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 lymphangite, mastite, abcès

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VeroV
Tata Hard Rock!
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Nombre de messages : 16218
Age : 43
Date d'inscription : 10/03/2005

MessageSujet: lymphangite, mastite, abcès   Lun 17 Sep 2007, 09:06

http://www.santeallaitementmaternel.com/se_former/aider_vos_patientes/complications/pour_mere/complications_mere_5.php

Mastites


Il existe 2 types de mastite

Ce sont :
- la mastite inflammatoire ;
- la mastite infectieuse.
Le terme de mastite remplace progressivement les termes de lymphangite et de galactophorite.


est une réaction inflammatoire du tissu lymphatique à une agression

Pendant l’allaitement, un réseau lymphatique abondant assure la défense locale du sein : il réagit violemment en cas d’agression.

C’est ce qui se produit en cas de :
- réaction inflammatoire importante des seins en réaction aux modifications hormonales des premières semaines après la naissance ou à un engorgement diffus ;
- stase lactée localisée : canal bouché, compression extérieure, tétées inefficaces…
L'inflammation est strictement localisée au tissu lymphatique : les alvéoles et les canaux excréteurs ne sont pas touchés.

Le lait n’est pas contaminé par des germes et ne présente aucun risque pour l'enfant.


La prévention des mastites réside dans le traitement des engorgements localisés

Il faut toujours veiller :
- à une position optimale du bébé ;
- à la détente et au repos de la mère.



En cas de mastite inflammatoire, les signes locaux et généraux sont souvent violents

Le tableau typique associe :
- une fièvre 39-40°C ;
- un syndrome pseudo-grippal : frissons, fatigue intense, douleurs diffuses ;
- une douleur du sein le plus souvent unilatérale ;
- une rougeur localisée à un quadrant du sein (un lobe) ou une traînée rouge rejoignant un ganglion satellite douloureux.


La mastite inflammatoire guérit le plus souvent en 24 à 48 heures grâce au simple repos et aux tétées fréquentes

L’allaitement peut être poursuivi des deux côtés.

On conseillera :
- repos au lit pendant 48 heures ;
- tétées fréquentes du sein atteint, en plaçant de préférence le menton du bébé du côté de la zone inflammatoire pour un drainage maximal ;
- anti-inflammatoire par voie orale : ibuprofène, diclofénac, kétoprofène.
Les tétées sont douloureuses au début, puis apportent un soulagement.

Anti-inflammatoires et allaitement
La prise d’un anti-inflammatoire adapté est compatible avec la poursuite de l'allaitement :
- le passage du médicament dans le lait est infime ;
- même aux posologies les plus élevées, les doses absorbées par l'enfant sont 1 000 fois inférieures à celles qui lui seraient prescrites pour une fièvre.



Si la fièvre persiste après 24 à 48 heures ou si les signes s’aggravent, une antibiothérapie est instituée

L’antibiotique doit être à large spectre et actif sur le staphylocoque.
Il doit être compatible avec la poursuite de l’allaitement.
Le traitement dure 10 jours minimum.

Dans de rares cas, une antibiothérapie est instituée dès l’apparition de la mastite, du fait de l’existence d’une porte d’entrée infectieuse (crevasse) ou d'une réaction bilatérale d'emblée.


Lors d’une mastite infectieuse il y a prolifération de germes dans le tissu glandulaire et/ou interstitiel

Elle peut succéder à une mastite inflammatoire ou survenir d'emblée, du fait de la présence d'une porte d'entrée infectieuse (crevasse).

La mastite infectieuse peut évoluer vers un abcès en cas :
- de traitement insuffisant ;
- d’arret brutal de la lactation.
Un examen cytobactériologique du lait est effectué en cas de suspicion d’infection du lait
Ses indications sont :
- une mastite inflammatoire traînante ;
- une fièvre intermittente ;
- une reprise des signes infectieux après arrêt d’une antibiothérapie ;
- des signes graves d'emblée (infection bilatérale, cellulite, signes septicémiques).
Le signe de Budin qui consiste à faire couler du lait sur un coton hydrophile pour rechercher la présence de pus sous forme de traces jaunes n’est pas fiable : des globules graisseux qui surnagent sur le coton sont souvent pris à tort pour du pus.


Le prélèvement doit être réalisé dans des conditions rigoureuses
1. Effectuer un nettoyage du mamelon et de l'aréole : savonnage, rinçage soigneux, puis Dakin®.

2. Lancer manuellement le flux d'éjection et provoquer plusieurs jets de lait pour éliminer les germes saprophytes des parties terminales des canaux.

3. Recueillir le lait au jet directement dans un flacon stérile.

4. Porter rapidement au laboratoire.



Lors d’une mastite infectieuse il y a prolifération de germes dans le tissu glandulaire et/ou interstitiel

Stase lactée : leucocytes < 10³ - germes < 10³ par ml
Mastite inflammatoire : leucocytes > 106 - germes < 106 par ml
Mastite infectieuse : leucocytes > 106 - germes > 106 par ml

La bactérie la plus souvent isolée est le staphylocoque doré.
Plus rarement streptocoque bèta-hémolytique, Escherichia coli…

L'interprétation des résultats est prudente :
- une numération d’un germe supérieure à 106 par ml est en faveur d'une mastite infectieuse due au micro-organisme isolé ;
- la présence de plusieurs germes est en faveur d'une souillure lors du prélèvement.
La présence de bactéries au niveau de la peau et des sinus lactifères est normale
Elle ne doit pas être confondue avec une infection.
Chez des femmes en bonne santé, une analyse décèle de 102 à 105 germes, dont 70 % de staphylocoques coagulase négatifs.



Le tableau clinique de la mastite infectieuse est moins brutal que celui de la mastite inflammatoire

Au décours d’une mastite inflammatoire, la mastite infectieuse doit être suspectée devant une fièvre et une altération de l’état général traînantes.

Lorsqu’elle survient d’emblée, le tableau est proche de celui de la mastite inflammatoire, mais souvent moins brutal et en général associé à une porte d’entrée infectieuse.



Le traitement de la mastite infectieuse comprend deux volets

1. Le drainage fréquent et efficace du lait

Le lait est contaminé par des germes mais contient aussi de multiples éléments de défense anti-infectieuse. Il peut le plus souvent être pris par le bébé, sauf en cas d’état infectieux sévère.
Dans tous les cas, il convient de drainer le sein le plus souvent possible : tire lait, massage aréolaire…
L'allaitement se poursuit normalement sur l'autre sein.
Dès que les signes s'amendent, la reprise des tétées est possible.

2. L’antibiothérapie

Les antibiotiques adaptés, efficaces contre le staphylocoque, sont :
- une pénicilline M (Bristopen®, Orbénine®) ;
- un macrolide (Rovamycine®) ;
- une synergistine (Pyostacine®) ;
- une céphalosporine de première génération.
Ils ne posent aucun problème pour le bébé.
Le traitement dure 10 à 15 jours.
Le repos strict au lit est de rigueur.



Auteur : Dr Marie Thirion


Dernière édition par le Lun 17 Sep 2007, 10:16, édité 1 fois
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VeroV
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MessageSujet: Re: lymphangite, mastite, abcès   Lun 17 Sep 2007, 10:15

http://www.santeallaitementmaternel.com/se_former/aider_vos_patientes/complications/pour_mere/complications_mere_6.php


Abcès du sein


L’abcès est une collection purulente enkystée

Le terme d’abcès ne doit pas être utilisé pour désigner les autres complications infectieuses de l’allaitement (mastites).


L'abcès du sein est très rare

Il fait suite, le plus souvent, à une mastite infectieuse mal traitée (antibiothérapie trop courte ou inadaptée).


La localisation la plus fréquente est péri-aréolaire

L’abcès se situe dans le tissu conjonctivo-graisseux, dans les régions les moins irriguées par le système lymphatique.
Le plus fréquemment il se situe autour des canaux lactifères juste au-dessus du bord externe de l'aréole.
Sa localisation est parfois profonde, en arrière de la glande mammaire ce qui peut alors rendre le diagnostic difficile.



L’abcès se manifeste par une tuméfaction ou un sein rouge très douloureux avec fièvre et altération de l’état général

Deux tableaux sont possibles :
1. Une tuméfaction localisée :
- de la taille d'une noisette ou d'une noix ;
- douloureuse spontanément et à la palpation ;
- dans un sein modérément sensible.
Elle s’accompagne :
- d’adénopathies satellites douloureuses ;
- d’une fièvre modérée ou élevée ;
- d’une altération de l’état général.

2. Une absence de tuméfaction palpable, mais un sein :
- rouge ;
- dur, sans œdème ni peau d'orange ;
- extrêmement douloureux.
L'état général est altéré et la fièvre élevée.
Ce tableau est plus souvent observé au décours de mastites infectieuses traitées par une antibiothérapie inadaptée et ou trop courte.


Le traitement nécessite toujours l'évacuation de la collection suppurée

Une intervention chirurgicale sous anesthésie générale s'impose.
Les trois temps de l’intervention sont :
1. l’incision ;
2. le nettoyage de la ou des collections suppurées ;
3. la mise en place d’un drainage.
Ce geste est généralement complété par une antibiothérapie d’une durée minimale de 15 jours.

Les pratiques anglo-saxonnes
Lorsque que l'abcès est péri-aréolaire et très superficiel, certaines équipes préconisent un traitement moins invasif :
- ponction du pus à l'aiguille ;
- ponctions-lavages avec instillation d'antibiotiques locaux.
Cette approche a deux intérêts :
- elle ne laisse pas de cicatrice visible ;
- elle permet la poursuite de l’allaitement du côté atteint si le lait est stérile.
La chirurgie classique d'incision-drainage est alors réservée aux localisations profondes ou multiples et aux cas traînants ou récidivants.






Après incision, Il faut attendre la cicatrisation complète avant de refaire téter le bébé du côté atteint

En attendant la reprise de l’allaitement, l’entretien de la lactation (massage ou tire-lait) du côté atteint est nécessaire, mais difficile :
- le sein est douloureux à la moindre manipulation ;
- le risque de contamination bactérienne par les mains ou le matériel est élevé.
Certains chirurgiens considèrent l'arrêt complet de l'allaitement comme un préalable nécessaire à la cicatrisation.


La mère peut continuer à allaiter du côté sain

Elle doit simplement avoir une hygiène locale et des mains très rigoureuse.

Le cas échéant, l’arrêt de la stimulation du sein atteint va entraîner l’involution de la glande et l’arrêt de la lactation de ce côté. Mais la lactation se maintient du côté sain.

L’allaitement peut se poursuivre avec un seul sein aussi longtemps que la mère le désire...

Rappel
La glande mammaire se recrée à neuf lors d’une nouvelle grossesse.
Un antécédent d'abcès du sein n'a aucun impact sur la capacité de la glande à fabriquer du lait pour le bébé suivant.
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