait humain provenant de donneuses. La croissance de
l’enfant était correcte, mais restait inférieure au 5ème percentile en
raison de fréquentes infections urinaires. Entre 6 et 9 mois, l’enfant
recevait environ 850 ml de lait humain. A 9 mois, un lait
hypoallergénique a été introduit très progressivement, ainsi qu’un
polymère de glucose, afin d’augmenter les apports caloriques de
l’enfant, pour amener les apports en lait humain à environ 60% des
apports de l’enfant.

La stagnation staturo-pondérale est courante chez les enfants souffrant
d’insuffisance rénale. Les laits industriels à base de soja ne peuvent
pas être utilisés en raison de leur taux élevé en phosphore et en
potassium. Les hydrolysats à base de caséine contiennent, quant à eux,
trop de protéines, de potassium et de calcium. Le lait humain est de
loin la meilleure option pour ces enfants. Le principal avantage pour
cet enfant a été que le lait humain a permis d’éviter les dialyses
pendant toute la première année.

Pendant les 4 à 6 premiers mois de vie, la dialyse ne peut être faite
que par cathétérisme ombilical, procédé douloureux et dangereux,
imposant l’hospitalisation. Le coût de ce traitement étant très
difficile à calculer, l’auteur s’est uniquement basé sur la période
entre 6 et 9 mois, pendant laquelle une hémodialyse aurait été faite 3 à
4 fois par semaine. Le coût d’une telle dialyse pouvait être estimé à
1900F par séance. Le coût total pour les 3 mois (13 semaines) aurait
donc été de 74.100F pour 3 séances de dialyse par semaine, et de 98.800F
pour 4 séances par semaine. Le coût du lait humain pendant cette
période, pour une consommation quotidienne de 850 ml (en prenant pour
base de calcul pour le lait humain un prix de 525F/l) était de 40.500F.
L’économie réalisée sur 3 mois pouvait donc être estimée à 33.600F dans
l’hypothèse de 3 séances de dialyse par semaine, et à 58.300F dans
l’hypothèse de 4 séances par semaine.


Cas n°3

Cet enfant est né porteur d’une déficience immunitaire et d’une forme
rare d’insuffisance thyroïdienne, qui n’ont pas été détectées
immédiatement après la naissance. Il a été hospitalisé à 4 mois pour
pneumonie et stagnation staturo-pondérale. La mère avait tenté de
l’allaiter, mais l’allaitement a rapidement échoué en raison d’une
conduite pratique inadéquate et de l’angoisse maternelle due aux
problèmes de santé de son enfant. L’alimentation au lait industriel a
mis en évidence une intolérance digestive massive, avec diarrhée et
reflux oesophagien. Toutes les tentatives médicamenteuses et
chirurgicales pour remédier à cette intolérance se sont soldées par un
échec, et l’enfant a été placé sous nutrition parentérale totale. Il
était âgé de 9 mois lorsque la mère a demandé à ce que le lait humain
soit essayé, demande appuyée par l’immunologiste qui suivait l’enfant.
Très rapidement, l’état clinique de l’enfant s’est amélioré, la
nutrition parentérale a été stoppée, et l’enfant a pu sortir du service
avec une croissance pondérale rapide. Une greffe de moëlle est prévue
lorsque l’enfant sera plus âgé.

L’économie réalisée a été calculée à partir du fait que, sans le lait
humain, l’enfant serait resté hospitalisé en néonatalogie un mois
supplémentaire (au moins), sous alimentation parentérale totale. Le coût
quotidien de la nutrition parentérale totale d’un enfant de 9 mois peut
être estimé à environ 3300F, soit 99.000F pour 30 jours. Le coût d’une
hospitalisation en unité de néonatalogie peut être estimé à 600.000F
pour un mois. La nutrition parentérale aurait aussi pu être pratiquée
avec une hospitalisation à domicile, dont le prix a été estimé à 45.000F
pour un mois. Le prix de l’alimentation parentérale pendant le mois qui
a suivi le retour au domicile de l’enfant aurait donc été de 699.000F si
l’enfant était hospitalisé en néonatalogie, et de 144.000F avec une HAD.
L’alimentation au lait humain pendant ce mois, l’enfant étant à
domicile, était estimée à 13.350F. L’économie réalisée était donc de
685.650F en cas d’hospitalisation, et de 130.650F en cas d’HAD.


10. Utilisation du lait humain chez des patients présentant une déficience
en IgA


Des études ont montré l’intérêt du don de lait humain à des patients
souffrant d’une déficience en IgA et devant subir une transplantation
rénale. Chez ces patients, la mortalité est plus élevée que la moyenne,
en raison du risque infectieux beaucoup plus élevé. Le lait humain est
de très loin la meilleure source d’IgA, et la plus facile à administrer.
La transplantation rénale est une procédure très coûteuse, et il est
primordial de faire en sorte de tout faire pour qu’elle réussisse. Le
coût de l’hospitalisation d’un patient transplanté souffrant d’une
pneumonie ou d’une septicémie peut être évalué à 1.200.000F. Le coût du
traitement au lait humain dans une étude sur ces cas était environ de
87.600F pour une année. Si l’utilisation du lait humain permettait
d’éviter ne serait-ce qu’un seul épisode infectieux, l’économie sur
l’année qui suit la transplantation s’élèverait déjà à la somme
considérable de 1.112.400F.


En conclusion

Le lait humain constitue un traitement très efficace dans diverses
pathologies. Il permet non seulement d’éviter beaucoup de souffrances
chez des enfants (et des adultes), mais en outre de réaliser des
économies pouvant être très importantes. Il mérite d’être beaucoup plus
largement utilisé.


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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Dim 22 Juil 2007, 09:03

11. Utilisation du lait humain pour le traitement d’un sévère reflux
gastro-oesophagien chez un adulte


Clinical case history : donor milk use foe severe gastroesophageal
reflux in an adult. PK Wiggins and LD Arnold. J HUM LACT 1998 ; 14(2) :
157-59. Mots-clés : reflux gastro-oesophagien, lait humain.


Ce jeune homme de 24 ans, en bonne santé et sans antécédent particulier,
a présenté brusquement des nausées et des vomissements sévères. Au bout
de quelques jours, il a été hospitalisé pour déshydratation, et traité
par réhydratation IV et Phénergan. Les symptômes ayant disparu au bout
de 24 heures, il est sorti ; les vomissements ont rapidement repris, et
il a été réhospitalisé après 4 jours de vomissements constants.

Le diagnostic de départ était un trouble psychosomatique ou une maladie
virale, et aucun examen spécifique n’a été effectué. Il a été remis sous
perfusion et diète liquidienne, et traité par ranitidine (Raniplex),
métoclopramide (Primpéran), cisapride (Prepulsid) et prométhazine
(Phénergan). Les vomissements persistaient, et la déshydratation
s’aggravait progressivement. Un gastro-entérologue a été consulté, et on
a pratiqué des examens spécialisés qui n’ont retrouvé aucune anomalie
pouvant expliquer la symptomatologie. Après 15 jours d’hospitalisation,
le patient est retourné à son domicile, en dépit des vomissements
persistants, avec prescription d’une diète liquide, de cisapride et de
métoclopramide.

Une semaine plus tard, les vomissements persistaient toujours ; la seule
chose que le patient tolérait à peu près était la solution de
réhydratation, et il s’affaiblissait progressivement. La mère du jeune
homme, consultante en lactation, a décidé de tenter un traitement par le
lait humain. Elle s’est procuré du lait humain dans un lactarium, et le
patient en a avalé environ 60 ml ; il a gardé ce lait, et en a pris à
nouveau 60 ml 2 heures plus tard ; il commençait à se sentir mieux, et
les vomissements ont cessé. En 2 jours, il a absorbé 450 ml de lait
humain. Il a commencé à absorber un mélange nutritif pour alimentation
liquide, qu’il a toléré. Après une semaine de ce type d’alimentation, il
a repris très progressivement une alimentation solide, et arrêté de
prendre le métoclopramide. Il avait perdu environ 9 kg.

2 mois plus tard, les symptômes sont réapparus. Après 3 jours de
vomissements constants, il a été réhospitalisé, placé sous perfusion et
sous cimétidine (Tagamet), inapsine (Dropéridol) et métoclopramide. Ce
dernier a été rapidement arrêté en raison de l’apparition de troubles
extra-pyramidaux. Tous les examens pratiqués (explorations du tube
digestif et scanner cérébral en particulier) sont revenus négatifs. Au
bout d’une semaine sans aucune amélioration, le patient a été placé sous
nutrition parentérale totale, ce qui a amélioré l’état nutritionnel,
mais n’a eu aucun impact sur les nausées et les vomissements. Après 4
jours de nutrition parentérale, le patient est reparti en
hospitalisation à domicile ; il vomissaient encore environ 2 fois/jour.
Le médecin a recommandé le don de lait humain pour tenter une reprise
alimentaire. Le jeune homme a reçu 60 ml de lait humain toutes les 2 à 3
heures ; dans les heures qui ont suivi la première prise, son état
général s’est amélioré et les vomissements ont cessé. Après avoir reçu
environ 600 ml de lait humain en l’espace de 2 jours, il a pu commencer
à reprendre progressivement une alimentation solide légère.

Aucun diagnostic précis n’a pu être posé ; les spécialistes ont évoqué
la possibilité d’un trouble de la motilité gastrique et/ou
oesophagienne. On ignore aussi ce qui, dans le lait humain, a permis la
guérison. Le lait humain contient nombre de facteurs qui ont pu jouer un
rôle dans la guérison des troubles présentés par ce patient. Après une
période prolongée de vomissements, l’estomac et l’oesophage sont irrités
par les sécrétions acides excessives ; le lait humain a pu favoriser la
guérison de cette irritation, grâce à ses facteurs stimulant la
croissance des muqueuses. Les facteurs anti-inflammatoires du lait
humain ont pu réduire l’inflammation locale. Les endorphines du lait
humain, les prostaglandines, les hormones variées présentes dans le lait
humain ont aussi pu jouer un rôle. Il est probable que c’est l’ensemble
de ces facteurs qui a été efficace, et non l’un d’entre eux. Quoi qu’il
en soit, de petites quantités répétées de lait humain ont permis, en
très peu de temps, de faire disparaître la symptomatologie présentée par
ce patient, ce qui en fait un « médicament » à envisager à l’avenir dans
ce type de cas.






12. Utilisation du lait humain dans le traitement d'un déficit enzymatique
de la glucogénèse


Use of donor milk in the treatinent of metabolic disorders : glycolytic
pathway defects. Lois DW Arnold. JHL 11(l), 51?13, 1995. Mots?clé :
métabolisme glucidique, lait humain, troubles enzymatiques.

Un bébé de sexe masculin est né en Juin 1983. Il pesait 4110 g, et son
Apgar était de 9 à 1 et 5 minutes. Il a été allaité pendant 5 mois 1/2
sans problème particulier, et sa croissance a été excellente. Quand le
sevrage a débuté, avec introduction de petites quantités de solides vers
2 mois, les selles ont gardé une couleur et une consistance normales,
mais leur odeur est devenue particulière. Après cessation de
l'allaitement, il s'est avéré que tous les laits industriels et tous les
aliments solides provoquaient de violentes douleurs intestinales et des
vomissements. De plus, l'enfant a commencé à perdre du poids, et son
développement moteur a régressé. Ses selles avaient toujours une odeur
anormale, et le bébé présentait des alternances de diarrhée et de
constipation.

La mère a essayé sans succès de relancer sa lactation. Tous les laits
industriels disponibles ont été essayés, ainsi que tous les aliments
possibles, y compris les pl?us rares, sans succès. De nombreux bilans
ont été pratiqués, sans résultats interprétables. On a fini par décider
d'alimenter l'enfant à l'aide d'un produit à base de viande, dont la
vente n'était pas autorisée, mais dont la FDA permettait l'utilisation
pour des cas très particuliers. Ce produit provoquait moins de problèmes
digestifs chez cet enfant.

Quand l'enfant a atteint 20 mois, le pédiatre qui le suivait a suggéré
de le réalimenter au lait humain, afin de tenter d'établir un diagnostic
pour sa maladie. Le lait provenait de lactariums et de donneuses, et on
s'est rapiement apperçu qu'il devait être donné cru à l'enfant : il ne
tolérait absolument pas le lait humain pasteurisé, mais assimilait bien
le lait cru, surtout le lait provenant de mères de prématurés. Son
développement moteur s'est nettement amélioré grâce à cette
alimentation, ce qui a permis d'éliminer l'hypothèse d'une paralysie
d'origine cérébrale. A l'âge de 4 ans 1/2, l'enfant pesait 11 kg 340, et
le diagnostic posé était : stagnation staturo?pondérale, avec maladie
caeliaque, entéropathie allergique et maladie neurologique dégénérative.
Il continuait à recevoir quotidiennement près de 2 litres de lait humain
cru. Ce lait humain lui permettait de tolérer d'autres aliments, à
condition qu'ils soient donnés en petite quantité. A 5 ans 1/2, le lait
humain a été remplacé par un produit prédigéré.

Un diagnostic définitif a été établi lorsque l'enfant avait 8 ans :
déficit enzymatique de la néoglycogénèse. Ce déficit provoque
l'accumulation dans le corps de très hautes doses d'acide lactique. A
partir de ce moment, l'enfant a été alimenté par gavage, à l'aide d'une
bouillie de poulet ou de poisson, mélangée à un liquide contenant divers
électrolytes. Il doit aussi absorber du glucose à intervalles réguliers.
Il reçoit aussi quotidiennement des enzymes pancréatiques, 5 g de
carnitine, ainsi qu'une antibiothérapie prophylactique au long cours.
Dans les 6 semaines qui ont suivi le début de ce traitement, l'enfant
est devenu plus calme, et a commencé à mieux dormir. Sa prise de poids
s'est améliorée, les saignements digestifs se sont arrêtés.
Actuellement, l'enfant a 12 ans et pèse 16 kg 320.
Le déficit au niveau des muscles commandant la déglutition avait imposé
une trachéotomie. L'enfant porte actuellement une valve trachéale qui
lui permet d'émettre des sons. Cette valve lui a aussi permis
d'améliorer ses capacités respiratoires. L'enfant est scolarisé à
domicile ; son niveau scolaire est tout à fait normal.

Le glucose est un nutriment indispensable, tout particulièrement pour le
cerveau et les globules rouges. Pendant la grossesse, le foetus reçoit
par le biais du placenta tout le glucose qui lui est nécessaire. Après
la naissance, l'enfant dépend de ses capacités métaboliques de
néoglucogénèse, pour fabriquer le glucose à partir des acides aminés ou
des acides gras. La carnitine joue un rôle important dans cette chaîne
métabolique, car est sert d'agent de transport des graisses vers les
mitochondries. Chacune des réactions de conversion nécessite un enzyme.
Une anomalie génétique provoquant l'absence d'une de ces enzyme pourra
provoquer le blocage de toute la chaîne métabolique. Un tel déficit est
difficile à diagnostiquer de façon précise, les taux de ces enzymes
étant naturellement très bas. Le déficit peut survenir tôt dans la
chaime enzymatique ; cela causera en général moins de problèmes, car il
existe plusieurs voies de transformation. Chez cet enfant, le déficit se
situait en fin de chaîne, au niveau de la 1?6 fructose diphosphatase, ce
qui lui interdisait la métabolisation normale de la plupart des sucres,
qui étaient donc transformés en acide lactique. Le lait humain était un
aliment idéal pour cet enfant, car la lactase intestinale permettrait
une dégradation du lactose du lait. Par contre, il était incapable de
métaboliser le saccharose et le fructose ; dès que son alimentation
comportait ces sucres, son taux sérique d'acide lactique grimpait
jusqu'à 75 à 100 mg/100 ml (normale : 10 à 20 mg/100 ml).

Nombre de ces enfants décèdent avant même que leur problème ne soit
diagnostiqué. Un enfant allaité pourra ne présenté aucun symptôme, les
problèmes apparaissant lors du sevrage.Mesurer le taux sérique d'acide
lactique lorsqu'un enfant présente de sérieux troubles alimentaires
accompagnés de troubles neuromusculaires constitue un moyen fiable et
peu coûteux de détecter certains problèmes métaboliques. Même si un
résultat positif ne permet pas de savoir O?ù se situe exactement le
problème, il permet d'être sûr qu'il se situe au niveau cellulaire. Ce
test aurait permis, s'il avait été pratiqué dès apparition des troubles,
de faire le diagnostic des années plus tôt.


Dernière édition par le Dim 22 Juil 2007, 09:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Dim 22 Juil 2007, 09:04

13. Utilisation du lait humain pour corriger une stagnation staturo-pondérale

D'après Lois DW Arnold. Use of donor human milk in the management of
failure to thrive : case histories. JHL 11 (2), 1995, 137?40. Mots?clé :
lait humain, SSP.

Il n'existe pas de définition "standard" de la SSP. On considère
généralement qu'un enfant présente une SSP s'il se situe sous le 3~me
percentile, s'il n'a pas repris son poids de naissance à 3 semaines,
s'il prend moins de 110 g/semaine, s'il n'a pas doublé son poids de
naissance à 6 mois, ou si ses courbes de croissance se cassent
brusquement. Une SSP peut avoir de nombreuses étiologies. Elle peut se
présenter pendant la période d'allaitement, mais aussi après le sevrage,
si la haute biodisponibilité du lait maternel dissimulait une maladie
sous?jacente. Les cas suivants illustrent la façon dont le lait humain
peut être utilisé pour traiter des SSP d'étiologies diverses.


1er cas

Une petite fille est née à terme avec un poids de 3290 g. Etant donné
les antécédents familiaux &allergie, sa mère l'a allaitée exclusivement
jusqu'à 4 mois et demie, âge auquel le diagnostic de SSP a été posé.
Elle pesait alors 5390 g. La mère avait essayé d'augmenter sa sécrétion
lactée sans grand succès. On a essayé de donner à l'enfant des
compléments de lait industriel, mais elle s'est avérée y être
allergique. On lui a alors donné du lait humain provenant de donne?uses,
et elle a pris 1200 g dans les 6 semaines suivantes, puis à nouveau 540
g pendant les 6 semaines suivantes. L'arrêt du lait humain s'est fait
très progressivement à partir de 1 an, car l'enfant ne tolérait les
aliments solides qu'en petite quantité, uniquement s'ils étaient
accompagnés de lait humain. Le lait humain a été totalement arrêté quand
elle a atteint 2 ans et demie.

2ème cas

Un garçon est né à 36 semaines de gestation, avec un poids de 2920 g. Il
présentait des signes d'intoxication alcoolique. Les tests sanguins
réalisés chez la mère ont en outre détecté l'usage d'amphétamines, de
LSD, d%érdine et de coca*ùie. En post?partum, l'enfant présentait des
convulsions et un reflux sévère. Il a été adopté à l'âge de 3 semaines.
Sa mère adoptive n'avait jamais pu mener à terme ses nombreuses
grossesses, et avait déjà adopté un enfant, âgé de 3 ans à lors de la
seconde adoption. Elle avait réussi à allaiter partiellement son premier
enfant adopté. Deux semaines avant l'arrivée du second bébé, elle a
commencé à tirer son lait pour induire une nouvelle lactation. Lors de
l'arrivée du bébé, elle était capable de fournir 30 g de lait à chaque
tétée (quantité qui est passée à 60 g au bout de 2 mois, et à 75 g au
bout de 9 mois).

A l'âge de un mois, l'enfant pesait 2040 g. La mère adoptive lui a alors
donné du lait humain, offert par sa belle?soeur qui allaitait. A 6
semaines, le bébé pesait 2325 g. On a commencé à lui donner du lait
humain provenant de donneuses. 4 semaines plus tard, son développement
moteur était meilleur, et il pesait 3850 g. A l'âge de 8 mois, il pesait
6350 g. Le reflux était toujours suffisamment sévère pour provoquer des
troubles pulmonaires, et une correction chirurgicale a été pratiquée
quand l'enfant a eu 9 mois. A l'âge de un an, le lait humain (celui de
la mère adoptive complété par celui de donneuses) représentait toujours
une part importante de l'alimentation de l'enfant. Ce dernier présentait
toujours des épisodes de troubles pulmonaires et de diarrhée, mais sa
croissance était régulière bien que toujours lente.

3ème cas

Dans une famille présentant des antécédents allergiques sévères, un
garçon est né, avec un poids de 3515 g. A J9, il était hospitalisé pour
déshydratation et SSP. Il pesait alors 2750 g. La mère, âgée de 38 ans,
avait allaité sans problème son précédent enfant, âgé de 13 ans. Mais
entre temps, elle avait subi sur le sein droit plusieurs chirurgies avec
incisions périaréolaires, pour ablation de kystes. Ce sein produisait du
lait, mais il ne pouvait pas se drainer. En outre, le sein gauche ne
produisait que peu de lait, pour une raison inconnue (âge "avancé" de la
mère, problème de succion chez l'enfant ... ). On a commencé à donner à
l'enfant eu lait maternel, et l'enfant a pris 880 g en 24 jours. On a
diagnostiqué une hyperplasie lymphdide vers 4 mois et demie, cause de
manifestations allergiques telles que diarrhée et hémorragies
digestives. A l'âge de 7 mois, l'enfant pesait 9 kg, et était toujours
exclusivement nourri de lait humain provenant de donneuses.

4ème cas

Un garçon est né à 38 semaines avec un poids de 3345 g. Sa mère l'a
allaité dès la naissance. En dépit de cela, il a été rapidement couvert
d'eczéma de la tête aux pieds ; il souffrait en outre d'otites
récidivantes, était très difficile à vivre, et ne tolérait absolument
aucun lait industriel. Pendant ses trois premiers mois de vie, il se
situait vers le M`percentile, mais à six mois il était descendu au
56m'percentile, et pesait 6660 g. On a commencé à lui donner du lait
humain provenant de donneuses. Il a pris 255 g dès la première semaine
d'alimentation exclusive au lait humain. L'allergologue a recommandé de
retarder le plus possible l'introduction des solides. A 11 mois, on a
pratiqué chez l'enfant une pose bilatérale de diabolos, ce qui a
nettement amélioré son audition. Il était toujours exclusivement nourri
de lait humain, car il ne tolérait rien d'autre. A 16 mois, il pesait
8620 g, et les solides ont été progressivement introduits. L'enfant
avait 18 mois lorsque le don de lait humain a été arrêté.

Une fille est née à terme avec un poids de 2800 g. A l'âge de 6 mois,
elle pesait 4536 g, et on a posé le diagnostic de SSP, due à une
insuffisance de la sécrétion lactée maternelle, provenant
vraisemblablement de la dépression et de l'anorexie dont souffrait cette
dernière. En outre, le bébé s'est avéré intolérant à tous les laits
industriels. La mère a cessé d'allaiter, et a reçu un traitement pour sa
dépression, et on a commencé à donner à l'enfant du lait humain
provenant de donneuses. Après 3 mois d'alimentation au lait humain,
l'enfant avait pris 2325 g. Elle a continué à recevoir du lait humain
pendant encore 7 mois, puis le lait humain a été arrêté progressivement
; si l'on augmentait trop vite la ration de solides, la fillette ne les
tolérait pas et perdait du poids.

En conclusion

Ces cas illustrent bien les points suivants
Le lait humain permet pendant longtemps une croissance satisfaisante.
Chez les enfants présentant de graves troubles nutritionnels, il permet
une nutrition adéquate.
L'arrêt du lait humai doit être progressif, de nombreux enfants
présentant divers troubles plus ou moins sévère si cet arrêt est trop
rapide.
Pour ces enfants, le traitement "classique" aurait été
l'hospitalisation, avec mise sous nutrition parentérale. Un seul des
enfants dont le cas a été présenté ici a été hospitalisé, et seulement
pendant 24 heures. Le traitement par don de lait humain était fait à
domicile. Le lait humain est co'ûteux, mais il présente de nombreux
avantages, y compris sur le plan financier, par rapport à des
hospitalisations et traitements médicaux répétés. L'on ne peut donc que
recommander le don de lait humain provenant de donneuses en présence
d'une SSP, quelle qu'en soit la cause, seul ou en complément du lait
maternel chaque fois que possible.



14. Un domaine peu exploré : l'utilisation
du lait maternel en pathologie humaine



Des anthropologues ont rapporté que, dans certaines so-ciétés, les
femmes ont souvent l'occasion d'allaiter une personne âgée, tout
particulièrement dans les cultures où les vieillards sont très
respectés. Dans de telles circonstances, le lait humain est considéré
comme un aliment de longévité et un médicament. Dans les pays
industrialisés, le lait humain est actuellement utilisé dans le
traitement de certaines patho-logies, par exemple pour apporter des IgA
aux personnes immunodéprimées. Toutefois, il existe certainement de
nom-breux domaines dans lesquels le lait humain pourrait apporter une
aide appréciable.


Utilisation du lait humain chez une fillette atteinte de cancer



Chez une fillette canadienne, un cancer du foie a été dé-pisté à l'âge
de 2 mois. Ce cancer avait pour origine une tumeur cancéreuse
placentaire. L'enfant était jusque là exclu-sivement allaitée.
L'allaitement a été interrompu lors de la mise en route d'une
chimiothérapie chez la mère et l'enfant. Cette dernière a alors reçu
diverses marques de lait indus-triel, qu'elle ne tolérait pas. Par
contre, l'alimentation avec du lait humain provenant de donneuses a
permis une reprise de la croissance staturo-pondérale. Après la
chimiothérapie, la majeure partie du foie de l'enfant a été enlevée
chirurgica-lement. Elle est actuellement âgée de 5 ans, et elle est en
parfaite santé. Le lait humain a certainement joué un rôle important
dans la lutte contre le cancer, en lui permettant de garder un statut
nutritionnel adéquat.


Utilisations ponctuelles



Divers rapports ont fait état de l'utilisation de lait humain dans le
traitement de colites, ulcères et cirrhose du foie. Une anecdote permet
d'illustrer le fait. Lors du congrès des Con-sultants en Lactation de
1985, une consultante en lactation en cours d'allaitement a tiré son
lait pour le donner à une collè-gue qui souffrait d'une sévère crise de
colite. Dans les heures qui ont suivi la première prise de 110 g de
lait, la douleur a cédé ; et quelques heures après la seconde prise de
110 g, la diarrhée et les saignements digestifs ont cessé. Certes, une
telle pratique ne peut être recommandée à grande échelle, mais elle a le
mérite de montrer que le lait humain peut, dans certains cas, accomplir
des prodiges.


Utilisation du lait humain
lors de transplantations



La déficience en IgA représente un risque majeur, poten-tiellement
mortel, des suites de la transplantation hépatique. Elle est la cause de
62% des décès à 2 ans, la plupart des décès survenant dans les 120
premiers jours qui suivent la transplantation ; la plupart de ces décès
sont dus à des infec-tions par des germes entéropathogènes. Le lait
humain est une source importante d’IgA ; le taux d’IgA atteint jusqu’à
20 g/l dans le colostrum, et diminue dans le lait mature. Le lait humain
peut donc temporairement être utilisé comme source d’IgA pour les
patients souffrant de déficience en IgA.

Le lait humain a été recueilli en récipient stérile auprès de donneuses
allaitant un enfant âgé de 1 à 7 jours. Il était con-gelé à -18°C
jusqu’à utilisation. Son taux d’IgA était de 3 à 19 g/l, suivant les
échantillons. Il a été administré par voie orale. Chaque patient a reçu
100 ml de lait toutes les 8 heu-res ; le traitement a commencé
immédiatement après l’acte chirurgical, et il a été poursuivi pendant 10
jours. Les taux sériques d’IgA ont été mesurés en pré-opératoire, puis à
J3 et J7 après la transplantation, ainsi que 7 jours après l’arrêt du
don de lait humain. Le taux sérique d’IgA chez les deux patients étudiés
était de moins de 7 mg/dl. Après adminis-tration orale de lait humain,
ce taux est remonté jusqu’à 26 à 30 mg/dl chez un des patients, et
jusqu’à 8 à 10 mg/dl chez l’autre. Après arrêt du don de lait humain, ce
taux sérique d’IgA est redescendu à son taux antérieur. La période
post-opératoire s’est parfaitement déroulée pour ces deux patients, qui
n’ont présenté aucune pathologie infectieuse.

Une grande étude effectuée sur 1684 transplantés hépati-ques par Van
Thiel et al en 1992 a montré que 14 d’entre eux (0,83%) souffraient
d’une déficience en IgA ; chez ces pa-tients, la mortalité a été de 42%,
à savoir 8 fois plus que parmi les patients ne souffrant pas d’une telle
déficience (taux de mortalité : 5%). Le lait humain est une source
re-marquable d’IgA ; il constitue même l’unique source facilement
disponible pour cette catégorie particulière d’Ig. Pour cette étude,
l’administration d’une dose quotidienne de 300 ml de lait permettait
aux patients d’obtenir une quantité d’IgA similaire à celle absorbée
quotidiennement par un enfant allaité.

Le lait humain est bien toléré par les transplantés hépati-ques.
L’augmentation du taux sérique d’IgA observée suite au don de lait
humain reflète vraisemblablement un certain degré d’absorption
intestinale, et ne permet pas de détermi-ner l’importance de l’impact de
l’apport d’IgA, ces dernières agissant essentiellement au niveau de la
muqueuse digestive.
L’on sait que certains transplantés hépatiques présenteront une
déficience en IgA, surtout s’ils présentaient une patholo-gie hépatique
auto-immune connue pour être associée à une telle déficience.
L’utilisation de lait humain mérite d’être testée à une large échelle
chez ces patients.

D'après : Possibilities for donor milk use in adult clinical settings -
a largely unexplored area. LD Arnold. JHL 12(1), 59-60, 1996. Treatment
of IgA deficiency in liver transplant recipients with human milk. HJ
Merhav, HI Wright, LA Mie-les and DH Van Thiel. Transpl Int 8 : 327-29,
Springer-Verlag 1995.
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woushou
Violette
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Dim 23 Jan 2011, 23:20

Bon je vais tester le lait pour une conjonctivite sur moi!!

J'en ai déjà mare de 2011

J'ai étais impressionnée par les résultats sur mes morsures je suis confiante. Smile
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VeroV
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mar 12 Avr 2011, 15:03

article de InfoBébé


Se soigner avec le lait maternel

Votre lait a des propriétés anti-infectieuses, antivirales, antifongiques, antiseptiques, calmantes, hydratantes et cicatrisantes…

>> Soins de peau à la naissance
Première utilisation possible, les soins du cordon : hop, un petit jet dessus à associer avec un nettoyage du nombril en se servant d’une compresse ou d’un coton-tige, trempés de lait. Le cordon tombe plus vite et le risque d’infection est moindre. Passons à vos mamelons endoloris par les tétées, à soulager avec quelques gouttes du précieux nectar. Pour les crevasses, appliquez de petites compresses bien imbibées de lait, rendues étanches avec un bout de film plastique alimentaire, le tout maintenu par le soutien-gorge ou du sparadrap anallergique. Changez la compresse toutes les 4 heures. Le mamelon cicatrisé, continuez de mettre quelques gouttes dessus après chaque tétée.

A savoir : De nombreuses études scientifiques ont démontré que l’usage du lait humain soigne ou améliore l’état de santé. Dans certaines sociétés, les femmes allaitent même des personnes âgées, preuve que le lait humain est un aliment de longévité et de soin. Une seule règle à respecter : lavez-vous bien les mains et les mamelons avant de procéder !

>>Le lait maternel, soin du quotidien
Petits bobos ou grands maux, les vertus du lait maternel permettent aux mamans de soigner toute la famille…

Le lait maternel soigne les bobos de tous les jours. Il agit efficacement contre les érythèmes fessiers même sévères, (sexe compris) ; le nez irrité à force d’être mouché ; les boutons de varicelle ; les verrues, écorchures, ampoules ou aphtes. Pour ces derniers, mettez la compresse dans la bouche. Sinon, une application manuelle de lait, toujours à faire sécher à l’air libre. Des travaux américains ont également montré que le lait maternel aiderait à lutter contre l’acné, évitant ainsi les rougeurs et brûlures des traitements classiques.
Certaines mamans n’hésitent pas à s’en servir comme soin de beauté, façon lotion tonique, baume pour les lèvres gercées ou masque capillaire. Besoin de lait gras ? Exprimez votre lait et faites-le reposer dans un récipient. Quand il aura décanté, récupérez la phase huileuse sur le dessus et le tour est joué !

Cicatrisations difficiles
Le lait humain contient de l’EGF et du TGF-alpha, deux peptides facteurs de croissance épidermique aux propriétés cicatrisantes. Du coup, ce qui fonctionne sur des bobos est également efficace pour des plaies plus profondes : épisiotomie, déchirures, brûlures au second degré… En cas d’urgence ou pour une cicatrisation à problème, imbibez largement des compresses et gardez le pansement humide (en le couvrant de film alimentaire au besoin).

Un espoir pour des pathologies graves ?
Au-delà des soins quotidiens, dans certains pays, le lait humain sert à aider des malades, mais avec de plus grosses quantités. L’association des lactariums nord-américains a établi une longue liste des indications du don de lait humain. En clair,
notre lait est bénéfique tant pour résoudre des problèmes nutritionnels que pour accompagner des thérapies en renforçant le système immunitaire (grands brûlés, transplantations, maladies auto-immunes intestinales, infection urinaire, etc.). Il aide aussi à traiter les ulcères, coliques, diarrhée... À titre préventif, le lait de femme servirait contre les infections, notamment lors de traitements immunosuppresseurs.
Enfin, des chercheurs suédois viennent de mettre au point une nouvelle molécule à base de lait maternel nommée Hamlet, qui permettrait de détruire toutes les cellules malignes de certains cancers en laissant intactes les cellules normales…


>>Le lait maternel : remède ORL naturel


Rhinites, sinusites, otites ou encore conjonctivites, le lait maternel s'avère efficace contre les affections ORL…

Votre lait est très performant “en interne”, pour les rhinites, sinusites, otites et conjonctivites, par exemple. Ici, mieux vaut investir dans un flacon compte-gouttes (ou spray) pour un maximum d’hygiène, ou utiliser une pipette de sérum physiologique vide à plonger dans une tasse contenant votre lait. Un rhume ? Une giclée dans chaque narine ! Pour les otites et conjonctivites, quelques gouttes dans les oreilles et les yeux plusieurs fois par jour.

Prévenir la conjonctivite
Une étude iranienne a été menée sur 565 nouveau-nés divisés par tirage au sort en deux groupes : seul le premier a reçu quelques gouttes de lait dans les yeux avant une tétée et au moins 4 fois par jour pendant les 10 premiers jours de vie. Au terme de l’expérience, les enfants du groupe non traité présentaient 3 fois plus de cas de conjonctivite ! Conclusion : il est possible d’abaisser significativement et très facilement ce risque chez le nouveau-né en instillant ses yeux de quelques gouttes de lait avant chaque tétée, pendant les 10 jours suivant la naissance.

Étude de N. Pishva, M. Mehryar, H. Mahmoudi, R. Farzan. Irn. J. Med Sci / 1998.


Conseiller : Claude DidierJean-Jouveau, animatrice Leche League et auteur d’ouvrages sur l’allaitement et le maternage.
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Clairounette
Violette for ever
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MessageSujet: Re: les différentes utilisations thérapeutiques du lait maternel   Mar 12 Avr 2011, 20:28

Merci Véro, c'est très intéressant. J'ai soigné une rhino à Zyad avec du lait maternel. Je me posais la question à savoir si on peut utiliser du lait congelé? Ca change quelque chose ou pas? Histoire que je fasse des stocks pour quand Zyad aura de l'acné!!!! hehe

Non, sérieux, ça marche pareil?
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